Pétrolier Safer: L’ONU lance une campagne de financement en ligne

Le FSO Safer, le pétrolier contenant 1,1 million de barils de pétrole brut en mer Rouge au large du Yémen (Photo, AFP).
Le FSO Safer, le pétrolier contenant 1,1 million de barils de pétrole brut en mer Rouge au large du Yémen (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 14 juin 2022

Pétrolier Safer: L’ONU lance une campagne de financement en ligne

  • L’effort de crowdfunding pour sécuriser le pétrolier fait suite à la promesse de 9,6 millions d’euros émise par l’Arabie saoudite
  • L'ONU attent une réponse des Houthis cette semaine concernant une proposition de réouverture des routes à Taïz

NEW YORK: Les Nations unies ont lancé lundi une campagne sur les réseaux sociaux afin de collecter des fonds pour combler le déficit de financement d’une opération de sauvetage visant à empêcher une marée noire potentiellement dévastatrice en mer Rouge, provoquée par le pétrolier en décomposition FSO Safer.
Le navire, qui contient 48 millions de gallons de pétrole, est amarré au large de la côte ouest du Yémen depuis le début de la guerre dans le pays, il y a sept ans. Pendant cette période, il n’a fait l’objet que de peu ou pas d’entretien et son état s’est détérioré, suscitant des craintes croissantes quant à l’imminence d’une catastrophe qui pourrait provoquer la cinquième plus grande marée noire au monde causée par un pétrolier.
L’ONU cherche à rassembler plus de 138,3 millions d’euros de dons pour financer l’opération de sécurisation, dont 76,8 millions serviront à transférer le pétrole sur un autre navire.
«Après l’annonce par l’Arabie saoudite d’une promesse de don de 9,6 millions d’euros le 12 juin et l’annonce par les États-Unis d’une contribution de 9,6 millions d’euros, nous disposons des trois quarts des 76,8 millions d’euros nécessaires pour commencer la phase d’urgence de l’opération», a indiqué le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.
David Gressly, le coordonnateur résident de l’ONU pour le Yémen, a annoncé la collecte de fonds dans un message posté sur son compte Twitter. Il a déclaré que l’objectif est de réunir 4,8 millions d’euros d’ici le 30 juin afin que les travaux sur le navire puissent commencer en juillet.
Le Safer, un terminal flottant de stockage et de déchargement, est ancré près du port yéménite de Hodeidah. La coque, les équipements et les systèmes de ce navire rouillé se sont tellement détériorés que l’on craint de plus en plus qu’il ne se mette à fuir, à prendre feu ou même à exploser. S'en suivrait une catastrophe écologique quatre fois plus grave que la marée noire de l’Exxon Valdez au large de l’Alaska en 1989, la pire à ce jour en termes de dommages à l’environnement.
Depuis 2019, l’ONU demande aux Houthis d’autoriser une équipe d’experts à accéder au navire, à évaluer son état et à effectuer des réparations d’urgence, avertissant qu’une fuite pourrait détruire les moyens de subsistance de nombreux Yéménites, endommagerait la vie marine et perturberait les livraisons d’aide. Elle pourrait également perturber la navigation commerciale en mer Rouge, qui est l’une des voies navigables les plus fréquentées au monde et représente 10% du commerce mondial.
D’autres pays situés le long de ses côtes pourraient également être touchés, notamment l’Arabie saoudite, Djibouti et l’Érythrée. En novembre de l’année dernière, les Houthis ont accepté d’accorder l’accès au navire.
Au début du mois, Linda Thomas Greenfield, la représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, a indiqué: «Nous connaissons les conséquences, nous avons conscience du danger et nous avons encouragé les autres à contribuer au financement de cet effort.
«Mais soyons clairs, le problème avec le Safer est les Houthis qui ont interdit à l’ONU ou à d’autres (d’accéder au navire et de l’inspecter).»
Selon elle, la responsabilité ultime incombe à la milice car «nous pouvons obtenir tout l’argent du monde et s’ils ne permettent pas l’accès, alors nous sommes toujours au point de départ. Il s’agit donc d’un effort sur deux fronts pour y parvenir.»
Pendant ce temps, Hans Grundberg, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, a déclaré qu’il s’attendait à une réponse imminente des Houthis à une proposition de réouverture progressive des routes principales à Taïz et dans d’autres gouvernorats.
«La proposition des Nations unies prend en considération les diverses préoccupations exprimées par les deux parties lors des discussions qui ont débuté dans la capitale jordanienne, Amman, le mois dernier», a déclaré Dujarric.
Le gouvernorat de Taïz est assiégé depuis 2015, lorsque les Houthis ont fermé les routes principales et encerclé le centre-ville, le coupant largement du reste du pays. Le siège se poursuit malgré la récente prolongation d’une trêve entre la milice et les forces gouvernementales.
«Comme pour tous les éléments de la trêve, l’ouverture des routes est une mesure visant à soulager les souffrances des Yéménites, ainsi qu’à apporter un certain sens de la normalisation et à faciliter la liberté de mouvement des civils yéménites», a affirmé Dujarric.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.