Le 18e sommet de la Francophonie s'ouvre à Djerba sous le thème du numérique

18e Sommet de la Francophonie à Djerba, la photo de famille des dirigeants des 85 pays participants (Photo, Melinda Mrini).
18e Sommet de la Francophonie à Djerba, la photo de famille des dirigeants des 85 pays participants (Photo, Melinda Mrini).
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Publié le Mardi 22 novembre 2022

Le 18e sommet de la Francophonie s'ouvre à Djerba sous le thème du numérique

  • Le sommet sera l'occasion pour les dirigeants occidentaux et africains d'échanger sur des sujets brûlants comme l'invasion russe de l'Ukraine
  • De nombreux pays africains déplorent un manque de solidarité internationale avec le continent face à ses propres crises

DJERBA: Après deux reports, le 18e sommet de la Francophonie a débuté ce samedi 19 novembre sur l'île de Djerba, en Tunisie.

 Les représentants des 85 pays sur 88 composant l'organisation internationale de la francophonie (OIF) se réunissent pour discuter et établir des stratégies pour le développement de la langue française mais aussi du développement des États membres. Cette année le thème retenu est le numérique. Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso étaient absents de la cérémonie. 

Les chefs d’Etats et de gouvernements ont été reçus par le chef d’Etat tunisien, Kais Saied qui assure la présidence du Sommet et par la Secrétaire générale de l’OIF, Louis Mushikiwabo.

A l'occasion de ce 18e sommet de la francophonie à Djerba, Nivine Khaled , directrice de la Diversité culturelle et de la langue française au sein de l’ OIF a répondu aux questions de notre envoyée spéciale Mélinda Mrini: 

Parmi les participants reçus, Charles Michel, le président du conseil européen, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, le président sénégalais, Macky Sall, le président du Rwanda, Paul Kagamé ou encore le premier ministre de l’Arménie, Nicol Bachinian dont le pays assurait la présidence du Sommet depuis 2018.

Le Président français Emmanuel Macron est arrivé le matin à Djerba pour participer au sommet qui sera l’occasion pour lui de discuter avec ses partenaires et les membres de l’organisation internationale de la Francophonie des projets mises en place et de proposer de nouvelles initiatives dans le but de promouvoir la Francophonie, notamment dans l’espace numérique, thématique du sommet.

 

Le président français Emmanuel Macron accueilli par le président de Tunisie Kais Saïed (photo, Mélinda Mrini)
Le président français Emmanuel Macron accueilli par le président de Tunisie Kais Saïed (photo, Mélinda Mrini)

Si le sommet de deux jours doit officiellement mettre l'accent sur le "numérique comme vecteur de développement", il sera aussi l'occasion pour les dirigeants occidentaux et africains d'échanger sur des sujets brûlants comme l'invasion russe de l'Ukraine sur laquelle un fossé semble les séparer.

De nombreux pays africains déplorent en effet ce qu'ils perçoivent comme un manque de solidarité internationale avec le continent face à ses propres crises, en constatant que l'Europe s'est rapidement mobilisée en revanche pour venir en aide à l'Ukraine.

Ce 18e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sur l'île de Djerba sera aussi l'occasion de célébrer avec retard les cinquante ans d'une organisation fondée en 1970 et forte de 88 membres qui ne sont pas tous francophones, tels que l'Arménie, l'Égypte, la Moldavie, les Émirats arabes unis ou la Serbie.

M. Macron s’entretiendra avec le président tunisien, Kais Saied, avant de participer à une séance à huis clos, consacrée à l’avenir de la Francophonie. Suivront plusieurs entretiens bilatéraux (Photo fournie)

Le sommet coïncide avec la phase finale de la COP27 sur le climat en Égypte et fait suite à une réunion du G20 en Indonésie qui a été dominée par la guerre en Ukraine, pays observateur au sein de l'OIF.

