Des stagiaires saoudiens participeront à un programme de formation grâce à la collaboration entre Misk et l’hôtel Bulgari Paris

La collaboration avec Bulgari permettra aux stagiaires de Misk de lancer leur carrière professionnelle et de recevoir une formation complète dans tous les services liés à l’hôtellerie. (Fondation Misk)
La collaboration avec Bulgari permettra aux stagiaires de Misk de lancer leur carrière professionnelle et de recevoir une formation complète dans tous les services liés à l’hôtellerie. (Fondation Misk)
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Publié le Samedi 30 juillet 2022

Des stagiaires saoudiens participeront à un programme de formation grâce à la collaboration entre Misk et l’hôtel Bulgari Paris

  • Ce programme permettra à une nouvelle génération de Saoudiens de prendre les rênes du secteur hôtelier
  • Le programme de formation de Misk a aidé plus de 4000 stagiaires depuis 2018 en s’associant à plus de 400 organisations locales et internationales de premier plan dans divers secteurs pour proposer des stages

RIYAD : La Fondation Misk d’Arabie saoudite lance un appel à candidatures pour un programme de formation hôtelière à Paris, en collaboration avec la marque de luxe Bulgari.

Ce programme permettra à une nouvelle génération de Saoudiens de prendre les rênes du secteur hôtelier et se déroulera à l’hôtel Bulgari Paris.

Dans cet établissement de luxe de style italien, qui propose une cuisine raffinée et des spas somptueux, les stagiaires de Misk auront l’occasion de lancer leur carrière professionnelle et de recevoir une formation complète dans tous les services liés à l’hôtellerie.

« Le programme prévoit une rotation, donc ils pourront travailler à la conciergerie, à la réception, dans l’assistance administrative, et au restaurant », précise la responsable du programme, Jawharah Altheyeb, à Arab News.

Le programme de formation de Misk a aidé plus de 4000 stagiaires depuis 2018 en s’associant à plus de 400 organisations locales et internationales de premier plan dans divers secteurs pour proposer des stages.

L’équipe de Misk s’est rendue à Paris avant l’Aïd pour rencontrer des partenaires français, ce qui a donné lieu à la dernière initiative de la fondation dans le domaine des arts culinaires et de l’hôtellerie.

« L’accord conclu avec Bulgari prévoit l’accueil de stagiaires en continu, de sorte que dès que nous aurons reçu les premiers stagiaires, nous annoncerons à nouveau le programme après six semaines et accueillerons des stagiaires saoudiens tout au long de l’année à l’hôtel Bulgari Paris », explique Mme Altheyeb.

L'objectif est de permettre aux jeunes Saoudiens de participer à des échanges culturels et d’acquérir des compétences professionnelles précieuses en matière d’accueil, ce qui est conforme aux objectifs de la Vision 2030 du Royaume.

« Nous ciblons également les personnes qui s’intéressent au secteur de l’hôtellerie et de la restauration, afin d’alimenter l’économie de l’Arabie saoudite, où nous avons également pour mission de développer le capital humain dans le secteur du tourisme et de leur proposer, si possible, des emplois à temps plein dans plusieurs régions du pays », indique Mme Altheyeb.

L’hôtel, situé au cœur du Triangle d’Or à Paris, proposera des stages rémunérés avec l’aide de Niko Romito, le célèbre chef italien à l’origine de Il Ristorante - Niko Romito, qui possède des établissements à Dubaï, Pékin, Shanghai, Milan et Paris.

M. Romito transmettra ses menus et ses compétences aux stagiaires de Misk. Avant d’apporter son expertise à Bulgari Hotels & Resorts, il était chef de cuisine au Reale, qui a reçu trois étoiles Michelin.

Les stagiaires en restauration apprendront les techniques de gestion de la cuisine et seront également formés au service d’étage.

La division des chambres participera à la formation du personnel de réception, de l’entretien ménager, des réservations et des majordomes, afin de « fournir le plus haut niveau d’excellence à chaque client » séjournant dans les 76 chambres et suites de l’hôtel.

« En tant que projet pilote, il me semble que c’est une très bonne idée d’avoir un programme de huit semaines afin de permettre aux stagiaires d’observer les experts dans ces domaines. Je ne pense pas que les stagiaires seront des experts, mais cela leur permettra de se familiariser avec un hôtel de très grande qualité », estime Mme Altheyeb. 

Ce programme collaboratif accepte les jeunes diplômés saoudiens en restauration ou service alimentaire, en hôtellerie ou villégiature, en tourisme et voyages, et en administration ou gestion de l’accueil. Les candidats doivent également maîtriser l’anglais et le français ou l’italien, ou les deux.

La date limite pour postuler est le 13 août. Le programme de stage durera deux mois, du 17 octobre au 17 décembre.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.