Une université jordanienne suspend un professeur accusé de harcèlements sexuels

L'Université jordanienne des sciences et de la technologie (Photo, Shutterstock).
L'Université jordanienne des sciences et de la technologie (Photo, Shutterstock).
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Publié le Jeudi 09 juin 2022

Une université jordanienne suspend un professeur accusé de harcèlements sexuels

  • Elles ont affirmé que le harcèlement des étudiantes par le professeur durait depuis des années
  • Le professeur a nié les allégations, insistant sur le fait qu'il n'a jamais touché une étudiante et qu'il a toujours maintenu une carrière professionnelle et respectueuse

AMMAN: Un professeur d'université jordanien accusé de harcèlement sexuel par des étudiantes a été suspendu de ses fonctions et renvoyé devant le procureur général pour un complément d'enquête.
Les responsables de l'Université jordanienne des sciences et de la technologie ont annoncé mercredi que le président de l'université, Khaled Salem, avait décidé de suspendre le professeur en attendant les résultats de l'enquête judiciaire.
Des étudiantes de l'Université jordanienne des sciences et de la technologie, dans la ville d'Irbid (nord du pays), ont porté plainte contre un professeur de physique dans une série de messages récents sur les réseaux sociaux qui ont suscité l'indignation du public dans tout le pays.
Le hashtag «techno harasser», faisant référence à l'Université jordanienne des sciences et de la technologie, est devenu viral en ligne, les étudiantes partageant des accusations sur le harcèlement sexuel présumé du professeur. Certains de leurs tweets et publications contenaient des conversations entre les étudiantes et le professeur.
Elles ont affirmé que le harcèlement des étudiantes par le professeur durait depuis des années.
De nombreux messages ont été partagés par les utilisateurs des réseaux sociaux, notamment un enregistrement audio mis en ligne par une étudiante de l'Université jordanienne des sciences et de la technologie qui aurait filmé un cas de harcèlement d'étudiantes par le professeur.
Une étudiante a révélé que le professeur avait invité des étudiantes dans son bureau pour des réunions privées, prétendant que l'université n'avait pas agi en réponse à plusieurs plaintes ultérieures.
Dans une déclaration, l’université a indiqué qu'un comité d'enquête avait été mis en place pour examiner les allégations et a exhorté toutes les étudiantes qui ont été affectées à se manifester et à déposer leurs plaintes.
Bien que le professeur soit apparu dans de nombreux médias, Arab News n'a pas divulgué son nom pour des raisons liées au secret de l'enquête.
S'adressant à la chaîne de télévision jordanienne Roya TV, le professeur a nié toutes les accusations portées contre lui et a affirmé qu'il avait été la cible d'une «campagne de diffamation» lancée par les étudiantes de l'Université jordanienne des sciences et de la technologie.
Il a également signalé que les vidéos et les enregistrements audio que les étudiantes avaient publiés sur les réseaux de réseaux sociaux étaient «truqués», ajoutant qu'il est professeur de physique à cette université depuis trente ans, période durant laquelle il a maintenu un «historique de carrière respectueux».
Le professeur a aussi mentionné que certaines étudiantes étaient probablement en colère après avoir échoué aux examens et «par vengeance, ils ont lancé une campagne de diffamation».
Il a indiqué qu'il avait déposé une plainte auprès du tribunal au sujet des allégations formulées à son encontre.
S'adressant également à la chaîne de télévision Roya TV, une étudiante de l’université qui a souhaité garder l’anonymat, a assuré que le professeur avait insisté pour qu'elle se rende dans son bureau, où elle a été «harcelée verbalement», ajoutant qu'elle avait des SMS prouvant que l'incident avait eu lieu.
S'exprimant au nom de ses camarades, une autre étudiante a affirmé que le professeur avait «touché deux filles» de manière inappropriée. Elle a ajouté que le professeur avait créé un groupe réservé aux femmes et qu'il faisait du chantage aux filles en les menaçant de les faire échouer aux examens si elles ne répondaient pas à ses demandes.
Le professeur a nié ces allégations, insistant sur le fait qu'il n'a jamais touché une étudiante et qu'il a mené une carrière professionnelle et respectueuse.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com