Macron espère engranger des soutiens sur l'Ukraine

Emmanuel Macron ne prononcera pas de discours samedi lors du sommet de la Francophonie en Tunisie, mais compte évoquer en coulisses la question ukrainienne pour tenter d'engranger des soutiens au terme d'un long périple diplomatique.

Après le G20 à Bali et la réunion de l'Apec à Bangkok, le président français achève sur l'île de Djerba une séquence internationale au cours de laquelle il a notamment appelé davantage de pays à se joindre au «consensus croissant» contre la guerre.

Et plusieurs leaders de la communauté francophone souhaitent, samedi, lors d'une session à huis clos consacrée à l'avenir de la francophonie, «parler de la guerre en Ukraine», explique-ton dans l'entourage du chef de l'Etat.

Emmanuel Macron s'entretiendra aussi avec le président tunisien Kais Saied à la mi-journée, et rencontrera le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, a-t-on ajouté de même source.

A son arrivée à Djerba, le président français a rencontré des jeunes ambassadeurs de la francophonie, soulignant qu'il fallait faire preuve de réalisme: «la francophonie s'étend par la démographie de certains pays (...) mais il y a aussi des vrais reculs».

Il y a quelque 321 millions de francophones dans le monde et les projections font état de 750 millions en 2050.

Il y a quelque 321 millions de francophones dans le monde et les projections font état de 750 millions en 2050 (Photo, fournie).
Il y a quelque 321 millions de francophones dans le monde et les projections font état de 750 millions en 2050 (Photo, fournie).

Pourtant, «dans les pays du Maghreb, on parle moins français qu'il y 20 ou 30 ans», a observé Emmanuel Macron, invoquant notamment «des formes de résistances quasi politiques», la facilité d'usage de l'anglais ou encore la difficulté d'accéder à des livres en français à des prix abordables.

«On doit avoir un projet de reconquête», a-t-il poursuivi, exhortant à rendre de nouveau la langue française «hospitalière» en montrant que l'on peut parler un français qui n'est «pas forcément académique», mais une langue facilitant le commerce.

Pour le continent africain, «c'est la vraie langue universelle», «la francophonie c'est la langue du panafricanisme», a-t-il encore opiné.

Emmanuel Macron repartira dans la soirée avant la fin du sommet qui s'achève dimanche.

Francophonie «inaudible» ?

La réélection de la secrétaire générale de l'OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, seule candidate en lice, est également au programme des deux jours de rencontres entre représentants d'un espace de 321 millions de francophones qui plus que doubleront à 750 millions en 2050, grâce à la démographie africaine.

Avant le sommet, Mme Mushikiwabo a dit vouloir demander aux États membres de "redoubler d'efforts" face à un recul du Français dans les organisations internationales.

En dépit de voix critiques dénonçant une Francophonie "inaudible", Mme Mushikiwabo a jugé son organisation "plus pertinente que jamais" et en mesure d'"apporter une petite plus-value" à "la plupart des problèmes du monde", citant la COP27.

Selon un responsable du Canada, poids lourd de la Francophonie, l'organisation "peut être une force positive" sur des questions comme "la paix, la prospérité économique et la consolidation de la démocratie".

Ce responsable a indiqué que le Canada voulait par ailleurs se faire l'écho, lors du sommet, des "inquiétudes" pour "la participation démocratique" en Tunisie depuis que le président Saied s'est emparé des pleins pouvoirs en juillet 2021, et qui traverse une grave crise socio-économique.

La Tunisie accueille cette rencontre qui se tient habituellement tous les deux ans, après deux reports – en 2020 pour cause de Covid-19, puis à l'automne 2021 après le coup de force du président tunisien Saied, accusé d'avoir mis fin à une expérience démocratique unique dans le monde arabe. 

