Les dirigeants mondiaux des médias réunis en Arabie saoudite pour un grand forum consacré au secteur

Majid al-Qasabi. (SPA)
Majid al-Qasabi. (SPA)
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Publié le Mercredi 25 janvier 2023

Les dirigeants mondiaux des médias réunis en Arabie saoudite pour un grand forum consacré au secteur

  • Sous le thème «Les médias dans un monde qui se dessine», le forum abordera le rôle important que joue le secteur sur le plan social, politique et économique
  • L'objectif du forum est d'instaurer «un environnement compétitif au sein du monde des médias et de motiver les institutions et les spécialistes à fournir des prestations originales dignes d'être célébrées et honorées»

RIYAD: Une importante conférence consacrée à l'industrie des médias réunira le mois prochain en Arabie saoudite près de mille cinq cents personnalités du monde entier.

La deuxième édition du Forum saoudien des médias (Saudi Media Forum) se tiendra à Riyad les 20 et 21 février. Il mettra en lumière les évolutions dans les domaines de l'audiovisuel, de la presse écrite et des médias numériques.

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(De gauche à droite) Mohammed Fahad al-Harthi, Turki al-Sahli, Abdallah al-Humaidani, Mohammed Amer et Ahmed al-Muyidi. (Fourni)

Sous le thème «Les médias dans un monde qui se dessine», le forum abordera également le rôle important que joue le secteur sur le plan social, politique et économique.

 

Historique

La première édition du forum s'est tenue à Riyad à la fin de l'année 2019, sous l’égide de l'Autorité saoudienne des journalistes, et plus de mille délégués régionaux et internationaux venus de trente-deux pays y ont participé.

Selon Mohammed Fahad al-Harthi, directeur général de l'Autorité saoudienne de diffusion, l'objectif du forum est d'instaurer «un environnement compétitif au sein du monde des médias et de motiver les institutions et les spécialistes à fournir des prestations originales dignes d'être célébrées et honorées».

La cérémonie de remise des prix comportera des catégories telles que: «le meilleur journal imprimé et électronique», «la meilleure production audiovisuelle», «le meilleur contenu sur Twitter», «l'entrepreneuriat dans les médias» et la «personnalité de l'année».

La première édition du forum s'est tenue à Riyad à la fin de l'année 2019, sous l’égide de l'Autorité saoudienne des journalistes, et plus de mille délégués régionaux et internationaux venus de trente-deux pays y ont participé.

M. Al-Harthi, qui est également président du forum, a précisé que l'événement coïncide avec l'essor du secteur des médias en Arabie saoudite.

Pour le journaliste saoudien Turki al-Sahli, les médias du Royaume sont en quête de journalistes «talentueux, qualifiés et passionnés» pour préserver la qualité et l'éthique du journalisme. Il précise que l'un des principaux défis pour le secteur réside dans l'adaptation aux exigences de l'ère numérique.

Aux yeux de Mohammed Amer, rédacteur en chef adjoint du journal Al-Mowaten, le monde entier s'intéresse à l'Arabie saoudite en raison des transformations opérées dans le pays dans le cadre de la Vision 2030. Les médias saoudiens sont en mesure d'influencer les changements qui se produisent aux quatre coins du monde.

Ahmed al-Muyidi est professeur adjoint de médias et de communication à l'université du Roi-Saoud. Il estime que le forum offre aux experts des médias une plate-forme importante pour échanger des idées, partager des expériences et discuter des derniers développements technologiques dans le secteur.
Il serait avantageux pour le marché du travail en Arabie saoudite de mettre en place des programmes de formation dans le domaine, selon lui.

Le chercheur en médias numériques Abdallah al-Humaidani, déclare: «Je m'attends à une augmentation sans précédent de l'audience, notamment pour le contenu numérique et ses outils. Nous devons accélérer davantage le rythme afin d’accompagner cette tendance pour qu'elle puisse répondre à la renaissance que connaît le Royaume.»
Selon M. Al-Humaidani, il reste encore du travail à faire dans la région pour adapter les modèles de médias traditionnels aux nouvelles méthodes de production et de création.

