Des médecins saoudiens sauvent la vie d'un responsable iranien du Hajj

Refatiani a d'abord été emmené à l'hôpital d'Ajyad avant d'être transféré au KAMC en tant que cas urgent (Photo, MOH).
Refatiani a d'abord été emmené à l'hôpital d'Ajyad avant d'être transféré au KAMC en tant que cas urgent (Photo, MOH).
Refatiani a d'abord été emmené à l'hôpital d'Ajyad avant d'être transféré au KAMC en tant que cas urgent (Photo, MOH).
Refatiani a d'abord été emmené à l'hôpital d'Ajyad avant d'être transféré au KAMC en tant que cas urgent (Photo, MOH).
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Publié le Lundi 11 juillet 2022

Des médecins saoudiens sauvent la vie d'un responsable iranien du Hajj

  • Le pèlerin iranien âgé de 60 ans a souffert d’une grave crise cardiaque pendant le Hajj
  • Il a été traité et sauvé à la Cité médicale du Roi Abdallah à La Mecque

MINA: Dimanche, le corps médical de la Cité médicale du roi Abdallah à La Mecque a sauvé la vie d'un pèlerin de plus qui a subi une crise cardiaque alors qu'il accomplissait les rituels du Hajj, a déclaré le ministère saoudien de la Santé.

Il s'avère que le pèlerin n’était autre que Mohammed Reza Gholamreza Refatiani, chef de la mission médicale iranienne qui accompagnait la délégation du pays au Hajj cette année, a indiqué le ministère dans un communiqué publié par l'Agence de presse saoudienne.

Refatiani, 60 ans, a d'abord été emmené à l'hôpital Ajyad après s'être plaint de douleurs à la poitrine. Il a ensuite été transféré à la Cité médicale du roi Abdallah pour y être sauvé.

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Le cas de Mohammed Reza Gholamreza Refatiani a été traité à une vitesse record (Photo, MOH).

D'après le communiqué, «les médecins ont effectué une première opération de cathétérisme pour ouvrir l'artère coronaire gauche postérieure, qui avait été élargie et stentée. Puis, lorsqu’ils ont remarqué que la douleur du patient persistait, ils ont effectué une deuxième opération de cathétérisme pour élargir l'artère coronaire antérieure gauche, éliminer la sténose dont il souffrait et placer un stent en utilisant la technique la plus avancée: la vidéotechnologie.»

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Le Dr Mohammed Al-Ateen, un cardiologue consultant qui s'est occupé du cas, a souligné l'efficacité du système d'urgence mis en place pour servir les pèlerins (Photo, MOH).

Le Dr Mohammed al-Ateen, un cardiologue consultant qui a, lui aussi, traité le patient, a souligné l'efficacité du système d'urgence mis en place pour servir les pèlerins. En effet, les patients qui présentent les symptômes d'une grave crise cardiaque sont rapidement transférés à l'hôpital.

Refatiani a été très vite pris en charge. Par conséquent, les médecins ont pu lui sauver la vie, a déclaré Al-Ateen.

Depuis dimanche, les hôpitaux et centres de santé gouvernementaux à La Mecque, à Arafat, à Muzdalifah, à Mina, à Jamarat et à Taif ont fourni des services de santé à plus de 93 229 pèlerins.

Parmi les services les plus importants qui ont été fournis figurent 10 opérations à cœur ouvert, 187 cathéters cardiaques, 379 opérations de dialyse, dix opérations laparoscopiques et plus de 250 autres interventions chirurgicales. Des services ont également été dispensés à distance à plus de 2 200 pèlerins via l'hôpital virtuel du ministère.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


En Égypte, le Comité de la grâce présidentielle remet cinquante prisonniers en liberté

La liste des noms a été publiée sur Twitter par le député Tarek el-Khouly, membre du comité. Elle comprend cinquante détenus qui ont bénéficié de la grâce présidentielle. (Twitter/@khouly85)
La liste des noms a été publiée sur Twitter par le député Tarek el-Khouly, membre du comité. Elle comprend cinquante détenus qui ont bénéficié de la grâce présidentielle. (Twitter/@khouly85)
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  • Au mois de septembre dernier, l’Égypte a ordonné la libération de trente-neuf personnes en détention provisoire
  • Le Comité de la grâce présidentielle égyptienne est né de la 1re Conférence nationale de la jeunesse, en 2016