De gauche à droite, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'OIF, Charles Michel, président du Conseil européen, Kais Saïed président de la république de Tunisie (capture d'écran, Mélinda Mrini))
De gauche à droite, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'OIF, Charles Michel, président du Conseil européen, Kais Saïed président de la république de Tunisie (Photo, Mélinda Mrini)

 

Le président du Sénégal, Macky Sall, au centre, entouré, de gauche à droite de la secrétaire générale de l'OIF Louise Mushikiwabo et du président de la Tunisie Kais Saïed (photo, Mélinda Mrini)
Le président du Sénégal, Macky Sall, au centre, entouré, de gauche à droite de la secrétaire générale de l'OIF Louise Mushikiwabo et du président de la Tunisie Kais Saïed (photo, Mélinda Mrini)

 

L’OIF, en bref

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution fondée sur le
partage d’une langue, le français, et de valeurs communes. Elle rassemble 88 États et gouvernements.
Selon un rapport sur la langue française dans le monde, publié en 2022, il y aurait plus de 321 millions de locuteurs de français. Présente sur les cinq continents, l’OIF mène des actions
politiques et de coopération dans les domaines prioritaires suivants : la langue française et la
diversité culturelle et linguistique; la paix, la démocratie et les droits de l’Homme ; l’éducation et la formation ; le développement durable et la solidarité. 
La Secrétaire générale conduit l’action politique de la Francophonie, dont elle est la porte-
parole et la représentante officielle au niveau international. Louise Mushikiwabo a été élue à
ce poste lors du XVIIe Sommet de la Francophonie, en octobre 2018, à Erevan (Arménie).
Mme Mushikiwabo a pris ses fonctions en janvier 2019.

«Francophonie économique»

La tenue du sommet en Tunisie est "un succès" pour son président car elle va "le sortir de son isolement au moins temporairement", selon le politologue français Vincent Geisser.

Mais le sommet n'éclipsera pas la crise traversée par la Tunisie, comme est venue le rappeler vendredi une tentative de manifestants de se rendre à Djerba pour attirer l'attention sur la disparition, il y a deux mois dans un naufrage, de 18 migrants tunisiens, partis d'une ville voisine.

Comme bon nombre de membres de l'OIF, la province canadienne du Québec entend profiter du sommet pour "accroître (sa) présence en Afrique francophone où les occasions d'affaires se multiplient".

"Leader en matière de francophonie économique", le Québec insistera via son Premier ministre François Legault "sur l'importance du français, troisième langue d'affaires dans le monde", selon un communiqué officiel.

Pour la ministre sénégalaise à la Francophonie, Penda Mbow, "on jugera les pays francophones sur leur capacité à réduire la fracture numérique au sein de leur société".

Mme Mbow pronostique aussi un rôle accru de la Francophonie dans la gestion des crises internationales.

Mais pour Alioune Tine, figure de la société civile sénégalaise, l'OIF s'est montrée "totalement impuissante, face à des élections frauduleuses, aux troisièmes mandats (de dirigeants africains, NDLR) et aux coups d'État militaires", au Mali, en Guinée ou au Burkina Faso.

Membres et observateurs

54 ÉTATS ET GOUVERNEMENTS MEMBRES
Albanie • Principauté d’Andorre • Arménie • Belgique • Bénin • Bulgarie • Burkina Faso •
Burundi • Cabo Verde • Cambodge • Cameroun • Canada • Canada-Nouveau-Brunswick•
Canada-Québec • Centrafrique • Comores • Congo • République Démocratique du
Congo • Côte d’Ivoire • Djibouti • Dominique • Égypte • France • Gabon • Grèce • Guinée •
Guinée-Bissau • Guinée équatoriale • Haïti • Laos • Liban • Luxembourg • Macédoine du Nord• Madagascar • Mali • Maroc • Maurice • Mauritanie • Moldavie • Monaco • Niger • Roumanie • Rwanda • Sainte-Lucie • Sao Tomé-et-Principe • Sénégal • Seychelles • Suisse• Tchad •Togo • Tunisie • Vanuatu • Vietnam • Fédération Wallonie-Bruxelles