«Les institutions doivent investir davantage et s'approprier des méthodes de création modernes, à l'instar de l'approche connue sous le nom de “design thinking”. En effet, ce modèle, flexible, codifié et créatif, permet de commercialiser et de perfectionner le contenu et de mieux cibler le public», poursuit-il.

En dépit des mesures encourageantes prises par le secteur des médias du Royaume, Ahmed al-Muyidi estime que «les choses doivent aller plus vite, notamment en raison de la récente évolution du marketing du sport». Il indique toutefois que «la transformation fructueuse que connaît le Royaume dans tous les domaines mérite d'être soulignée».


Ce texte est la traduction d’un article paru dur Arabnews.com.  

 


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.

 

 


L'armée israélienne confirme que le soldat photographié frappant une statue de Jésus est israélien

Israël a pris le contrôle de plusieurs secteurs dans le sud du Liban, fief du Hezbollah, après que le mouvement pro-iranien a attaqué Israël le 2 mars en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi au Liban. (AFP)
Israël a pris le contrôle de plusieurs secteurs dans le sud du Liban, fief du Hezbollah, après que le mouvement pro-iranien a attaqué Israël le 2 mars en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi au Liban. (AFP)
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  • "Des mesures appropriées seront prises à l'encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l'enquête", a ajouté l'armée, assurant traiter l'affaire avec "la plus grande sévérité"
  • Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a condamné un acte "honteux et dégradant"

JERUSALEM: Le soldat pris en photo soulevant une masse pour frapper une statue de Jésus dans le sud du Liban fait partie de l'armée israélienne, a confirmé celle-ci dans la nuit après l'ouverture d'une enquête dimanche.

"À l'issue d'un premier examen (...) il a été établi que cette photographie montre un soldat des forces israéliennes en mission dans le sud du Liban", a écrit l'armée lundi peu après minuit sur son compte X, alors que le cliché circule largement sur les réseaux sociaux.

Israël a pris le contrôle de plusieurs secteurs dans le sud du Liban, fief du Hezbollah, après que le mouvement pro-iranien a attaqué Israël le 2 mars en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur vendredi au Liban.

"Des mesures appropriées seront prises à l'encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l'enquête", a ajouté l'armée, assurant traiter l'affaire avec "la plus grande sévérité".

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a condamné un acte "honteux et dégradant".

"Je suis convaincu que des mesures sévères nécessaires seront prises contre les auteurs de cet acte ignoble", a-t-il écrit sur X.

"Nous présentons nos excuses pour cet incident et à tous les chrétiens dont les sentiments ont été blessés".

Plus tôt dimanche, le porte-parole militaire israélien Nadav Shoshani avait annoncé que l'armée examinait l'authenticité du cliché.

L'image montre un soldat israélien utilisant une masse pour frapper la tête d'une statue de Jésus crucifié tombée de sa croix.

Des médias arabes ont affirmé que la statue se trouvait dans le village chrétien de Debl, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël.

La municipalité de Debl a indiqué à l'AFP que la statue se trouvait bien dans le village, mais n'a pas pu confirmer qu'elle avait été endommagée.

L'armée israélienne a encore assuré "aider la communauté à remettre la statue en place" et indiqué n'avoir "aucune intention de porter atteinte aux infrastructures civiles, y compris aux édifices religieux ou aux symboles religieux".

Les troupes israéliennes sont restées dans la zone et ont démoli dimanche de nouvelles maisons, selon l'agence de presse officielle libanaise, ANI.


En pleine trêve, Israël poursuit les démolitions dans le sud du Liban

 L'armée israélienne, qui a reçu pour ordre d'user de "toute sa force" en cas de menace malgré la trêve avec le Hezbollah pro-iranien, a démoli dimanche de nouvelles maisons dans le sud du Liban, selon un média d'Etat. (AFP)
L'armée israélienne, qui a reçu pour ordre d'user de "toute sa force" en cas de menace malgré la trêve avec le Hezbollah pro-iranien, a démoli dimanche de nouvelles maisons dans le sud du Liban, selon un média d'Etat. (AFP)
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  • L'objectif est "de détruire les maisons dans les villages proches de la frontière qui servaient, à tous égards, de postes avancés terroristes du Hezbollah et menaçaient les communautés israéliennes"
  • L'armée israélienne a par ailleurs déclaré avoir tué un "terroriste armé" qui "avait violé les modalités du cessez-le-feu" en s'approchant de soldats et qui avait représenté "une menace immédiate"