LE CAIRE: Le Comité de la grâce présidentielle égyptienne a annoncé la libération de  cinquante personnes qui étaient placées en détention provisoire.
Le comité affirme qu’il a achevé ses procédures en coordination avec les agences compétentes afin de libérer un nouveau groupe de détenus qui ne sont pas impliqués dans la violence et n’appartiennent pas à des groupes terroristes.
Il confirme dans un communiqué la poursuite de ses travaux au cours de la période à venir pour contenir et réintégrer les personnes libérées conformément aux directives du président Abdel Fattah al-Sissi, mises en œuvre en coordination avec les agences et institutions de l’État.
La liste des noms a été publiée sur Twitter par le député Tarek el-Khouly, membre du comité. Elle comprend cinquante détenus qui ont bénéficié de la grâce présidentielle.
Le comité a également fait part de sa volonté de libérer davantage de détenus.
Tariq al-Awadi, membre du comité, explique: «Nous espérons accélérer l’examen des cas restants en vue de clore définitivement ce dossier et de tourner définitivement cette page.»
«Ce qui m’intéresse, c’est la libération des personnes détenues pour des cas d’expression d’opinion. La raison de leur libération m’importe peu», ajoute-t-il.
Au mois de septembre dernier, l’Égypte a ordonné la libération de trente-neuf personnes en détention provisoire.
Les démarches juridiques se sont poursuivies alors que le gouvernement ainsi que diverses forces politiques du pays sont sur le point de participer à une grande discussion nationale sur les questions politiques, économiques et sociales.
Le comité est né de la 1re Conférence nationale de la jeunesse, en 2016, au cours de laquelle les jeunes Égyptiens se sont adressés aux dirigeants du gouvernement, leur demandant un engagement présidentiel.
En avril de cette année, lors de son discours à l’iftar de la famille égyptienne, le président El-Sissi a déclaré qu’il réactiverait le rôle du Comité de la grâce présidentielle qui a été formé à l’issue de la conférence.
Depuis la formation du comité, en 2016, divers partis et organisations politiques, dont le Conseil national des droits de l’homme et la Commission parlementaire des droits de l’homme, ont soumis les noms de prisonniers éligibles à la grâce présidentielle.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban va soumettre ses remarques sur la délimitation de sa frontière maritime avec Israël

Le 2 octobre, Israël a salué la proposition américaine qui vise à résoudre le différend relatif à la démarcation des frontières maritimes entre ce pays et le Liban, ce qui a donné un nouvel élan à la conclusion d'un accord entre ces deux pays techniquement en état de guerre. (AFP).
Le 2 octobre, Israël a salué la proposition américaine qui vise à résoudre le différend relatif à la démarcation des frontières maritimes entre ce pays et le Liban, ce qui a donné un nouvel élan à la conclusion d'un accord entre ces deux pays techniquement en état de guerre. (AFP).
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  • Le Premier ministre sortant, Najib Mikati, s'est entretenu lundi avec M. Aoun et le président du Parlement, Nabih Berri
  • Un cabinet israélien restreint se réunira jeudi prochain afin de valider le projet d'accord et de soumettre sa réponse aux États-Unis, à la lumière de la position du Liban

BEYROUTH: Au Liban, les pôles du pouvoir affichent une position unifiée dans les médiations engagées avec les États-Unis au sujet de la démarcation de la frontière maritime du pays avec Israël. Le président du pays, Michel Aoun, a annoncé lundi dernier que le Liban présenterait ses remarques finales dans les jours à venir.

Cependant, afin de dissiper les craintes liées à une normalisation avec Israël, le Premier ministre a assuré que le Liban ne signerait pas de traité direct avec le pays voisin (en l'occurrence, Israël, NDLR).

M. Aoun a ajouté: «Les revendications et les points auxquels s'attache le Liban sont pris en compte dans la proposition du médiateur américain Amos Hochstein en ce qui concerne la démarcation de la frontière maritime sud. Nous soumettrons certaines remarques à M. Hochstein.»