7 MEMBRES ASSOCIÉS
Chypre • Émirats arabes unis • France–Nouvelle-Calédonie • Ghana • Kosovo • Qatar • Serbie

27 OBSERVATEURS
Argentine • Autriche • Bosnie-Herzégovine • Canada/Ontario • Corée du Sud • Costa Rica•
Croatie • Dominicaine (République) • Estonie • Gambie • Géorgie • Hongrie • Irlande • Lettonie• Lituanie • Louisiane • Malte • Mexique • Monténégro • Mozambique • Pologne • Slovaquie• Slovénie • tchèque (République) • Thaïlande • Ukraine • Uruguay

Dès le début de son discours d’ouverture de la conférence de la Francophonie, la Secrétaire générale de l’OIF  a cité Gustave Flaubert qui décrit dans un de ses roman Djerba comme une île merveilleuse où « l’air est si doux qu’il empêche de mourir » ... Nous ne sommes pas rassemblés à Djerba aujourd’hui dans une quête spirituelle d’éternité. Mais nous sommes ici pour que ce XVIIIe Sommet de la Francophonie permette d’inscrire, de manière effective et significative, notre Organisation dans l’avenir, a-t-elle déclaré.

Elle a tenue à rendre hommage à l’ancien président tunisien, Habib Bourguiba un des pères fondateur de la Francophonie qui était « en avance sur son temps, convaincu des bienfaits de la politique interculturelle, adepte de l’éducation bilingue, engagé pour le progrès du statut de la femme, qui restent, encore de nos jours, des piliers de la société tunisienne, mais aussi et surtout, de la coopération francophone. » 

Louis Mushikiwado est revenue sur ces quatre dernières années dont « le climat a été peu favorable » en raison de la pandémie de Covid 19, la récession économique, la multiplication de crises et de conflits politiques, les effets du réchauffement de la planète... La secrétaire générale s’est toutefois dit heureuse que «ces circonstances adverses ne nous ont pas empêchés d’avoir des résultats probants et encourageants. »

Elle a mis en avant le nouveau Cadre stratégique 2023-2030 qui sera adopté lors du Sommet, et qui aura en ligne de mire trois principaux objectifs : l’action pour les jeunes et les femmes ; l’influence sur la scène internationale ; et l’attractivité.

Le nom du nouveau secrétaire général sera connu ce soir après son élection. La date et le lieu du sommet de la Francophonie sera aussi annoncé.


Toute menace contre la sécurité du Royaume est une « ligne rouge », affirme l’envoyé saoudien

Le représentant permanent du Royaume d'Arabie saoudite auprès des Nations Unies, Abdulaziz Alwasil. (Fourni)
Le représentant permanent du Royaume d'Arabie saoudite auprès des Nations Unies, Abdulaziz Alwasil. (Fourni)
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  • Abdulaziz Alwasil déclare devant le Conseil de sécurité de l’ONU que la situation dans le sud du Yémen est « une cause juste aux dimensions sociales et historiques » qui ne peut être résolue que par le dialogue
  • Les récentes activités militaires dans le sud ont été unilatérales, entraînant une escalade qui nuit aux intérêts du peuple yéménite et sape les efforts visant à résoudre les problèmes du sud, affirme-t-il

​​​​​​NEW YORK : Toute tentative de menacer la sécurité nationale de l’Arabie saoudite constitue une « ligne rouge » et fera l’objet d’une réponse décisive, a déclaré mercredi l’ambassadeur du Royaume auprès des Nations unies devant le Conseil de sécurité.

S’exprimant lors d’une réunion consacrée au Yémen, Abdulaziz Alwasil a estimé que la situation dans le sud du pays est « une cause juste aux dimensions sociales et historiques » qui ne peut être résolue que par le dialogue.

« Nous soulignons que toute tentative de menacer notre sécurité nationale est une ligne rouge, et nous n’hésiterons pas à prendre les mesures et actions nécessaires pour y faire face et la neutraliser », a-t-il ajouté.

