Les Palestiniens autorisés à prier dans Al-Aqsa

Des musulmans palestiniens assistent à la prière du vendredi dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem le 23 octobre 2020 après sa réouverture complète à la suite du dernier confinement en Israël depuis son premier cas de la Covid-19 en février. (Photo, AFP)
Des musulmans palestiniens assistent à la prière du vendredi dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem le 23 octobre 2020 après sa réouverture complète à la suite du dernier confinement en Israël depuis son premier cas de la Covid-19 en février. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 24 octobre 2020

Les Palestiniens autorisés à prier dans Al-Aqsa

  • Cheikh Ekrima Sabri, qui avait été écarté pendant quatre mois en juin, a pu assister à la prière du vendredi
  • Les Palestiniens de l'intérieur d'Israël faisaient partie de ceux qui ont rejoint Jérusalem pour les prières hebdomadaires du vendredi

AMMAN: Environ 15000 fidèles palestiniens ont afflué à la mosquée Al-Aqsa pour la prière du vendredi hier, un mois après que les autorités israéliennes ont interdit l'entrée en raison du confinement du coronavirus.

L’Imam d’Al-Aqsa et chef du Haut Comité islamique, Sheikh Ekrima Sabri, qui avait été exclu pendant quatre mois en juin, a pu assister aux prières du vendredi. Il a déclaré à Arab News que la situation était revenue à la normale. « Toutes les portes étaient ouvertes aujourd'hui. Les Israéliens ont autorisé les fidèles à accéder à la mosquée », a-t-il dit. Cheikh Sabri avait lancé des appels aux musulmans palestiniens pour assister aux prières du vendredi.

Hijazi Risheq, le chef du comité des commerçants de Jérusalem, a déclaré à Arab News que pour la première fois depuis des semaines, les soldats israéliens ont autorisé l'entrée dans la troisième mosquée la plus sacrée de l'Islam.

Il a déclaré: « Aucun soldat israélien n’a été vu à l’entrée de la vieille ville de Jérusalem, permettant ainsi un accès libre à la ville fortifiée, mais certains jeunes Palestiniens avec une carte d’identité de la Cisjordanie ont été empêchés d’entrer dans la mosquée ».

Les Palestiniens de l'intérieur d'Israël faisaient partie de ceux qui ont rejoint Jérusalem pour les prières hebdomadaires du vendredi.

Risheq a déclaré à Arab News que la semaine dernière était vraiment difficile pour le monde des affaires de la ville. « Au cours de la semaine dernière, nous avons assisté à une campagne sans précédent et cruelle des forces de l’occupation israéliennes contre les commerçants et les habitants de la ville de Jérusalem. Les commerçants ont reçu une amende exorbitante de 5 000 shekels (1 500 dollars) et même les clients des magasins ont également reçu une amende de 500 shekels.

Rizeq a révélé qu'il semblait y avoir une mauvaise communication et des contradictions dans les ordres et les directives des forces israéliennes, « tout cela aux dépens des commerçants et des habitants de la ville ».

L’interdiction de l'entrée dans la vieille ville était associée aux fêtes juives et au confinement en raison du coronavirus, ont déclaré des Palestiniens à Arab News.

Le Conseil du Waqf de Jérusalem avait publié un guide en six points à l'intention des fidèles fournissant des conseils médicaux sur la distanciation sociale. Il les a également conseillés d'apporter leurs propres tapis de prière tout en recommandant aux plus âgés de rester à l'écart d'Al-Aqsa pour leur propre protection.

Miki Rosenfeld, un porte-parole de la police israélienne, a confirmé la tenue des prières pour les musulmans. « Le Temple Mount (Al-Aqsa) était ouvert vendredi et les prières se sont déroulées de manière habituelle et silencieuse », a-t-il déclaré à Arab News.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

Short Url
  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.