Tunisie: les législatives n'ont aucune raison d'être, selon le chef du syndicat UGTT

Le chef de la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT, Noureddine Taboubi, prononce son discours inaugural devant plusieurs centaines de salariés du secteur des transports, le 30 novembre 2022 à Tunis. (Photo, AFP)
Le chef de la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT, Noureddine Taboubi, prononce son discours inaugural devant plusieurs centaines de salariés du secteur des transports, le 30 novembre 2022 à Tunis. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 03 décembre 2022

Tunisie: les législatives n'ont aucune raison d'être, selon le chef du syndicat UGTT

Le chef de la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT, Noureddine Taboubi, prononce son discours inaugural devant plusieurs centaines de salariés du secteur des transports, le 30 novembre 2022 à Tunis. (Photo, AFP)
  • «Nous allons vers des élections qui n'ont ni goût ni couleur, qui résultent d'une Constitution qui n'a été ni participative (dans son élaboration) ni soumise à l'approbation de la majorité», a dénoncé Noureddine Taboubi
  • Le processus est très critiqué en raison de la faible présence des femmes (15% des candidats) et du manque de candidats dans certaines circonscriptions pour ces élections auxquelles se présentent 1 038 candidats

TUNIS:  Le chef de la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT, Noureddine Taboubi, a vivement critiqué samedi les élections législatives prévues le 17 décembre, estimant qu'elles n'avaient aucune raison d'être après la réforme très contestée de la Constitution qui réduit fortement le rôle des partis politiques.

"Nous allons vers des élections qui n'ont ni goût ni couleur, qui résultent d'une Constitution qui n'a été ni participative (dans son élaboration) ni soumise à l'approbation de la majorité", a dénoncé M. Taboubi, lors d'un meeting commémorant l'assassinat (en 1952) du fondateur de l'UGTT, Farhat Hached.

Il a notamment critiqué le mode de scrutin prévu -- majoritaire uninominal à deux tours -- alors qu'un scrutin de liste était en vigueur avant le coup de force mené par le président Kaïs Saied le 25 juillet 2021 par lequel il s'est accaparé tous les pouvoirs. En conséquence, le rôle des partis politiques s'en trouve fortement réduit au profit de candidats sans affiliation affichée.

La plupart des partis incluant ceux de l'opposition au premier rang desquels le parti d'inspiration islamiste Ennahdha -- qui dominait le Parlement dissous par M. Saied -- ont appelé à boycotter le scrutin, dénonçant un "coup d'Etat contre la Révolution" ayant renversé le dictateur Ben Ali en 2011.

Le nouveau Parlement sera composé de 161 députés mais ses pouvoirs seront très limités en vertu de la nouvelle Constitution approuvée cet été lors d'un référendum organisé par M. Saied et marqué par une très forte abstention (près de 70%).

Le processus est très critiqué en raison de la faible présence des femmes (15% des candidats) et du manque de candidats dans certaines circonscriptions pour ces élections auxquelles se présentent 1 038 candidats.

Dans son discours, M. Taboubi a par ailleurs appelé le gouvernement à dévoiler les détails du plan de réformes promis au Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un accord préliminaire sur un nouveau prêt avoisinant les 2 milliards de dollars.

Le syndicat s'oppose à toute privatisation des entreprises de l'Etat qui assurent les services publics (eau, électricité, transports...) et à une suppression des subventions aux produits alimentaires et énergétiques de base.

Depuis 2011, la Tunisie accumule des difficultés économiques, exacerbées par la pandémie de Covid-19 puis par la guerre en Ukraine qui a creusé son endettement au-delà des 100% du PIB, en raison d'une grande dépendance aux importations de céréales et carburants.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.