L’Unicef sonne l’alarme: Les enfants du Liban perdent confiance en leurs parents

(Photo, Twitter).
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Publié le Dimanche 23 octobre 2022

L’Unicef sonne l’alarme: Les enfants du Liban perdent confiance en leurs parents

  • Nombreux sont les jeunes au Liban qui n'aspirent plus à un avenir meilleur et pensent que leur seule option est de quitter le pays
  • Le plus souvent, ces enfants sont incapables d'obtenir les soins dont ils ont besoin

BEYROUTH: Les enfants au Liban souffrent de la pauvreté depuis trois ans, ce qui a nui à leur santé, à leur bien-être et à leur éducation, anéanti leurs ambitions et déchiré des familles, regrette l’Unicef dans un communiqué récent.

Selon une évaluation de l'Unicef, les effets de la pandémie de Covid-19 et la crise économique ont considérablement entravé les efforts visant à faire progresser les droits fondamentaux des enfants, qui comprennent le droit à la santé, à l'éducation, à la protection, au jeu et à la détente.

De nombreuses familles vivent aujourd'hui dans une pauvreté multidimensionnelle, qui prend en compte diverses privations, du fait de la hausse des prix et d'un chômage généralisé qui frappent le pays, rendant extrêmement difficile la satisfaction des besoins fondamentaux de leurs enfants.

Nombreux sont les jeunes au Liban qui n'aspirent plus à un avenir meilleur et pensent que leur seule option est de quitter le pays. En effet, la santé mentale des jeunes est affectée négativement par un certain nombre de privations, une exposition prolongée aux effets sévères de la crise économique et la perte d'espoir. Le plus souvent, ces enfants sont incapables d'obtenir les soins dont ils ont besoin.

Les enfants perdent également confiance en leurs parents parce qu'ils sont incapables de subvenir à leurs besoins de base, ce qui ajoute à la tension au sein des familles. La relation typique parent-enfant est en train de se briser au Liban, car les enfants sont de plus en plus fréquemment envoyés au travail, tandis que les adultes perdent leur emploi.

Le Liban traverse depuis 2019 la pire crise économique de son histoire, sa monnaie nationale a déjà perdu 90% de sa valeur et quatre Libanais sur cinq vivent désormais sous le seuil de pauvreté de l'ONU. 

L’Unicef fait écho dans son rapport à une recrudescence de la violence, notamment dans les familles et les écoles, en raison de la montée des tensions qui sont encore attisées par les antagonismes entre et au sein des communautés. Cela restreint davantage le droit des enfants à jouer en rendant plusieurs rues et quartiers dangereux. Les plus touchées sont les filles, à qui il est de plus en plus interdit de sortir de chez elles par peur du harcèlement. Une enquête menée en octobre 2021 a montré que 12% des familles interrogées avaient envoyé au moins un enfant travailler, contre 9% en juin 2021, un indice qui croît jour après jour.

Selon Edouard Beigbeder, représentant de l'UNICEF au Liban, les enfants grandissent avec une nutrition inadéquate, un accès insuffisant aux soins de santé et, dans certaines circonstances, travaillent pour subvenir aux besoins de leur famille. « Le gouvernement doit rapidement adopter des mesures de protection sociale, garantir que chaque enfant ait accès à une éducation de qualité et renforcer les systèmes de santé de base et de protection de l'enfance, » alerte M. Beigbeder.

L'effondrement général est accentué par l'inertie des dirigeants, le pays arrivant bientôt à une vacance présidentielle susceptible de faire sombrer le pays dans des crises de plus en plus sérieuses.


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.