Un roi âgé et mal aimé, défi pour la monarchie britannique

Charles aborde son règne bien moins aimé que sa mère. Selon un sondage de l'institut YouGov en 2021, à peine plus d'un tiers des sondés estimait qu'il ferait un bon roi. (Photo d'archives AFP).
Charles aborde son règne bien moins aimé que sa mère. Selon un sondage de l'institut YouGov en 2021, à peine plus d'un tiers des sondés estimait qu'il ferait un bon roi. (Photo d'archives AFP).
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Publié le Vendredi 09 septembre 2022

Un roi âgé et mal aimé, défi pour la monarchie britannique

  • En 1953, Elizabeth II avait été couronnée à tout juste 25 ans, dans une atmosphère d'enthousiasme national dans un pays qui se relevait encore du traumatisme de la Seconde guerre mondiale
  • Né en 1948, Charles a épousé en 1981 Diana Spencer, avec qui il a eu deux enfants, William et Harry, avant le délitement de leur mariage et des révélations publiques sur leurs infidélités respectives

LONDRES: Jamais aucun souverain britannique n'aura attendu aussi longtemps. L'accession au trône de Charles III, âgé et mal aimé, ouvre une période délicate pour une monarchie qui avait su sous sa mère résister aux crises.

En 1953, Elizabeth II avait été couronnée à tout juste 25 ans, dans une atmosphère d'enthousiasme national dans un pays qui se relevait encore du traumatisme de la Seconde guerre mondiale. Elle est restée toute sa vie une figure très populaire et respectée.

L'accueil réservé à son fils aîné s'annonce très différent. A 73 ans, c'est un "vieil homme" qui monte sur le trône, relève Robert Hazell, professeur de droit constitutionnel à l'University College London.

"Ce sera très difficile pour lui de prendre la suite de la reine", explique-t-il à l'AFP. "La monarchie va probablement traverser des temps difficiles".

Né en 1948, Charles a épousé en 1981 Diana Spencer, avec qui il a eu deux enfants, William et Harry, avant le délitement de leur mariage et des révélations publiques sur leurs infidélités respectives qui mèneront à leur divorce.

Après la mort tragique de Diana en 1997 dans un accident de voiture à Paris, pourchassée par des paparazzis, Charles a épousé en 2005 son ancienne maîtresse Camilla Parker Bowles.

Le nouveau roi s'est longtemps fait remarquer par ses propos controversés, et parfois tournés en ridicule, sur des sujets comme l'agriculture ou l'architecture moderne (qu'il apprécie peu). Même si ses préoccupations environnementales sont désormais largement partagées, il va devoir se plier à une neutralité à toute épreuve, chaque mot du souverain étant scruté et commenté.

En 2018, il a assuré à la BBC avoir conscience qu'il devrait s'interdire toute prise de position: "Je ne suis pas si idiot".

Une telle neutralité s'annonce "très difficile" à tenir, notamment face aux velléités d'indépendance de l'Ecosse, tout en voulant sauvegarder la monarchie, relève M. Hazell, qui souligne cependant "le sens très fort du service public et du devoir public" de Charles.

De l'écologie à la Transylvanie: les passions de Charles

De l'aquarelle à la Transylvanie, Charles a eu des passions variées pour occuper sept décennies à attendre de monter sur le trône. Si sa défense de l'écologie, après avoir suscité des moqueries, est désormais vue comme avant-gardiste, sa tendance à mettre en avant ses opinions personnelles a parfois fait sourciller.

Architecture

Dans les années 1980, Charles a lancé une croisade contre une architecture moderne qu'il jugeait "laide", comparant même à une "monstrueuse verrue" un projet d'extension de la National Gallery sur Trafalgar Square à Londres, finalement abandonné. Il a mis ses idées en pratique en soutenant la construction d'un village modèle appelé Poundbury sur ses terres du Dorset, dans le sud-ouest de l'Angleterre, au début des années 1990.

Le lotissement, construit dans un style géorgien néoclassique, a été jugé "sans âme" par certains critiques, mais a suscité l'intérêt des acheteurs.

Charles a également aidé à revitaliser Nansledan, une extension de la ville de Newquay, dans une région pauvre, anciennement minière des Cornouailles, avec des logements colorés respectueux de l'environnement et des équipements locaux.

Ecologie et agriculture bio

Sensible de longue date à la cause environnementale, Charles a créé un jardin et une ferme entièrement biologiques dans son domaine de Highgrove dans le Gloucestershire, dans l'ouest de l'Angleterre. Il a également lancé la gamme d'aliments et de boissons issu de l'agriculture biologique Duchy Originals, commercialisée par les supermarchés haut de gamme Waitrose.