Alwasil a réaffirmé le soutien de l’Arabie saoudite au président yéménite Rashad Al-Alimi, au Conseil présidentiel de direction et au gouvernement yéménite dans leurs efforts pour parvenir à la sécurité, à la stabilité, au développement et à la paix, tout en préservant l’unité nationale.

Il a indiqué que les activités militaires menées par les forces du Conseil de transition du Sud dans le Hadramaout et l’Al-Mahra le 2 décembre 2025 étaient unilatérales, n’avaient pas reçu l’approbation du Conseil présidentiel de direction et n’avaient pas été coordonnées avec la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Ces actions ont entraîné une escalade injustifiée qui a porté atteinte aux intérêts du peuple yéménite, sapé les efforts visant à traiter les problèmes du sud et contredit les objectifs de la coalition, a-t-il ajouté.

Le Royaume, en coordination avec ses partenaires de la coalition, le Conseil présidentiel de direction et le gouvernement yéménite, a pris des mesures pour contenir la situation en envoyant une force militaire chargée de coordonner les dispositions avec le Conseil de transition du Sud à Aden, a-t-il déclaré.

L’objectif était d’assurer le retour des forces du Conseil de transition du Sud à leurs positions précédentes en dehors du Hadramaout et de l’Al-Mahra, ainsi que la remise des camps aux forces gouvernementales légitimes et aux autorités locales, conformément aux procédures convenues, a ajouté Alwasil.

Il a exprimé son regret face aux opérations militaires menées dans le Hadramaout et l’Al-Mahra, à proximité de la frontière sud de l’Arabie saoudite, estimant qu’elles constituaient une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume, ainsi que pour la sécurité du Yémen et la stabilité régionale. De telles actions sont extrêmement dangereuses, a-t-il souligné, et vont à l’encontre des principes fondateurs de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Alwasil a salué l’accord d’échange de prisonniers et de détenus signé à Mascate le 23 décembre, qu’il a qualifié de mesure humanitaire importante pour soulager les souffrances et renforcer la confiance.

Il a félicité le sultanat d’Oman pour avoir accueilli et parrainé les consultations, ainsi que pour son soutien aux négociations, et a salué les efforts de l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, du Comité international de la Croix-Rouge et de tous ceux qui ont contribué au processus.

S’agissant des efforts politiques pour résoudre la crise, Alwasil a déclaré que l’Arabie saoudite accueillait favorablement l’appel du président Al-Alimi à la tenue d’une conférence inclusive à Riyad, réunissant toutes les parties prenantes afin de discuter de solutions justes à la situation dans le sud du Yémen.

Les préparatifs de cette conférence ont commencé, a-t-il précisé, en coopération avec le gouvernement yéménite et des représentants du sud, reflétant les liens étroits entre les deux pays et leur intérêt commun pour la stabilisation du Yémen.

Il a exhorté l’ensemble des acteurs du sud à participer activement et de manière constructive aux discussions afin de parvenir à des solutions globales et équitables répondant aux aspirations légitimes du peuple du sud du Yémen.

Alwasil a enfin appelé toutes les forces et parties prenantes yéménites à coopérer et à intensifier leurs efforts pour parvenir à un règlement politique durable garantissant la sécurité et la stabilité.

Il a qualifié la question du sud de « cause juste aux dimensions sociales et historiques », soulignant que « la seule manière d’y répondre passe par le dialogue menant à une solution politique globale », fondée sur des références approuvées aux niveaux national et international. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les ministres saoudien et iranien des Affaires étrangères discutent des évolutions régionales lors d’un entretien téléphonique

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane. (Archive/AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane. (Archive/AFP)
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  • Cet entretien s’inscrit dans le cadre du dialogue en cours entre Riyad et Téhéran visant à renforcer la stabilité régionale

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone jeudi avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, a rapporté l’agence de presse officielle SPA.

