L'envoyée US pour l’antisémitisme Deborah Lipstadt participe à une table ronde au siège d’Arab News

Deborah Lipstadt en compagnie de Faisal J. Abbas et de Noor Nugali, au siège d’Arab News à Riyad le 28 juin (Photo, AN/Saad Alonezi).
Deborah Lipstadt en compagnie de Faisal J. Abbas et de Noor Nugali, au siège d’Arab News à Riyad le 28 juin (Photo, AN/Saad Alonezi).
L’ambassadrice Deborah Lipstadt (Photo, AN/Basheer Saleh).
L’ambassadrice Deborah Lipstadt (Photo, AN/Basheer Saleh).
Le rédacteur en chef d’Arab News Faisal J. Abbas et l’ambassadrice Deborah Lipstadt (Photo, AN/Basheer Saleh).
Le rédacteur en chef d’Arab News Faisal J. Abbas et l’ambassadrice Deborah Lipstadt (Photo, AN/Basheer Saleh).
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Publié le Mercredi 29 juin 2022

L'envoyée US pour l’antisémitisme Deborah Lipstadt participe à une table ronde au siège d’Arab News

  • Deborah Lipstadt: «Mon pays n’est pas parfait; votre pays n’est pas parfait. Nous avons un long chemin à parcourir, mais ce que j’ai vu ici, à Arab News, est un excellent début»
  • Ce voyage comprendra des rencontres avec de hauts responsables gouvernementaux et de la société civile en Arabie saoudite, en Israël et aux Émirats arabes unis

RIYAD: L’ambassadrice Deborah Lipstadt, envoyée spéciale des États-Unis en charge de la lutte contre l’antisémitisme, a exprimé sa joie d’être dans le Royaume et a déclaré qu’elle avait délibérément choisi l’Arabie saoudite pour sa première visite à l’étranger afin de contribuer à instaurer un dialogue et à normaliser la coexistence des musulmans et des juifs.

«Je suis impressionnée par les changements que le royaume d’Arabie saoudite entreprend. La route est encore longue, mais vous êtes certainement sur la bonne voie», affirme-t-elle à Arab News.

Mme Lipstadt s’exprimait en marge d’une table ronde organisée au siège d’Arab News à Riyad, au cours de laquelle l’histoire de l’antisémitisme et ses efforts de confrontation ont été abordés. Elle s’est concentrée sur la reconnaissance des manquements de son pays dans le passé et espère que ce voyage permettra de commencer à réparer l’ancien point de vue hostile des juifs dans la région.

Elle pense que les nouvelles générations changent et modifient activement leurs perspectives, et elle admire cela.

Deborah Lipstadt et Faisal J. Abbas lors d’une table-ronde au siège d’Arab News le 27 juin (Photo, AN/Basheer Saleh).

La table ronde était animée par la rédactrice en chef adjointe d’Arab News, Noor Nugali, en présence de l’éminent conseiller en médias saoudien Adel AlHarbi, de la chroniqueuse saoudienne Noor Abdallah, et de la conseillère en communication et fondatrice de SMZ International Group, Sarah Elzeini. Parmi les journalistes d’Arab News présents figuraient Nada al-Turki et Arkan al-Adnani, ainsi que des membres de la délégation en visite et de l’ambassade des États-Unis à Riyad.

Mme Lipstadt a également rencontré le rédacteur en chef d’Arab News, Faisal Abbas, et visité la salle de rédaction, où elle a rencontré des journalistes et des rédacteurs et a été informée des efforts déployés par le journal pour lutter contre les discours haineux et promouvoir la tolérance religieuse.

«J’ai vu une partie du travail que vous avez fait (à Arab News), comme les couvertures et le rapport minoritaire ”Les juifs du Liban”. Vous avez mis la salutation hébraïque “Shana Tova" sur votre première page pour la nouvelle année. C’est inimaginable», dit-elle.

Le rédacteur en chef d’Arab News Faisal J. Abbas et l’ambassadrice Deborah Lipstadt (Photo, AN/Basheer Saleh).

«Mon pays n’est pas parfait; votre pays n’est pas parfait. Nous avons un long chemin à parcourir, mais ce que j’ai vu ici, à Arab News, est un excellent début», ajoute-t-elle.

Pour sa part, M. Abbas a souhaité la bienvenue à Mme Lipstadt et à la délégation qui l’accompagnait et a salué son remarquable parcours dans la lutte contre l’antisémitisme.

«Nous sommes ravis de recevoir une invitée du calibre de l’ambassadrice Deborah Lipstadt à notre siège à Riyad. Nous sommes désireux d’avoir d’autres interactions de ce type, et d’offrir tout ce dont elle et son équipe pourraient avoir besoin pour cette noble cause, qui s’inscrit dans le cadre des grandes réformes dont nous sommes témoins dans notre pays», déclare M. Abbas.

Avant de se rendre au Royaume, Mme Lipstadt a rencontré l’ambassadrice saoudienne aux États-Unis, la princesse Rima Bent Bandar, à Washington, où elles ont discuté des «avancées significatives de l’Arabie saoudite dans la promotion de la paix, de la tolérance et du dialogue interconfessionnel».

Le rédacteur en chef d’Arab News Faisal J. Abbas et l’ambassadrice Deborah Lipstadt (Photo, AN/Basheer Saleh).

Il s’agit du premier voyage international de Mme Lipstadt depuis qu’elle a pris ses fonctions en avril 2022. Ce voyage de onze jours comprendra des rencontres avec de hauts responsables gouvernementaux et de la société civile en Arabie saoudite, en Israël et aux Émirats arabes unis.

Ses engagements au cours de cette tournée visent à souligner la nécessité de la compréhension interconfessionnelle et de la tolérance religieuse, ainsi qu’à lutter contre la méfiance et l’antisémitisme. Arab News publiera demain un entretien approfondi avec elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.