Protestations contre la décision israélienne de démolir une école bédouine palestinienne

Un panneau indiquant «État de Palestine, ministère de l'Éducation, école Ein Samia» en Cisjordanie, au nord-est de Ramallah, vendredi 12 août 2022. (Photo, AP)
Un panneau indiquant «État de Palestine, ministère de l'Éducation, école Ein Samia» en Cisjordanie, au nord-est de Ramallah, vendredi 12 août 2022. (Photo, AP)
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Publié le Mardi 16 août 2022

Protestations contre la décision israélienne de démolir une école bédouine palestinienne

Un panneau indiquant «État de Palestine, ministère de l'Éducation, école Ein Samia» en Cisjordanie, au nord-est de Ramallah, vendredi 12 août 2022. (Photo, AP)
  • Des représentants, ambassadeurs et consuls de l'UE se sont rendus à l'école pour manifester leur solidarité avec les élèves et protester contre la décision du tribunal
  • L'homme politique palestinien Mustafa Barghouthi a déclaré à Arab News qu'Israël ne prenait pas l'UE au sérieux

RAMALLAH: Les Palestiniens ont exprimé leur colère suite à la décision d'un tribunal israélien de démolir une école desservant une communauté bédouine palestinienne à l'est de Ramallah en Cisjordanie, construite avec le soutien financier de l'Union européenne (UE) au début de cette année.

L'école a été mise sur pied à la mi-janvier et accueillait 17 élèves et enfants de la communauté bédouine, du CP à la sixième.

D'autres élèves devraient fréquenter l'école au cours de l'année à venir. La seule autre école disponible pour la communauté bédouine se trouve à 11 kilomètres.

La Commission de résistance à la colonisation et au mur, en coopération avec un organisme juridique palestinien, a réussi à obtenir une décision du tribunal israélien de Jérusalem de ne pas détruire l'école pendant 10 jours après que le personnel de l'administration civile des autorités israéliennes a investi la zone et annoncé son intention de procéder à la démolition.

Le 12 août, des représentants, ambassadeurs et consuls de l'UE se sont rendus à l'école pour manifester leur solidarité avec les élèves et protester contre la décision du tribunal.

Sven Kuehn von Burgsdorff, représentant de l'UE en Palestine, a déclaré: «Ce n'est pas la première visite au cours de laquelle nous nous réunissons pour protester contre les décisions de l'occupation. Israël, en tant que puissance occupante, doit respecter le droit à l'éducation en vertu du droit international et des conventions internationales concernées, et garantir le droit des enfants palestiniens à rejoindre facilement leurs écoles.»

Il a qualifié la décision de démolir l'école d'«illogique», ajoutant qu'elle constituait une violation manifeste de toutes les obligations internationales et équivalait à un déplacement forcé.

Le politicien palestinien Mustafa Barghouthi a indiqué à Arab News qu'Israël ne prenait pas l'UE au sérieux.

Il a ensuite estimé que les circonstances entourant la démolition de l'école révèlent les deux poids deux mesures de l'UE concernant l'Ukraine et la situation en Palestine, ajoutant qu'Israël ne comprenait que le langage de la force, et ne respectait pas les droits de l'homme ou les droits du peuple palestinien.

Dans le même temps, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a affirmé son rejet de la décision du tribunal israélien.

«La décision de l'occupation israélienne de démolir l'école d'Ein Samiya s'inscrit dans le cadre de la guerre contre l'identité palestinienne, et dans le cadre des tentatives effrénées visant l'éducation familiale», a-t-il déclaré lors de la session du Cabinet lundi.

«L’interruption des travaux de construction de l'école Ein Samiya et les tentatives d'imposer le programme israélien aux écoles palestiniennes de Jérusalem-Est sont les deux faces d'une même médaille.»

Le ministère palestinien de l'Éducation a également condamné la décision du tribunal israélien.  

Un porte-parole du ministère, Sadiq al-Khaddour, a estimé que cette décision visait à déplacer les Palestiniens de leurs terres.

La décision d'Israël de prendre pour cible l'école Ein Samiya s'inscrit dans le cadre d'une attaque contre l'identité nationale palestinienne et l'éducation dans tous les domaines, a-t-il ajouté.

Le ministère a déclaré étudier les mécanismes permettant d'arrêter la démolition, en coopération avec des amis, des partenaires, des organisations et des organismes internationaux.

Par ailleurs, les autorités israéliennes ont retiré les autorisations de six écoles privées palestiniennes de Jérusalem pour avoir enseigné le programme palestinien au lieu de la version israélienne.

«Nous défendrons notre programme palestinien et le droit de nos enfants à l'éducation dans toutes les régions», a affirmé Shtayyeh.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.