«Otages» en Iran: pas des stratégie commune des Occidentaux, selon l'émissaire américain

Des étudiantes iraniennes, certaines sans foulard, scandent «Mort au dictateur» alors qu'elles défilent dans le centre de Téhéran. (Capture d'écran, AFP)
Des étudiantes iraniennes, certaines sans foulard, scandent «Mort au dictateur» alors qu'elles défilent dans le centre de Téhéran. (Capture d'écran, AFP)
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Publié le Mardi 15 novembre 2022

«Otages» en Iran: pas des stratégie commune des Occidentaux, selon l'émissaire américain

Des étudiantes iraniennes, certaines sans foulard, scandent «Mort au dictateur» alors qu'elles défilent dans le centre de Téhéran. (Capture d'écran, AFP)
  • «Nous, notre intérêt national aujourd'hui, c'est de nous assurer que les trois otages américains (en Iran) seront de retour le plus tôt possible», a souligné Robert Malley
  • Plus d'une vingtaine de ressortissants de pays occidentaux, binationaux pour la plupart, sont détenus ou bloqués en Iran, accusé de pratiquer une «diplomatie des otages» pour obtenir des concessions

PARIS: Les pays occidentaux ayant des ressortissants détenus en Iran n'ont pas de politique commune pour obtenir leur libération et traitent individuellement avec Téhéran, a reconnu lundi l'émissaire américain Robert Malley lors d'une rencontre avec des journalistes à Paris. 

La question des détenus étrangers en Iran est "une tragédie partagée par les Etats-Unis, l'Europe, et d'autres pays à travers le monde. Evidemment, il serait bon que nous ayions une politique commune", a déclaré M. Malley, "non seulement face à l'Iran mais face à tous les pays qui pratiquent la prise d'otage en tant que monnaie d'échange et pour des raisons politiques". 

"Ce n'est pas le cas pour l'instant et c'est vrai que beaucoup de pays traitent individuellement avec l'Iran", a ajouté M. Malley. 

"Nous, notre intérêt national aujourd'hui, c'est de nous assurer que les trois otages américains (en Iran) seront de retour le plus tôt possible", a-t-il souligné, tout en prônant des discussions entre les Etats-Unis et d'autres pays comme la France ou le Canada ayant des ressortissants détenus en Iran. 

"Il faudra un jour, je l'espère dans un avenir pas trop lointain, que nous nous mettions d'accord pour une réponse coordonnée parce qu'il faut vraiment que ça cesse", a dit M. Malley. 

Plus d'une vingtaine de ressortissants de pays occidentaux, binationaux pour la plupart, sont détenus ou bloqués en Iran, accusé de pratiquer une "diplomatie des otages" pour obtenir des concessions. La France compte 7 ressortissants emprisonnés en Iran. 

Interrogé par ailleurs pour savoir s'il partageait l'analyse du président français Emmanuel Macron qui a qualifié de "révolution" la vague de contestation en Iran, M. Malley a répondu: "ce n'est pas mon rôle de trouver le terme pour  caractériser ce qui se passe en Iran". 

"Il y a un mouvement populaire, profond, persistant, courageux, qui ne semble pas s'affaiblir. En face il y a un régime qui fait usage d'une violence brutale que nous condamnons, que nous sanctionnons". 

"Cette page de l'histoire iranienne, elle sera écrite par les Iraniens eux-mêmes, elle ne sera pas écrite ni à Washington ni à Bruxelles ni à Paris ni à Londres", a-t-il dit. 

L'Iran connaît une vague de manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire de la République islamique. 

La répression a fait plus de 300 morts, selon des ONG. 


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com