Passionné de jardinage, Charles a révélé dans une interview en 1986 qu'il parlait aux plantes, s'attirant des moqueries. Mais ses opinions en matière de défense de l'environnement sont devenues plus partagées au fil des ans.

Lors du sommet du climat COP26 à Glasgow en novembre 2021, il a exhorté les responsables politiques à redoubler d'efforts dans la lutte contre le réchauffement.

Sa voiture, une Aston Martin qu'il possède depuis plus de 50 ans, a été modifiée pour pouvoir rouler avec du surplus de vin blanc anglais et du lactosérum provenant du processus de fabrication du fromage. Elle fonctionne avec un mélange de 85% de bioéthanol et 15% d'essence sans plomb.

Chasse et polo

Son engagement en faveur de l'environnement n'a pas empêché Charles de pratiquer la chasse, un passe-temps traditionnel dans la famille royale.

Il a également joué au polo jusqu'en 2015, date à laquelle il y a renoncé à cause d'une série de blessures.

Il aurait rencontré sa seconde épouse Camilla lors d'un match de polo dans les années 1970.

Peinture et lecture 

Charles aime peindre des aquarelles et vend des lithographies de ses oeuvres au profit d'associations, des ventes, ce qui rapporterait des millions de livres sterling.

Dans une exposition de ses aquarelles à Londres début 2022, il expliquait avoir choisi ce mode d'expression car il trouvait la photographie peu "satisfaisante": "Cela requiert la concentration la plus intense et c'est par conséquent l'un des exercices les plus relaxants et thérapeutiques", décrivait-il, se disant ainsi "transporté dans une autre dimension".

Il disait aussi n'avoir "aucune illusion" sur la qualité de ses oeuvres.

Charles est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont le livre pour enfants "Le vieil homme de Lochnagar" sur un vieil homme qui vit dans une grotte près du domaine royal de Balmoral, dans le nord-est de l'Écosse.

Transylvanie 

Charles a acheté plusieurs maisons en Transylvanie, une région du centre-ouest de la Roumanie surtout connue comme terre d'origine de Dracula. Il les a restaurées en utilisant des méthodes et des meubles traditionnels. L'une a été transformée en maison d'hôtes.

En 2015, il a lancé sa propre fondation caritative en Roumanie, qui vise à protéger le patrimoine culturel et naturel du pays et de promouvoir le développement durable.

Charles se targue d'être un parent éloigné d'un prince du XVe siècle connu sous le nom de Vlad l'Empaleur ou Dracula et aurait, selon ses propres dires, "la Transylvanie dans (son) sang".

Pas l'« aura » d'Elizabeth 

Charles aborde son règne bien moins aimé que sa mère. Selon un sondage de l'institut YouGov en 2021, à peine plus d'un tiers des sondés estimait qu'il ferait un bon roi, alors que plus de 70% avait une opinion favorable de la reine.

De quoi relancer les espoirs des partisans d'une abolition de la monarchie au profit d'une république, idée soutenue par seulement 15% des Britanniques ces dernières années.

Charles "n'est pas protégé par la même aura presque impénétrable que la reine", selon Graham Smith, le directeur du mouvement Republic.

Pour maintenir l'institution, Robert Hazell estime "concevable" que Charles abdique en faveur de son fils William, né en 1982 et très populaire, une option toujours rejetée par Elizabeth II.

Train de vie réduit 

Mais pour Graham Smith, "il ne va pas laisser tomber".

Face aux critiques croissantes sur le train de vie de la famille royale, les spécialistes de la monarchie prêtent à Charles le désir de réduire le nombre de ses membres actifs, vivant aux frais de la couronne et se consacrant aux engagements publics. Ils sont actuellement une dizaine.

La tendance a déjà été impulsée avec la mise en retrait du prince Andrew, frère de Charles, mis en cause pour son amitié avec le défunt financier américain Jeffrey Epstein, accusé de trafic de mineures, puis le départ en Californie de son fils Harry.

Pour Robert Hazell, plus que financier, l'intérêt de poursuivre sur cette voie est surtout de limiter les risques qu'un membre de la famille royale ne "dérape".

Il reviendra à Charles de distribuer les titres, choisissant par exemple s'il transmet à son fils celui de "prince de Galles" qu'il portait depuis 1958.

La famille royale a indiqué que Camilla devrait porter le titre de "princesse consort" plutôt que "reine" pour ne pas choquer le public. Mais du point de vue légal, relève M. Hazell, elle est devenue reine "automatiquement".

