Erdogan espère que les entretiens avec Poutine permettront de tourner une «nouvelle page» dans les relations entre les deux pays

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à gauche, et le président russe Vladimir Poutine avant leur rencontre au sanatorium Rus à Sochi, le 5 août 2022. (Présidence turque via AP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à gauche, et le président russe Vladimir Poutine avant leur rencontre au sanatorium Rus à Sochi, le 5 août 2022. (Présidence turque via AP)
Des véhicules militaires turcs lors d'une patrouille conjointe dans la province de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, le 14 juillet 2021. (AFP)
Des véhicules militaires turcs lors d'une patrouille conjointe dans la province de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, le 14 juillet 2021. (AFP)
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Publié le Vendredi 05 août 2022

Erdogan espère que les entretiens avec Poutine permettront de tourner une «nouvelle page» dans les relations entre les deux pays

  • M. Erdogan a fait savoir que les réunions entre les délégations turque et russe ont été fructueuses et a indiqué qu’il discuterait de l’évolution de la situation en Syrie avec son homologue russe
  • «La Turquie a des préoccupations légitimes pour des raisons de sécurité, que nous prenons évidemment en compte», a assuré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov

ISTANBUL/MOSCOU: Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé à son homologue russe, Vladimir Poutine, qu’il souhaitait tourner une «nouvelle page» dans les relations entre Ankara et Moscou.

«Je pense que la réunion d’aujourd’hui permettra de tourner une toute nouvelle page dans les relations turco-russes», a déclaré M. Erdogan au début de ses entretiens à Sotchi, ville russe de la mer Noire.

Vendredi, M. Erdogan a fait savoir que les réunions entre les délégations turque et russe ont été fructueuses et a indiqué qu’il discuterait de l’évolution de la situation en Syrie avec son homologue russe, Vladimir Poutine, lors de sa visite en Russie.

Assis en face de M. Poutine avant leurs entretiens dans la ville de Sotchi, M. Erdogan a déclaré, dans des propos diffusés par la télévision turque, qu’il était important que la centrale nucléaire d’Akkuyu, construite par une entreprise russe dans le sud de la Turquie, soit achevée à temps.

Le Kremlin avait auparavant appelé la Turquie à ne pas «déstabiliser» la Syrie par une offensive militaire, avant une rencontre entre le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.

«La Turquie a des préoccupations légitimes pour des raisons de sécurité, que nous prenons évidemment en compte», a assuré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes.

«Il est très important de ne permettre aucune action qui pourrait conduire à la déstabilisation de la situation en Syrie, ou qui pourrait compromettre l’intégrité territoriale et politique de la Syrie», a-t-il ajouté.

Les présidents Poutine et Erdogan doivent s’entretenir plus tard dans la journée de vendredi dans la ville balnéaire russe de Sotchi. M. Peskov a précisé que la Syrie figurerait à l’ordre du jour.

Le président turc menace depuis plusieurs mois de lancer une opération contre les combattants kurdes dans le nord de la Syrie.

Le mois dernier, lors d’un sommet à Téhéran, M. Poutine a fait part de l’opposition de la Russie à l’offensive prévue par M. Erdogan.

La Russie et la Turquie sont deux acteurs internationaux majeurs en Syrie, pays déchiré par la guerre depuis 2011, où Moscou soutenait Damas et Ankara les groupes d’opposition.

Lors de leur entretien de vendredi, les deux dirigeants évoqueront également l’Ukraine, où Moscou mène depuis février ce qu’elle appelle une opération militaire spéciale.

La Turquie a contribué à orchestrer un accord visant à reprendre les expéditions de céréales ukrainiennes via la mer Noire à la suite d’un blocage provoqué par l’action militaire.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.