La Russie et la Chine face à des résolutions historiques à l'ONU

Pékin a rejeté avec véhémence ces accusations et accusé l'ONU de devenir «le sbire et le complice des États-Unis et de l'Occident». (Photo, AFP)
Pékin a rejeté avec véhémence ces accusations et accusé l'ONU de devenir «le sbire et le complice des États-Unis et de l'Occident». (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 septembre 2022

La Russie et la Chine face à des résolutions historiques à l'ONU

Pékin a rejeté avec véhémence ces accusations et accusé l'ONU de devenir «le sbire et le complice des États-Unis et de l'Occident». (Photo, AFP)
  • Les pays membres de l'Union européenne sauf la Hongrie ont présenté un projet de résolution demandant au Conseil de nommer un Rapporteur spécial chargé de surveiller la situation des droits humains en Russie pour une période d'un an
  • Cette initiative intervient dans un contexte d'inquiétude face à l'intensification de la répression en Russie, alors que la guerre fait rage dans l'Ukraine voisine

GENÈVE: La Russie et désormais la Chine, deux des membres permanents du Conseil de sécurité, sont pour la première fois visées par des projets de résolution devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Les pays occidentaux et leurs alliés hésitaient depuis plusieurs mois à s'en prendre à ces poids lourds de la scène mondiale, craignant de ne pas parvenir à construire une alliance assez forte pour faire approuver les textes à la majorité des 47 Etats membres du Conseil.

Mais les ONG ont exercé des pressions croissantes pour que le plus haut organe onusien de défense des droits de l'homme s'intéresse à la Russie et à la province du Xinjiang, dans le nord-ouest de Chine, où Pékin est accusé de commettre des crimes contre l'humanité.

Les pays occidentaux ont fini par sonner la charge, en deux temps.

La semaine dernière, les pays membres de l'Union européenne sauf la Hongrie ont présenté un premier texte pour demander un Rapporteur spécial sur la Russie pour une période d'un an, une initiative qualifiée par Moscou de "politiquement biaisée".

Cette initiative intervient dans un contexte d'inquiétude face à l'intensification de la répression en Russie, alors que la guerre fait rage en Ukraine.

Yaroslav Ermin, Premier secrétaire à la représentantion russe à Genève, a contre-attaqué lundi devant le Conseil en dénonçant "la persécution et la discrimination" dont sont victimes les populations russophones dans les pays baltes.

Lundi, ce sont les Etats-Unis - soutenus par le Royaume-Uni, le Canada, la Suède, le Danemark, la Finlande, l'Islande et la Norvège - qui ont lancé un second texte pour demander au Conseil de débattre de la situation au Xinjiang.

C'est une "étape modeste mais essentielle", a réagi John Fisher de l'ONG Human Rights Watch. "Aucun Etat n'est au-dessus de la loi, et l'organe suprême des droits de l'homme de l'ONU a la responsabilité de traiter ces graves abus en priorité".

«Déstabiliser le Xinjiang»

Le projet de résolution fait suite à la publication le 31 août d'un rapport du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme sur le Xinjiang qui évoque de possibles "crimes contre l'humanité" et des "preuves crédibles" de tortures et de violences sexuelles et appelle la communauté internationale à agir.

Depuis plusieurs années, la Chine est accusée - preuves matérielles et documents à l'appui - par des pays occidentaux et des organisations de défense des droits de l'homme d'avoir enfermé au Xinjiang plus d'un million de Ouïghours et d'autres membres de minorités musulmanes, y compris des Kazakhs, dans des camps.

Pékin a rejeté avec véhémence ces accusations et accusé l'ONU de devenir "le sbire et le complice des États-Unis et de l'Occident".

Ces dernières semaines, la Chine a exercé en coulisse à Genève d'importantes pressions sur les pays pour contrer toute initiative à son encontre. "Nous sommes prêts à nous battre", a déclaré la semaine dernière le directeur de l'information du Xinjiang, Xu Guixian, devant les médias à Genève.

Lors des débats au Conseil lundi, un autre haut responsable de cette région, Shawkat Imin, a lui accusé les pays occidentaux de vouloir "instrumentaliser la question des droits de l'homme pour déstabiliser le Xinjiang".

Les deux résolutions seront soumises au vote des 47 États membres du Conseil le 6 ou le 7 octobre. Mais l'issue des scrutins reste incertaine. Sans surprise, la Russie et la Chine ont reçu lundi pendant les débats le soutien de pays tels que Cuba et le Venezuela, fermement opposés à toute ingérence du Conseil.

D'autres pays, tels que le Pakistan, pourtant à majorité musulmane, ont également soutenu que la question du Xinjiang reste une "affaire intérieure".

Sur les 13 pays africains membres du Conseil, seul le représentant du Malawi, Mathews Gamadzi, a pris la parole pour déplorer que le Conseil soit "paralysé par la politisation".

Selon une analyse publiée la semaine dernière par des défenseurs des droits humains, les pays africains cèdent de plus en plus aux pressions chinoises lors des scrutins au Conseil.

La Chine, qui a largement investi ces dernières années en Afrique notamment dans les infrastructures et dans l'exploitation de ses matières premières, est devenue la première créancière de certains pays africains.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.