Syrie: Renforts russes dans une zone frontalière de la Turquie (habitants et ONG)

La Russie a déployé mercredi des renforts de troupes dans une zone du nord de la Syrie contrôlée par des combattants kurdes et des troupes gouvernementales, craignant une incursion terrestre turque (Photo, AFP).
La Russie a déployé mercredi des renforts de troupes dans une zone du nord de la Syrie contrôlée par des combattants kurdes et des troupes gouvernementales, craignant une incursion terrestre turque (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Syrie: Renforts russes dans une zone frontalière de la Turquie (habitants et ONG)

  • C'est la première fois que l'armée russe, qui soutient le régime de Bachar al-Assad, dépêche des renforts dans la région de Tal Rifaat
  • Des habitants de Tal Rifaat ont indiqué que des renforts russes étaient arrivés dans la ville située à une quinzaine de kilomètres de la frontière turque

QAMICHLI: Les forces russes ont accru leur présence mercredi  dans une région du nord de la Syrie sous contrôle des forces kurdes et de l'armée syrienne, menacée par une offensive terrestre de la Turquie, ont indiqué des habitants et une ONG.

C'est la première fois que l'armée russe, qui soutient le régime de Bachar al-Assad, dépêche des renforts dans la région de Tal Rifaat, frontalière de la Turquie, depuis qu'Ankara a lancé le 20 novembre une campagne de raids aériens contre les combattants kurdes.

Des habitants de Tal Rifaat ont indiqué que des renforts russes étaient arrivés dans la ville située à une quinzaine de kilomètres de la frontière turque.

Le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l'offensive terrestre que la Turquie menace de lancer "le moment venu" viserait en priorité Tal Rifaat, ainsi que les localités de Manbij et Kobané, en vue d'établir une zone de sécurité large de trente kilomètres au sud de sa frontière.

Tal Rifaat se trouve dans une enclave contrôlée par les forces kurdes, entourée de régions tenues par l'armée syrienne d'un côté, et de groupes proturcs de l'autre.

Selon les mêmes habitants, les forces de Moscou ont établi un nouveau barrage entre la zone contrôlée par les Kurdes et celle tenue par les forces pro-turques.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources sur le terrain) a de son côté indiqué que les forces russes avaient également consolidé leur présence à l'aéroport militaire de Menagh, tenu par le régime syrien, proche de Tal Rifaat.

L'OSDH a également fait état de renforts russes dans les environs de la ville frontalière kurde de Kobané. Un responsable de sécurité a indiqué à l'AFP que les forces russes y avaient fait circuler une patrouille, sous la surveillance d'un hélicoptère.

"Le but de ces renforts pourrait être d'empêcher ou de retarder l'opération militaire turque", a affirmé à l'AFP le chef de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Les forces kurdes de Syrie ont indiqué mardi avoir demandé à la Russie de faire pression sur la Turquie pour la dissuader de lancer une offensive terrestre.

Moscou, allié du régime syrien, et Washington, qui soutient les Kurdes de Syrie, ont tous deux appelé Ankara "à la retenue".

La Turquie a lancé ses raids après un attentat qui a fait six morts à Istanbul le 13 novembre, accusant les Kurdes de l'avoir commandité, ce qu'ils ont démenti.

Depuis le 20 novembre, environ 75 personnes ont été tuées dans les frappes turques, en majorité des combattants kurdes, ainsi qu'une dizaine de civils et des soldats syriens, selon l'OSDH.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.