Tunisie: Quatre députés de l’opposition appellent l’ARP à dénoncer l’assassinat de Samuel Paty

Séance au Parlement tunisien, à Tunis le 1er septembre (Photo, Fethi BELAID/AFP).
Séance au Parlement tunisien, à Tunis le 1er septembre (Photo, Fethi BELAID/AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 21 octobre 2020

Tunisie: Quatre députés de l’opposition appellent l’ARP à dénoncer l’assassinat de Samuel Paty

  • Quatre députés de l’opposition ont demandé l’inscription à l’ordre du jour de la publication par l’Assemblée des représentants du peuple d’un communiqué dénonçant l’assassinat de l’enseignant français Samuel Paty
  • Les députés du mouvement islamiste Ennahdha – dont le chef, Rached Ghannouchi, président de l’ARP, était absent ce jour-là – n’ont pas participé à ce débat

TUNIS: Lors de l’assemblée plénière du mardi 20 octobre, quatre députés de l’opposition ont demandé l’inscription à l’ordre du jour de la publication par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’un communiqué dénonçant l’assassinat de l’enseignant français Samuel Paty, et la glorification du terrorisme par leur collègue Rached Khiari, qui a justifié cet acte sur sa page Facebook.

Le premier à avoir formulé cette demande est Mabrouk Korchid, ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, député du Bloc national.

Trois autres députés (Khaled Krichi, Mohamed Ammar et Hichem Ajbouni) du Bloc démocratique – une coalition du Courant démocratique et du Parti du peuple – ont abondé dans ce sens. Mais Yosri Daly, membre de la coalition Al Karama (à laquelle appartenait jadis Rached Khiari) et de la coalition gouvernementale, a appelé à «l’inscription à l’ordre du jour de la condamnation de toutes les opérations terroristes dans le monde, dont la dernière qui a eu lieu en France, et de tous ceux qui portent atteinte à notre religion».

Les députés du mouvement islamiste Ennahdha – dont le chef, Rached Ghannouchi, président de l’ARP, était absent ce jour-là – n’ont pas participé à ce débat. Leur parti avait dénoncé l’assassinat.

Tarek Fetiti, deuxième vice-président de l’ARP (bloc Al Islah, «la réforme»), a dirigé l’assemblée plénière avec le premier vice-président Samira Chaouachi, en l’absence du président Rached Ghannouchi. Fetiti n’a pas donné suite à la demande des députés de l’opposition. Il a justifié sa décision par la nécessité de porter cette question devant le bureau de l’assemblée «en raison de ses multiples implications, notamment diplomatiques».


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Short Url
  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
Short Url
  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Short Url
  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.