14 morts dans l'effondrement d'un immeuble en Jordanie

Des sauveteurs cherchent des survivants sous les décombres d'un immeuble qui s'est effondré à Amman. (Fichier/Reuters)
Des sauveteurs cherchent des survivants sous les décombres d'un immeuble qui s'est effondré à Amman. (Fichier/Reuters)
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Publié le Samedi 17 septembre 2022

14 morts dans l'effondrement d'un immeuble en Jordanie

  • Les critiques fusent sur les médias sociaux après la tenue d'un concert à l'amphithéâtre romain au milieu des recherches
  • Selon le gouvernement, au moins 25 personnes se trouvaient dans l'immeuble lorsqu'il s'est effondré

AMMAN : Les équipes de secours de la capitale jordanienne Amman ont retrouvé le corps d'une femme sous les décombres d'un immeuble effondré, portant à 14 le nombre de morts dans l'incident survenu mardi, selon les autorités locales.

Le département de la sécurité publique a annoncé samedi la fin de l'opération de recherche et de sauvetage sur le site, alors que des informations indiquaient que la femme dont le corps a été retrouvé plus tôt ce matin était la dernière sur la liste des personnes disparues.

Selon le gouvernement, au moins 25 personnes se trouvaient dans l'immeuble lorsqu'il s'est effondré.

L'immeuble résidentiel de quatre étages situé dans le quartier El-Luweibdeh d'Amman s'est effondré mardi, tuant 14 personnes et en blessant 10 autres, selon la DSP.

Au moins 350 sauveteurs de la défense civile ont œuvré à retirer les dalles de béton et à soulever les débris à la recherche de survivants, selon le chef de la défense civile, Hatem Jaber, qui a décrit l'épisode comme une « opération sans relâche qui a duré 85 heures ».

Le procureur général d'Amman a ouvert une enquête sur l'incident et a ordonné la détention du propriétaire de l'immeuble, ainsi que des entrepreneurs de maintenance et des techniciens.

Les résidents de l'immeuble ont déclaré que son propriétaire avait effectué des travaux de construction au rez-de-chaussée, ce qui avait affaibli la structure de soutien et provoqué l'apparition de fissures à l'intérieur des appartements.

Un résident de l'immeuble, qui était dans la rue en train de laver sa voiture lorsque le bâtiment s'est effondré, a déclaré à la chaîne de télévision gouvernementale Al-Mamlakah que « juste un jour » avant la catastrophe, il avait averti le propriétaire de l'immeuble que les travaux de construction endommageaient son appartement au premier étage.

Dans un sarcasme mêlé de chagrin, le survivant a déclaré : « Il (le propriétaire de l'immeuble) m'a dit qu'il finirait demain et le lendemain il nous a vraiment tous achevés ».

La municipalité du Grand Amman a déclaré que l'immeuble avait presque 50 ans.

Bien que la municipalité ait été critiquée pour avoir allègrement ignoré les problèmes de sécurité des bâtiments plus anciens, la GAM a déclaré qu'elle n'était pas à blâmer pour l'effondrement, qui était le résultat d'une « construction irresponsable à l'intérieur de la propriété. »

Après son retour de France mercredi dernier, le roi Abdallah de Jordanie a présidé une réunion au Centre national de sécurité et de gestion des crises pour se tenir au courant de la situation.

Le roi a demandé instamment que toutes les personnes touchées par l'effondrement de l'immeuble résidentiel reçoivent les soins médicaux et le soutien nécessaires.

Il a également exhorté à une plus grande sensibilisation sur la façon de gérer en toute sécurité les bâtiments anciens.

Quelques heures avant que les équipes de secours jordaniennes n'arrivent au terme de leur mission, des critiques ont circulé sur les médias sociaux après la tenue d'un concert à l'amphithéâtre romain, un lieu relativement proche du site de l'immeuble effondré.

Les usagers des médias sociaux ont fait valoir qu'il était inapproprié d'organiser un concert alors que les recherches étaient toujours en cours.

Dans des déclarations à Al Arabiya, le gouvernement jordanien a nié avoir un quelconque lien avec le concert, affirmant que l'événement était organisé par une société privée. Il a également fait remarquer que la municipalité d'Amman n'avait rien à voir avec le concert.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.