Charles : dandy ou gentleman farmer, toujours impeccablement stylé

Moins coloré que sa mère qui voulait être vue, le nouveau roi n’en est pas moins extrêmement exigeant sur sa garde-robe, avec un style unique et hors du temps qui lui a même valu d’être qualifié d'homme le mieux vêtu du monde.

Dandy en costume trois pièces ou gentleman farmer selon l'occasion, Charles est habillé sur mesure par les meilleurs tailleurs utilisant les plus belles matières, chaussé par les meilleurs cordonniers du Royaume.

Une armée de valets veille sur ses changements de garde-robe, souvent plusieurs fois par jour, et l'un d’eux serait même chargé de repasser ses lacets, si l’on en croit une récente biographie.

Désigné comme l'homme le mieux habillé du monde en 2009 par le magazine Esquire, le prince avait préféré en plaisanter, estimant que c'était une façon de vendre du papier.

Lors d'une réception à la Fashion Week de Londres en 2012, il s'était décrit comme une "horloge arrêtée", le faisant passer de "l’homme le mieux habillé à l’homme le moins bien habillé (…) tous les 25 ans".

Mais il a aussi reconnu être "soucieux des détails et des combinaisons de couleurs".

Depuis toujours démodé, il en est devenu indémodable.

En cravate et culotte courte 

Ses photos d’enfant le montrent en culotte courte, portant déjà une cravate et parfois un blazer. En Ecosse, depuis ses plus jeunes années, le kilt est porté en famille avec des chaussettes hautes.

A l’entrée dans l’âge adulte, son look sportif en tenue de polo fait rêver les jeunes filles. Il aime les accessoires, lunettes de soleil, boutons de manchette, et même un énorme noeud papillon sur une combinaison de ski.

Il porte une chevalière au petit doigt, et a toujours la même raie impeccable.

Il embrasse volontiers les traditions locales lorsqu’il voyage : en Arabie Saoudite en 2014 il porte une tenue traditionnelle lorsqu'il s'essaie à la danse du sabre.

Au Ghana en 1977, il porte une tunique longue rayée. Et en Afghanistan en mars 2010, on le retrouve assis en tailleur sur un tapis, en tenue de camouflage.

Mais pas question de porter un maillot de cycliste en lycra en Angleterre : lorsqu’il lance à vélo une collecte de fonds en juin 2021, tanguant sur un vélo vintage devant les caméras, il porte un blazer, une cravate et des chaussures de ville. "C'est un cauchemar de rentrer" dans du lycra, affirme-t-il.

A 73 ans, il arbore souvent des costumes croisés clairs avec pochette en soie toujours différente de la cravate. Lorsqu'il est sur ses terres, il cultive son image de gentleman farmer, les mains enfouies dans les immenses poches de ses vestes en coton ciré Barbour.

Pour les grandes occasions, l’uniforme militaire est de rigueur, comme pour les apparitions au balcon du palais de Buckingham ou le portrait de ses 60 ans, uniforme de cérémonie rouge des Welsh guards, avec médailles sur la poitrine et épée dorée à la ceinture.

Charles, aux dépenses longtemps critiquées, posséderait des centaines de costumes, dont beaucoup en provenance de chez Anderson & Sheppard sur Saville Row à Londres. Coupe impeccable et confortable, il y apparaît aussi à l'aise que dans un pyjama, estime le magazine de mode masculine GQ.

Ces dernières années, ce grand défenseur de l'environnement a soigné son image écoresponsable, expliquant qu'il n'aimait rien jeter.

Pour le mariage de son fils Harry en 2018 avec Megan Markle, il portait une redingote gris perle de 1984 . "Tant que je rentre dedans... je ne le porte que quelques fois par an", a-t-il expliqué dans Vogue, ajoutant qu'il ne voyait pas à son âge, comment une autre redingote pourrrait être "radicalement différente".

On le voit aussi avec les deux mêmes manteaux - en tweed à double boutonnage et l'autre de couleur caramel - depuis des années.

"Ses tailleurs gardent de grande pièces de tissu, pour éventuellement les ravauder", explique Michel Faure, auteur d'une biographie sur le nouveau roi.

L'an dernier, il s'est lancé dans la mode durable en partenariat, pour une collection capsule de luxe vendue sur internet, dessinée en Italie par six étudiants stylistes et réalisée en Ecosse par six jeunes formés aux techniques traditionnelles par son organisation caritative The Prince's foundation.


Iran: Trump maintient que le cessez-le-feu est en vigueur malgré des échanges de frappes

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz
  • "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur

WASHINGTON: Donald Trump a maintenu jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé et que les hostilités reprennent dans le Golfe.

Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.

"Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur.

