Le roi de Jordanie assigne son demi-frère, le prince Hamza, à résidence

Le roi Abdallah et le prince Hamza. (Photo, AFP)
Le roi Abdallah et le prince Hamza. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 19 mai 2022

Le roi de Jordanie assigne son demi-frère, le prince Hamza, à résidence

Le roi Abdallah et le prince Hamza. (Photo, AFP)
  • En avril 2021, les autorités jordaniennes ont annoncé qu’elles avaient déjoué une tentative de déstabilisation du pays
  • Selon le roi, sa récente action vise à tourner une page sur le «chapitre sombre de l’histoire» de la Jordanie et de sa famille

LONDRES: Le roi Abdallah de Jordanie a assigné son demi-frère, le prince Hamza, à résidence, limitant ses communications et ses déplacements.

Dans une lettre publiée jeudi, le roi indique qu’il ne permettra à personne «de faire passer ses intérêts avant ceux de la nation», ajoutant: «Je ne permettrai même pas à mon frère de troubler la paix de notre grande nation.»

En avril 2021, les autorités jordaniennes ont annoncé qu’elles avaient déjoué une tentative de déstabilisation du pays.

Deux anciens responsables ont été condamnés à quinze ans de prison en juillet après avoir été reconnus coupables de conspiration visant à renverser le roi en faveur du prince Hamza.

L’ancien prince héritier a annoncé le mois dernier qu’il «renonce au titre de prince», un mois après qu’un communiqué de la cour royale a déclaré qu’il avait présenté ses excuses au roi pour la tentative de coup d’État.

«Nous n’avons pas le temps pour les comportements et les aspirations erratiques de Hamzah. Nous devons faire face à de nombreux défis et difficultés, et nous devons tous travailler pour les surmonter et répondre aux aspirations de notre peuple et à son droit à une vie digne et stable», écrit le roi.

Selon le roi, sa récente action, menée sur avis d’un conseil formé conformément à la Loi de la famille royale, vise à tourner une page sur le «chapitre sombre de l’histoire» de la Jordanie et de sa famille.

Le roi Abdallah a conclu que le prince Hamza ne changera pas après plus d’un an au cours duquel «il a épuisé toutes les possibilités de se remettre sur le droit chemin, conformément à l’héritage de notre famille».

«Hamza continue d’ignorer tous les faits et les preuves indiscutables, manipulant les événements pour soutenir son mensonge», dit-il.

«Malheureusement, mon frère croit vraiment ce qu’il prétend. L’illusion dans laquelle il vit n’est pas nouvelle; d’autres membres de notre famille hachémite et moi-même avons compris depuis longtemps qu’il revient sur ses engagements et persiste dans ses actions irresponsables qui visent à semer le trouble, sans se soucier des ramifications de sa conduite sur notre pays et notre famille», poursuit-il.

Le roi a accusé le prince Hamza de faire passer ses intérêts avant la nation et de vivre «dans les limites de sa propre réalité au lieu de reconnaître la grande stature, le respect, l’amour et les soins» que sa famille lui a donnés.

«Il a menti sur son rôle dans l’affaire de sédition, ignorant les faits dont le public a pris connaissance concernant sa relation et ses communications suspectes avec le traître Bassem Awadallah, et Hassan ben Zeid. Mon frère savait que ce dernier avait contacté deux ambassades étrangères pour leur demander si leurs pays pouvaient soutenir ce qu’il avait décrit comme un changement de régime.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.