Syrie: 60 prisonniers libérés dans le cadre d'une amnistie inédite

Une image satellite datée du 18 avril 2017, publiée avec l'aimable autorisation de DigitalGlobe et publiée le 15 mai 2017 par le Département d'État américain, montre la prison de Saydnaya, l'un des plus grands centres de détention de Syrie, située à 30 kilomètres au nord de Damas. DIGITALGLOBE / AFP
Une image satellite datée du 18 avril 2017, publiée avec l'aimable autorisation de DigitalGlobe et publiée le 15 mai 2017 par le Département d'État américain, montre la prison de Saydnaya, l'un des plus grands centres de détention de Syrie, située à 30 kilomètres au nord de Damas. DIGITALGLOBE / AFP
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Syrie: 60 prisonniers libérés dans le cadre d'une amnistie inédite

  • Les autorités syriennes ont libéré une soixantaine de détenus depuis dimanche dans le cadre d'un nouveau décret d'amnistie considéré comme le plus complet depuis le début du conflit et qui s'applique aux crimes liés au «terrorisme»
  • Ce nouveau décret, publié samedi, -- deux jours avant la fête de l'Aïd el-Fitr qui célèbre la fin du ramadan -- est considéré par des militants des droits humains comme le plus complet

BEYROUTH: Les autorités syriennes ont libéré une soixantaine de détenus depuis dimanche dans le cadre d'un nouveau décret d'amnistie considéré comme le plus complet depuis le début du conflit et qui s'applique aux crimes liés au "terrorisme", a indiqué lundi une ONG syrienne.
Le président syrien Bachar al-Assad avait déjà annoncé plusieurs amnisties depuis le début de la guerre en 2011, qui comprenaient de nombreuses exceptions, dont la dernière en mai 2021, quelques semaines avant sa réélection pour un quatrième mandat.
"Plus de 60 détenus ont été libérés depuis dimanche dans plusieurs régions syriennes, dont certains qui ont passé au moins dix ans" dans les prisons du régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Le décret prévoit "d'accorder une amnistie générale pour les crimes terroristes commis par des Syriens" avant le 30 avril 2022, "à l'exception de ceux ayant entraîné la mort d'un être humain et ceux prévus par la loi antiterroriste", a indiqué samedi la présidence syrienne sur les réseaux sociaux.
Ce nouveau décret, publié samedi, -- deux jours avant la fête de l'Aïd el-Fitr qui célèbre la fin du ramadan -- est considéré par des militants des droits humains comme le plus complet.
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, "des dizaines de milliers de détenus" sont éligibles, dont beaucoup sont accusés de crimes liés au "terrorisme". M. Rahmane qualifie cette accusation de "vague" pour "condamner les détenus arrêtés arbitrairement".
L'avocate Nora Ghazi, directrice de l'organisation "No Photo Zone" qui apporte une assistance juridique aux détenus, aux disparus et à leurs familles, a estimé que ce décret avait le cadre "le plus large depuis le début de la révolution syrienne".
"Beaucoup de gens sont attendus, mais cela prendra beaucoup de temps", dit-elle.
D'après une liste de 20 noms diffusée par des militants sur les réseaux sociaux, des détenus qui ont passé des années dans la prison de Sednaya, qu'Amnesty International a qualifié d'"abattoir humain", figurent parmi les prisonniers libérés.
Depuis le début du conflit, près d'un demi-million de personnes sont entrées dans les prisons du régime et plus de cent mille d'entre elles sont mortes sous la torture ou à la suite de conditions de détention épouvantables, selon l'OSDH.
Le régime syrien est également accusé de torture dans les prisons, de viols et d'agressions sexuelles, ainsi que d'exécutions extrajudiciaires.

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.