Selon un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères, les deux responsables ont évoqué les dernières évolutions régionales ainsi que les moyens de soutenir la sécurité et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: le plan Trump entre dans sa deuxième phase, accord sur un comité de gouvernance

Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions. (AFP)
Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions. (AFP)
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  • Les discussions du Caire ont eu lieu entre une délégation du Hamas et des médiateurs égyptiens, ainsi qu'entre les dirigeants de partis palestiniens
  • Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions

LE CAIRE: Washington a annoncé mercredi l'entrée dans la deuxième phase du plan américain visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, après l'annonce d'un accord des mouvements palestiniens sur la formation d'un comité transitoire de gouvernance.

"Nous annonçons le lancement de la phase deux du plan en 20 points" de Donald Trump, "passant du cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction" de la bande de Gaza, a écrit sur X l'envoyé spécial Steve Witkoff.

Fruit de fortes pressions américaines, le cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre, soit un peu plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas, le 7 octobre 2023, contre Israël.

Le président américain avait alors présenté une feuille de route, prévoyant notamment qu'un comité de transition administre le territoire palestinien sous la supervision d'un Conseil de la paix, présidé par Donald Trump.

L'Egypte, médiatrice dans le conflit, a annoncé mercredi qu'un "consensus" avait été trouvé entre toutes les parties sur la composition de ce comité palestinien de 15 membres, à l'issue de pourparlers au Caire.

L'ancien vice-ministre palestinien, Ali Shaath, doit en prendre la tête.

"Gérer la vie quotidienne" 

Devant la presse, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a dit espérer que cet organe serait déployé rapidement dans la bande de Gaza, en proie à une grave crise humanitaire, "pour gérer la vie quotidienne et les services essentiels".

Les discussions du Caire ont eu lieu entre une délégation du Hamas et des médiateurs égyptiens, ainsi qu'entre les dirigeants de partis palestiniens, selon des responsables du mouvement islamiste, qui ont requis l'anonymat.

Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions.

La présidence palestinienne, basée à Ramallah, a également apporté son soutien à cet organe dans un communiqué, ce qui "reflète la position du Fatah", dirigé par le président Mahmoud Abbas, a déclaré une source de la présidence à l'AFP.

Le Hamas a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne cherchait pas à jouer un rôle au sein de la future gouvernance à Gaza.

Les pourparlers ont également porté sur le retrait des forces israéliennes du territoire palestinien, la réouverture du point de passage avec l'Egypte de Rafah (sud) et l'entrée de l'aide stockée côté égyptien, a précisé le Hamas.

Dernier otage israélien 

Les discussions sur cette deuxième phase du cessez-le-feu ont longtemps patiné, dans le contexte d'une très fragile trêve, les deux belligérants s'accusant mutuellement de la violer.

Israël avait déclaré qu'il n'entamerait pas les discussions sur cette étape suivante de l'accord avant le retour du corps de Ran Gvili, dernier otage israélien enlevé le 7-Octobre retenu à Gaza.

Le Forum des familles d'otages, principale association israélienne regroupant les proches des otages, a appelé le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, à "honorer ses engagements" et à ne pas passer à cette nouvelle étape du cessez-le-feu.

Le Hamas a dit de son côté accueillir favorablement l'annonce de M. Witkoff. "Les factions mettront tout en oeuvre pour assurer le succès des travaux du comité", a affirmé à l'AFP un responsable du mouvement, Taher al-Nounou.

La deuxième phase du plan Trump prévoit également le désarmement du Hamas, ce que le groupe refuse, et le retrait progressif des troupes israéliennes du territoire gazaoui, dont elles contrôlent encore environ la moitié et le lancement de la reconstruction.

Quant au futur Conseil de la paix, il sera représenté sur le terrain par le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. Il a déjà entamé ses entretiens en Israël et Cisjordanie occupée la semaine dernière.

M. Trump devrait prochainement annoncer la composition du Conseil, les médias évoquant une quinzaine de dirigeants internationaux.