Erdogan discute du renforcement de la coopération avec le ministre des Affaires étrangères des EAU

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avec le cheikh Abdellah ben Zayed, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale des EAU, à Istanbul. (Photo, WAM)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avec le cheikh Abdellah ben Zayed, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale des EAU, à Istanbul. (Photo, WAM)
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Publié le Dimanche 29 mai 2022

Erdogan discute du renforcement de la coopération avec le ministre des Affaires étrangères des EAU

  • «Nous avons atteint une croissance de 82 % des échanges commerciaux en deux ans», a déclaré le chef de la diplomatie des Émirats arabes unies
  • Les relations entre les Émirats arabes unies et la Turquie ne cessent de se développer et d'évoluer

LONDRES: Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a accueilli samedi à Istanbul le cheikh Abdellah ben Zayed, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale des Émirats arabes unies, a rapporté l'agence de presse étatique WAM.

Les deux responsables ont discuté des perspectives d’évolution de la coopération entre Ankara et Abu Dhabi dans tous les domaines et ont abordé les questions régionales et l'importance de renforcer les efforts, afin d’instaurer la paix, la sécurité et la stabilité.

La crise ukrainienne et les développements mondiaux ont également été discutés.

Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unies a rendu visite à son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, et a exploré les possibilités de coopération entre les deux pays et les perspectives d'évolution des relations. 

Le cheikh Abdellah et Cavusoglu ont abordé les derniers développements mondiaux, notamment ceux qui concernent la stabilité des approvisionnements énergétiques et des marchés alimentaires dans le monde, ainsi que les efforts mondiaux déployés pour parvenir à un règlement politique de la crise en Ukraine.

Le chef de la diplomatie des Émirats arabes unis a souligné que les relations entre Abu Dhabi et Ankara ne cessaient de croître et d'évoluer, et que les deux dirigeants étaient déterminés à établir un modèle durable de partenariat mutuellement bénéfique.

Lors de leur conférence de presse conjointe, le cheikh Abdellah a précisé: «J'espère que nous pourrons travailler ensemble pour finaliser l'accord de partenariat commercial entre les deux pays, grâce auquel nous pourrons doubler nos échanges commerciaux.»

Le cheikh Abdellah a souligné que les énergies renouvelables constituaient l'un des secteurs dans lesquels les deux pays souhaitaient renforcer leurs relations bilatérales.

«Ce secteur n'est pas seulement une réussite du point de vue commercial, mais il est aussi important pour nos pays qui travaillent tous deux à la réduction des émissions de carbone dans le monde », a ajouté le ministre émirati.

Le cheikh Abdellah a salué l'augmentation du volume des échanges commerciaux entre les deux pays, qui s'élève désormais à environ 50 milliards de dirham (1 dirham = 0,25 euro). «Nous avons atteint une croissance de 82 % des échanges commerciaux en deux ans», a-t-il signalé.

Il a indiqué que les investisseurs turcs étaient désireux d'accroître leurs investissements dans les Émirats arabes unies. 

En réponse à une question sur l'avenir des relations entre les deux pays, le cheikh Abdellah a affirmé: «Nous avons abordé certains sujets, notamment la question de l'énergie renouvelable, solaire et électrique. L'une des principales entreprises mondiales travaillant dans ce domaine aujourd'hui, à savoir la Abu Dhabi Future Energy Company (Masdar), est très intéressée par la recherche d'opportunités commerciales en Turquie.»

Il a ajouté que la Turquie avait un grand potentiel dans le domaine du tourisme.

«Notre intérêt ne se concentre pas seulement sur le travail en Turquie, mais aussi sur le travail avec la Turquie dans d'autres parties du monde, notamment en Afrique, en Amérique latine, en Asie centrale, en Asie du Sud-Est et en Asie du Sud», a-t-il souligné.

Lors de sa récente visite en Israël, Cavusoglu a déclaré que le dialogue était nécessaire et fructueux. «Des différences peuvent exister, mais rompre les relations n'est pas une solution. Nous avons transmis le message à nos frères palestiniens ainsi qu'aux Israéliens ; et nous nous efforcerons de prendre des mesures supplémentaires en collaboration avec l'Égypte à cet égard.»

Le cheikh Abdellah a souligné: «Il est évident qu'encourager le rétablissement du processus de paix et le dialogue entre Palestiniens et Israéliens est extrêmement important.»

Cavusoglu a soutenu que la Turquie déployait des efforts sur la stabilité de la Libye. «En ce qui concerne le Yémen, nous avons exprimé notre entière solidarité avec les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite suite aux attaques terroristes qui ont frappé les deux pays», a-t-il indiqué. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".