Le Premier ministre sortant, Najib Mikati, s'est entretenu lundi avec M. Aoun et le président du Parlement, Nabih Berri. Il a précisé à l’issue de cette réunion qu'il avait fait plusieurs observations que le comité technique a pleinement prises en compte. «Le Liban enverra demain sa réponse au médiateur américain», a-t-il affirmé.

Selon M. Mikati, «l'accord de démarcation de la frontière maritime est sur la bonne voie et la position libanaise est “unifiée”.»

M. Aoun a présidé une réunion du comité technique chargé du dossier qui a examiné la proposition écrite de M. Hochstein au sujet de la démarcation de la frontière maritime sud. Il a ensuite tenu une réunion avec MM. Berri et Mikati à laquelle s'est jointe l'équipe technique.

Nabih Berri a déclaré que «la position est unifiée et le résultat obtenu se révèle amplement satisfaisant». Il a ajouté que la proposition américaine prenait en considération les demandes du Liban.

Le vice-président du Parlement libanais, le député Elias Bou Saab, a supervisé les négociations avec le médiateur américain depuis le début. «La réponse du Liban sera soumise à M. Hochstein dans les prochaines vingt-quatre heures et le processus se poursuit à un rythme soutenu», a-t-il précisé.

«Nous avons formulé des remarques sans donner de réponse et les détails qui restent à régler sont minimes», a-t-il poursuivi.

«Le Liban a obtenu la totalité du champ gazier de Cana. Les remarques que nous avons formulées sont légales et logiques. Si celles du Liban sont prises en considération, ce sera une question de jours pour signer l’accord. Il reste à résoudre la question des zones contestées. Nous ne reconnaîtrons pas l'ennemi israélien et nous ne signerons avec lui ni traité ni convention. Le médiateur américain s'est attaché à respecter ce souhait et les modalités nécessaires à la signature sont en place», a-t-il par ailleurs indiqué.

«L'ennemi israélien est conscient de la puissance du Liban. Les pourparlers entre le Liban et Israël partent de cet équilibre qui provient de la formule “armée, peuple et résistance” ainsi que de la position unifiée du Liban.»

La première réponse du Hezbollah à la proposition américaine est venue du président de son bloc parlementaire, Mohammed Raad, qui a fait savoir que son parti «veillera à préserver les droits du Liban», ajoutant que «la démarcation de la frontière ne changera rien au conflit avec Israël».

C'est la semaine dernière – plus précisément samedi – que l'ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, a remis la proposition du médiateur américain aux responsables libanais (président, président du Parlement et Premier ministre). Cette proposition a également été présentée à Israël afin que les deux parties puissent exprimer leurs remarques avant d'entamer la prochaine étape des négociations.

Selon des personnes bien informées au sujet de l'accord et des négociations actuelles, l'accord fait office de compromis entre le Liban et Israël. Il prévoit de partager la zone contestée sur la base de la ligne 23 et de reporter les discussions qui portent sur le point terrestre à partir duquel la frontière maritime sera délimitée avant de passer à la phase de délimitation de la frontière terrestre.

Des spécialistes ont été chargés de traduire en anglais la proposition rédigée qui sera soumise au président, au président du Parlement et au Premier ministre. Ils ont également procédé à une révision approfondie des textes, des chiffres et des coordonnées jointes au document.

Une source officielle parfaitement informée de ces négociations indique que «le Liban s'abstiendra de signer un traité direct avec Israël qui porte sur l'accord convenu; ce dernier ne sera pas soumis au Parlement pour être ratifié dans la mesure où il enfreint le principe de normalisation».

Cette même source précise : «L'accord ne sera donc pas soumis au Cabinet pour approbation. Le Liban adressera plutôt aux Nations unies une lettre qui émane de certains acteurs libanais et qui comprend notamment l'approbation du Liban sur la démarcation des frontières maritimes».

«Israël devra agir de la sorte pour que l'accord entre en vigueur en vertu du droit international.»

