Tirs de roquettes à Bagdad près du Parlement

Les partisans irakiens du religieux musulman chiite Moqtada affrontent les forces de sécurité sur la place Tahrir, dans le centre de la capitale irakienne, Bagdad, le 28 septembre 2022, avant une session parlementaire dans la zone verte de haute sécurité voisine, de l'autre côté du Tigre. (AFP)
Les partisans irakiens du religieux musulman chiite Moqtada affrontent les forces de sécurité sur la place Tahrir, dans le centre de la capitale irakienne, Bagdad, le 28 septembre 2022, avant une session parlementaire dans la zone verte de haute sécurité voisine, de l'autre côté du Tigre. (AFP)
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Publié le Mercredi 28 septembre 2022

Tirs de roquettes à Bagdad près du Parlement

  • L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement et des législatives anticipées
  • L'Irak est plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique qui dégénère parfois en violences

BAGDAD: Sept membres des forces de l'ordre ont été blessés mercredi dans des tirs de roquettes sur la Zone verte à Bagdad, au moment où le Parlement tenait une séance, la première en deux mois dans un Irak paralysé par une grave crise politique. 

Au même moment, plusieurs centaines de partisans de l'influent leader chiite Moqtada Sadr, rassemblés sur une place du centre de la capitale irakienne, ont tenté de franchir un pont menant à la Zone verte, quartier abritant ambassades occidentales et institutions gouvernementales, dont le Parlement. 

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour entraver leur progression, a constaté un correspondant. 

L'impasse est totale en Irak, où les barons de la politique s'affrontent depuis les dernières législatives --organisées il y a près d'un an en octobre 2021-- sur le nom du prochain Premier ministre et son mode de désignation. 

Mercredi, trois roquettes sont tombées sur différents secteurs de la Zone verte, souvent prise pour cible par des tirs ou parfois assaillie par des manifestants en colère. 

"Une roquette est tombée devant le bâtiment du Parlement", a indiqué dans un communiqué une cellule conjointe des forces de sécurité parlant de "sept blessés" parmi elles. 

Par ailleurs, une centaine de membres des forces de l'ordre et 11 civils ont été blessés près du pont menant à la Zone verte dans les heurts entre policiers et partisans de Moqtada Sadr, selon un communiqué des autorités publié en soirée. 

« Solution politique globale » 

Aucune information n'a été donnée dans l'immédiat sur les auteurs des tirs de roquettes, condamnés par le Courant sadriste. 

Cette attaque a coïncidé avec une séance du Parlement, la première depuis fin juillet, durant laquelle 222 députés, sur les 235 réunis, ont voté contre la démission du président du Parlement, l'influent Mohamed al-Halboussi, ont annoncé ses services. 

Pour des experts, ce vote surprise sur la démission de M. Halboussi s'apparentait en fait à un vote de confiance en faveur du politicien sunnite, sur fond de marchandages politiques et d'alliances entre partis en constante évolution. 

Devant les députés, M. Halboussi a réclamé "une issue politique" à la crise dans laquelle est plongé le pays. "Il faut une solution politique globale", a-t-il martelé. 

Dans un pays multiconfessionnel, la vie politique, dominée par les partis chiites, est profondément polarisée entre deux grands pôles. 

L'influent chef chiite Moqtada Sadr réclame une dissolution immédiate du Parlement et des législatives anticipées. En face, le Cadre de coordination, alliance regroupant des factions chiites pro-iraniennes, veut la mise en place d'un gouvernement avant tout scrutin. 

Le 29 août, les tensions avaient culminé lorsque des partisans de Sadr avaient affronté l'armée et des hommes du Hachd al-Chaabi, d'ex-paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, et qui sont politiquement opposés aux sadristes. Plus de 30 partisans sadristes sont morts dans ces combats. 

La crise actuelle a commencé fin juillet, quand le Cadre de coordination avait annoncé son candidat au poste de Premier ministre, rejeté par le camp sadriste. 

« Contre les corrompus » 

Brandissant des portraits de Moqtada Sadr, drapés dans des drapeaux aux couleurs de leur pays, plusieurs centaines de ses partisans se sont réunis en matinée sur l'emblématique place Tahrir, au coeur de Bagdad, pour fustiger la tenue de la séance parlementaire. 

"Nous sommes contre les corrompus. Nous voulons changer tous les politiciens", lance Rassoul Chandi, 32 ans, membre du Courant sadriste. 

"Nous avons fourni des martyrs, et ils veulent former un gouvernement, nous n'avons aucune valeur à leurs yeux", a-t-il fustigé, en allusion aux violences du 29 août. 

Des manifestations sont également prévues samedi à Bagdad pour commémorer le troisième anniversaire du soulèvement populaire déclenché en 2019 contre la classe dirigeante d'un pays miné par la corruption et aux infrastructures en déliquescence, malgré ses immenses richesses pétrolières. 

"La situation sécuritaire actuelle est le reflet de la situation politique", a résumé le Premier ministre Moustafa al-Kazimi dans un communiqué, réitérant "un appel au dialogue" entre toutes les forces politiques. 

Le nord du pays a par ailleurs été la cible mercredi de tirs de missiles et des frappes de drones armés, qui ont fait neuf morts et 32 blessés au Kurdistan d'Irak. Le voisin iranien a revendiqué ces bombardements visant l'opposition kurde iranienne implantée dans ce secteur. 


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.

 


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.