Liban : huitième tentative ratée pour élire un chef de l'Etat

Le palais présidentiel libanais. Photo Dalati et Nohra.
Le palais présidentiel libanais. Photo Dalati et Nohra.
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Liban : huitième tentative ratée pour élire un chef de l'Etat

  • M. Moawad, fils de l'ancien président René Moawad assassiné en 1989, soutenu par le camp anti-Hezbollah, a obtenu jeudi 37 voix, loin des 86 nécessaires pour être élu au premier tour ou des 65 voix requises lors d'un deuxième tour
  • Le parlement s'est déjà réuni à huit reprises depuis fin septembre, sans succès, et la date de la prochaine séance a été fixée au 8 décembre

BEYROUTH: Les députés libanais ont tenu jeudi une huitième session sans parvenir à élire un chef de l'Etat pour ce pays sans président depuis un mois, dirigé par un gouvernement intérimaire incapable de contenir l'effondrement économique.

Le parlement est profondément divisé entre le camp opposé au Hezbollah, qui n'a pas les voix nécessaires pour élire son candidat, Michel Moawad, et celui de la puissante formation pro-iranienne qui n'a pas de candidat déclaré.

M. Moawad, fils de l'ancien président René Moawad assassiné en 1989, soutenu par le camp anti-Hezbollah, a obtenu jeudi 37 voix, loin des 86 nécessaires pour être élu au premier tour ou des 65 voix requises lors d'un deuxième tour.

Cinquante-deux députés, notamment du camp pro-Hezbollah, ont voté blanc. D'autres parlementaires ont inscrit sur leur bulletin de vote des slogans ou des noms fantaisistes, dont celui... du président brésilien élu Lula.

M. Moawad est considéré comme proche des Etats-Unis. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait déclaré souhaiter un président qui ne soit pas inféodé à Washington. La formation chiite affirme vouloir parvenir à un candidat de consensus, qu'elle n'a pas encore nommé.

Mais les analystes politiques estiment que le Hezbollah soutient l'ancien député et ministre pro-syrien Sleimane Frangié. Le nom du commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun, est également cité comme un candidat de compromis potentiel.

Le parlement s'est déjà réuni à huit reprises depuis fin septembre, sans succès, et la date de la prochaine séance a été fixée au 8 décembre.

Lors de la séance, le député des Forces Libanaises (FL, parti chrétien) Antoine Habchi a dénoncé le fait que le parlement "n'assume pas ses responsabilités".

L'élection d'un président pourrait prendre des mois, comme cela s'était produit lors de l'élection de Michel Aoun en 2016, après une vacance de 29 mois au sommet de l'Etat.

Michel Aoun a quitté le palais présidentiel le 30 octobre dernier, à la veille de l'expiration de son mandat, sans successeur désigné.

En vertu du système confessionnel de partage du pouvoir en vigueur, la présidence de la République est réservée à un chrétien maronite.

Depuis fin 2019, l'économie libanaise est en plein effondrement et les autorités ne sont toujours pas parvenues à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour sortir le pays de la crise.

Depuis le 1er novembre, le pays est en outre dirigé par un gouvernement démissionnaire, chargé uniquement d'expédier les affaires courantes et incapable de prendre des décisions importantes.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com