La coopération entre l'Arabie saoudite et la Chine atteint de nouveaux sommets chaque année

Des enfants jouent avec un robot quadrupède lors de la Conférence mondiale des robots 2022 à Pékin (Photo, AFP).
Des enfants jouent avec un robot quadrupède lors de la Conférence mondiale des robots 2022 à Pékin (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 décembre 2022

La coopération entre l'Arabie saoudite et la Chine atteint de nouveaux sommets chaque année

  • 2022 s'est avérée être l'année où les projets de collaboration sino-saoudiens dans divers domaines ont véritablement prospéré
  • La Chine cherche à renforcer ses relations énergétiques avec les pays du Golfe afin de s'assurer un approvisionnement suffisant en pétrole

RIYAD: Les relations entre l'Arabie saoudite et la Chine ont prospéré en 2022 grâce aux efforts de coopération élevés entre les pays dans divers domaines, notamment l'aviation, l'énergie, le tourisme, l'intelligence artificielle et la technologie.

Le 27 novembre, le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères a rencontré l'ambassadeur de Chine au Royaume à Riyad, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Au cours de la réunion, Waleed al-Khuraiji et Chen Weiqing ont passé en revue les relations bilatérales et les moyens de les renforcer afin de servir les intérêts communs. Ils ont également discuté de questions d'intérêt commun.

Aviation

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Le protocole d'accord vise également à promouvoir la croissance du trafic aérien et à renforcer la coopération dans le domaine du transport aérien (Photo, Arab News).

Au début de cette année, en octobre, l'Arabie saoudite et la Chine ont signé un protocole d'accord visant à augmenter le nombre de vols et d'escales entre les deux pays. 

Le protocole d'accord vise également à promouvoir la croissance du trafic aérien et à renforcer la coopération dans le domaine du transport aérien entre les deux pays, a rapporté Zawya.

Énergie

En septembre, l'organisation régionale qu'est la Ligue arabe a annoncé que le premier sommet arabo-chinois de son genre sera accueilli par l'Arabie saoudite en décembre, ce qui constitue une étape importante dans la collaboration stratégique entre les pays arabes et le géant asiatique.

Selon le journal South China Morning Post, basé à Hong Kong, Pékin cherche à renforcer ses relations énergétiques avec les pays du Golfe afin de s'assurer un approvisionnement suffisant.

Tourisme

En septembre, l'autorité saoudienne du Tourisme et la société financière UnionPay, basée à Shanghai, ont signé un protocole d'accord visant à augmenter le nombre de visiteurs chinois en Arabie saoudite.

Dans le cadre de cet accord, la société publique chinoise de services financiers facilitera les opérations de paiement au sein du Royaume pour les détenteurs de cartes UnionPay, a rapporté la SPA.

Culture

Dans le cadre de la coopération culturelle entre l'Arabie saoudite et la Chine, la bibliothèque publique roi Abdelaziz a signé un protocole d'accord et une collaboration avec le groupe chinois Bayt al-Hikma en avril.

L'accord vise à renforcer la coopération entre les deux pays dans différents domaines culturels, de la connaissance et des langues qui intéressent les deux parties.

Cela comprend également l'échange de services de publication et de visites culturelles entre les deux pays, ainsi que l'organisation de réunions scientifiques et d'expositions spécialisées et l’organisation de points culturels communs par le biais de forums.

Intelligence artificielle

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Le fournisseur de solutions Taqnia ets ont signé un protocole d'accord avec l'entreprise aérospatiale chinoise Star Vision (Photo, Arab News).

En mars, l'entreprise aérospatiale Taqnia et le fournisseur de solutions Taqnia ets, basés à Riyad, ont signé un protocole d'accord avec l'entreprise aérospatiale chinoise Star Vision afin d'améliorer la chaîne d'approvisionnement du secteur spatial et de travailler main dans la main sur les applications et les technologies d'intelligence artificielle.

En vertu du protocole d'accord, toutes les parties participeront à des recherches collaboratives et travailleront ensemble de manière à faciliter le développement de technologies spatiales, de satellites et de produits géospatiaux de premier ordre, a rapporté la revue commerciale Times Aerospace.

Le protocole d'accord vise à introduire des services et des produits localisés qui s'alignent sur l'industrie spatiale et géospatiale stratégique du Royaume et de la région.

Technologie

En mars, la société saoudienne ACES (Advanced Communications and Electronics Systems Co.) s'est associée au China Electronics Technology Group pour fabriquer des systèmes de charge utile pour les drones dans le Royaume.

Dans le cadre de ce partenariat, China Electronics Technology Group, conglomérat d'État spécialisé dans l'électronique à double usage, entend aider ACES à mettre en place un centre de recherche et développement et une équipe de fabrication pour divers types de systèmes de charge utile pour drones.  

Pétrole

En mars, une unité de la Compagnie pétrolière saoudienne a signé un premier accord avec China Petroleum & Chemical Corp, connu sous le nom de Sinopec, en vue d'une éventuelle collaboration en aval en Chine.

La filiale, Saudi Aramco Asia Company Ltd, et Sinopec visent à soutenir Fujian Refining and Petrochemical Co. dans la réalisation d'une étude de faisabilité sur l'optimisation et l'expansion des capacités, selon un communiqué.  

Construction et bâtiment

En janvier, Aramco et l'Académie chinoise des matériaux de construction ont annoncé leur intention de lancer conjointement un nouveau centre d'excellence et d'innovation pour les produits non métalliques.

Également appelé Nexcel, le nouveau centre sera basé à Pékin et fera progresser l'utilisation des matériaux non métalliques dans le secteur du bâtiment et de la construction.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.