BEYROUTH: L'armée israélienne, qui a reçu pour ordre d'user de "toute sa force" en cas de menace malgré la trêve avec le Hezbollah pro-iranien, a démoli dimanche de nouvelles maisons dans le sud du Liban, selon un média d'Etat.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi avons donné pour instruction aux forces de défense israéliennes d'agir avec toute leur force, tant au sol que dans les airs, y compris pendant le cessez-le-feu, afin de protéger nos soldats au Liban contre toute menace", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz.

Il a ajouté que l'armée avait également reçu l'ordre de démolir toute structure ou route qui était "piégée" et menaçait les soldats.

L'objectif est "de détruire les maisons dans les villages proches de la frontière qui servaient, à tous égards, de postes avancés terroristes du Hezbollah et menaçaient les communautés israéliennes", a-t-il dit.

L'armée israélienne a par ailleurs déclaré avoir tué un "terroriste armé" qui "avait violé les modalités du cessez-le-feu" en s'approchant de soldats et qui avait représenté "une menace immédiate".

"Fait accompli" 

Israël "continue de détruire ce qu'il reste des maisons dans la ville de Bint Jbeil", a indiqué l'Agence de presse officielle libanaise (ANI).

Située à près de cinq kilomètres de la frontière, elle a été le théâtre de violents combats entre l'armée israélienne et le Hezbollah avant le cessez-le-feu, entré en vigueur vendredi.

Des opérations israéliennes similaires de ratissage et de destruction de maisons à l'explosif ont eu lieu dans plusieurs autres localités frontalières, selon l'agence, qui a aussi fait état "de tirs d'artillerie" israéliens dans un cas.

Elles sont toutes situées derrière la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne dit avoir établie, comme dans la bande de Gaza.

Elle a publié dimanche une carte montrant sa "ligne de défense avancée" et une zone en rouge le long de la frontière, où ses forces opèrent pour démanteler les sites du Hezbollah et "prévenir les menaces directes" contre les populations du nord d'Israël.

La Turquie a accusé Israël de chercher à créer un "fait accompli" au Liban et dénoncé, par la voix de son chef de la diplomatie Hakan Fidan, "l'expansionnisme" israélien.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Israël a répondu par des frappes massives, qui ont fait plus de 2.300 morts et un million de déplacés, et par une invasion dans le sud du pays.

Routes et ponts réparés 

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam doit être reçu mardi à Paris, une visite qui intervient après la mort samedi d'un Casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah, qui a démenti être responsable.

Dénonçant une "attaque inacceptable", le président français Emmanuel Macron "appellera les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci, à identifier et poursuivre sans délai les responsables", selon l'Elysée.

Une cérémonie a été organisée à l'aéroport de Beyrouth avant le rapatriement de la dépouille du sergent-chef Florian Montorio.

Il a été "décoré à titre posthume de médailles de l'ONU et de l'armée libanaise en signe de reconnaissance de son dévouement en faveur de la paix dans le sud du Liban", a indiqué un communiqué de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban).

Si la situation reste très instable dans le pays, l'armée libanaise profite de l'arrêt des hostilités pour réparer des infrastructures endommagées. Elle a annoncé avoir rouvert une route et réparé des ponts auparavant rendus impraticables par des frappes israéliennes sur le sud.

Des frappes de l'armée israélienne sur des ponts franchissant le fleuve Litani, à environ 30 km au nord de la frontière, avaient quasiment isolé le sud du Liban du reste du pays.

Si des déplacés se sont empressés de rentrer chez eux, nombreux sont ceux qui hésitent à revenir au vu de la fragilité du cessez-le-feu ayant suspendu les hostilités en cours depuis le 2 mars.

Dans le village de Debbine, un homme inspectait les dégâts causés à sa maison et des personnes déambulaient près des décombres de bâtiments détruits, a constaté un correspondant de l'AFP.

Plus au sud, des habitants de Srifa ont déchargé leurs affaires, matelas et machine à laver, mais ailleurs d'autres sont venus récupérer leurs effets personnels avant de repartir.