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre.

Et vendredi matin, la défense aérienne des Emirats arabes unis est en action face à des drones et missiles tirés, selon leur ministère de la Défense, depuis l'Iran.

Téhéran n'a pas réagi dans l'immédiat à cette information. Il avait démenti "catégoriquement" plus tôt cette semaine tout rôle dans des attaques ces derniers jours rapportées par le pays du Golfe.

Donald Trump a appelé l'Iran à signer un accord "RAPIDEMENT" dans un message posté sur sa plateforme Truth Social, sous peine d'être frappé "bien plus violemment à l'avenir".

"Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et riposté avec des frappes défensives" après que trois de leurs destroyers lance-missiles ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz vers le golfe d'Oman par des "missiles, drones et petits bateaux" iraniens, a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.

Elles ont "neutralisé les menaces et ciblé les installations militaires iraniennes responsables des attaques contre les forces américaines, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Aucun navire américain n'a été touché", a précisé l'armée américaine.

"Cessez-le-feu durable" 

Le commandement militaire iranien a accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu en prenant pour "cible un pétrolier iranien quittant les côtes iraniennes, ainsi qu'un autre bateau", dans un communiqué cité par la télévision d'Etat.

Il a ajouté avoir "immédiatement riposté en attaquant des navires militaires américains, leur infligeant des dommages importants".

La télévision iranienne avait rapporté un peu plus tôt des explosions entendues dans un port de l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

"Je crois fermement que ce cessez-le-feu deviendra un cessez-le-feu durable", a déclaré jeudi dans un discours télévisé le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le pays œuvre comme médiateur et est "resté en contact permanent avec l'Iran et les Etats-Unis, jour et nuit".

En l'absence de percée dans les tractations, les cours du pétrole ont modérément baissé jeudi et remontent légèrement vendredi matin. Le baril de Brent, la référence mondiale, s'échangeait au-dessus de 101 dollars vers 03H20 GMT.

Donald Trump avait jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique en évoquant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", même s'il avait de nouveau agité en parallèle la menace d'une reprise des bombardements.

Négociations 

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord", la suspension de l'opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Si l'Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa "reddition", il s'est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant mercredi que son pays "examinait toujours le plan et la proposition américaine" et "communiquera(it) sa position à la partie pakistanaise, une fois arrêtée".

Jusque-là, la seule session de négociations, qui s'est tenue il y a bientôt un mois à Islamabad, n'a pas abouti.

Dans le stratégique détroit d'Ormuz, quelque 1.500 navires et environ 20.000 membres d'équipage restent "piégés", selon le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l'ONU.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

Rencontre Israël-Liban 

Sur le front libanais du conflit, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban vont se tenir à Washington les 14 et 15 mai, en dépit d'un cessez-le-feu fragilisé par la poursuite des hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a indiqué jeudi la diplomatie américaine.

Deux premières séances de négociations directes dans la capitale américaine entre ambassadeurs israélien et libanais avaient eu lieu les 14 et 23 avril.

Les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis 1948 et les sessions d'avril étaient les premières du genre en 33 ans.

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre éventuelle avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Malgré la trêve, des combats se poursuivent au Liban. Des frappes israéliennes ont fait au moins 12 morts, dont deux enfants, jeudi dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à Téhéran, revendique lui des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

 


L'armée américaine dit avoir «neutralisé» un pétrolier ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens

Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
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  • Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti
  • Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir tiré sur un pétrolier battant pavillon iranien ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens imposé par Washington pour en "neutraliser le gouvernail".

"Les forces américaines opérant dans le Golfe ont fait respecter les mesures de blocus en neutralisant un pétrolier battant pavillon iranien sans cargaison qui tentait de naviguer vers un port iranien mercredi, à 9H00 heure de Washington", écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"Après que l'équipage du Hasna n'a pas obtempéré aux avertissements répétés, les forces américaines ont neutralisé le gouvernail du pétrolier en tirant plusieurs salves" depuis un avion lancé depuis le porte-avions Abraham Lincoln, déployé dans la région, a-t-il ajouté, précisant que "le Hasna ne fait plus route vers l'Iran".

Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti.

Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau.

Si le blocus des ports iraniens se poursuit, Donald Trump a annoncé mardi la suspension de l'opération américaine "Projet Liberté", lancée juste 48 heures plus tôt pour permettre à des centaines de navires coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz, "compte tenu des grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens".

Mais le président américain a augmenté la pression sur l'Iran mercredi en menaçant de bombarder le pays avec une "intensité bien plus forte qu'avant" si ses dirigeants ne concluaient pas d'accord avec Washington.