Deux copies distinctes de la proposition américaine seront probablement signées au quartier général de la Force intérimaire des nations au Liban (Finul), à Naqoura. Elles seront alors signées par le Liban et par Israël sur des feuilles séparées de manière à dissiper les inquiétudes liées à la normalisation.

En raison des fortes divisions politiques en Israël dues aux élections législatives prévues le 1er novembre, des informations relatives à la proposition américaine ont été divulguées. Ces dernières font état de débats sur les compensations et les garanties de sécurité applicables si de nouvelles réserves de gaz sont détectées dans le champ gazier de Cana.

Un cabinet israélien restreint se réunira jeudi prochain afin de valider le projet d'accord et de soumettre sa réponse aux États-Unis, à la lumière de la position du Liban.

Amos Hochstein «s'attache à mener à bien les discussions», selon le département d'État américain, qui précise que «les États-Unis ont présenté une proposition d’accord finale sur la démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël, et nous saluons l'esprit de concertation qui anime les deux parties pour aboutir à une solution».

«Il est possible de régler cette question de manière permanente», a-t-il conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouveaux braquages de banques au Liban

Les déposants libanais retirent de l'argent d'un guichet automatique à l'extérieur de la banque BLOM à Beyrouth le 26 septembre 2022 alors que les banques ont partiellement rouvert après une semaine de fermeture pour des raisons de sécurité. (JOSEPH EID/AFP)
Les déposants libanais retirent de l'argent d'un guichet automatique à l'extérieur de la banque BLOM à Beyrouth le 26 septembre 2022 alors que les banques ont partiellement rouvert après une semaine de fermeture pour des raisons de sécurité. (JOSEPH EID/AFP)
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  • Ali Sahili, un retraité des Forces de sécurité intérieure, a fait irruption dans une banque de Chtaura (45 km à l'est de Beyrouth), exigeant de transférer de l'argent à son fils, expulsé de son logement faute d'avoir payé son loyer
  • Depuis trois ans, les banques imposent des restrictions draconiennes, empêchant les clients de retirer leurs économies, en particulier en dollars, ou d'effectuer des virements vers l'étranger

PARIS: Un homme désespéré a braqué une banque mardi dans l'Est du Liban, exigeant de pouvoir transférer de l'argent à son fils étudiant en Ukraine, a indiqué à l'AFP un groupe de soutien aux épargnants.

Les banques avaient rouvert fin septembre avec des mesures de sécurité draconiennes après avoir fermé pendant une semaine en raison d'une série de braquages commis par des clients voulant retirer leurs économies bloquées dans ce pays ravagé par une crise économique inédite.

Ali Sahili, un retraité des Forces de sécurité intérieure, a fait irruption dans une banque de Chtaura (45 km à l'est de Beyrouth), exigeant de transférer de l'argent à son fils, expulsé de son logement faute d'avoir payé son loyer.

L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, retient des personnes en otages dans l'établissement, a précisé à l'AFP Hassan Mughnié, un porte-parole de l'association "Le cri des épargnants".

Selon lui, M. Sahili, qui possède plus de 24.000 dollars sur son compte en banque, avait supplié en vain à plusieurs reprises l'établissement d'effectuer un virement à son fils, pour qu'il puisse payer ses frais universitaires et son loyer.

Depuis trois ans, les banques imposent des restrictions draconiennes, empêchant les clients de retirer leurs économies, en particulier en dollars, ou d'effectuer des virements vers l'étranger.

Depuis le début de la crise économique, les parents des Libanais étudiant à l'étranger manifestent régulièrement pour obtenir le droit de transférer de l'argent à leurs enfants.

A Tyr, dans le Sud du Liban, un homme a également fait irruption dans une banque mardi, exigeant de récupérer son argent, selon "Le cri des déposants".

Et à Tripoli(nord), deuxième ville du Liban, un groupe d'employés d'une compagne d'électricité locale ont fait irruption dans une banque pour réclamer le versement de leurs salaires, selon l'Agence nationale d'information (officielle).

Depuis une série de braquages spectaculaires le 16 septembre, les banques ont pris des mesures de sécurité extrêmes, laissant passer les clients au compte-goutte et les fouillant pour tenter d'éviter que de tels incidents se reproduisent.