Coopération dans la lutte contre les épidémies: le Centre de santé publique d'Abu Dhabi en visite à l’Institut Pasteur

Le Centre de santé publique d’Abu Dabi (ADPHC) et l’Institut Pasteur ont signé un accord pour développer des formations et des enseignements pour les étudiants et chercheurs d’Abu Dabi. (Photo, Thomas Lang/ Institut Pasteur)
Le Centre de santé publique d’Abu Dabi (ADPHC) et l’Institut Pasteur ont signé un accord pour développer des formations et des enseignements pour les étudiants et chercheurs d’Abu Dabi. (Photo, Thomas Lang/ Institut Pasteur)
Le directeur général du Centre de santé publique d'Abou Dabi, Son Excellence Matar Saeed Al Nuaimi ; l’Ambassadrice des Émirats arabes unis en France, Son Excellence Hend Al Otaiba ; et le directeur général de l’Institut Pasteur, le Professeur Sir Stewart Cole. (Photo, Thomas Lang/ Institut Pasteur)
Le directeur général du Centre de santé publique d'Abou Dabi, Son Excellence Matar Saeed Al Nuaimi ; l’Ambassadrice des Émirats arabes unis en France, Son Excellence Hend Al Otaiba ; et le directeur général de l’Institut Pasteur, le Professeur Sir Stewart Cole. (Photo, Thomas Lang/ Institut Pasteur)
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Publié le Jeudi 26 janvier 2023

Coopération dans la lutte contre les épidémies: le Centre de santé publique d'Abu Dhabi en visite à l’Institut Pasteur

  • Un accord entre le Centre de santé publique d’Abu Dhabi et l’Institut Pasteur a été signé afin de développer des formations et des enseignements pour les étudiants et chercheurs d’Abu Dhabi
  • L’objectif de la visite de la délégation émiratie était également de discuter des stratégies internationales pour l'éducation, l'innovation et la santé publique

PARIS: Une délégation du Centre de santé publique d'Abu Dhabi (ADPHC), dirigée par le directeur général Matar Saeed al-Nuaimi et accompagnée d'experts du secteur de la santé, a effectué une visite scientifique à l'Institut Pasteur à Paris. Les deux institutions médicales ont signé le 18 janvier un accord prévoyant de développer des formations et des enseignements pour les étudiants et chercheurs d’Abu Dhabi. 

L’objectif de la délégation était également de discuter des stratégies internationales pour l'éducation, l'innovation et la santé publique et de mieux comprendre le système de recherche de l'Institut Pasteur et de ses affiliés au Réseau Pasteur.

Le directeur général de l'ADPHC a souligné l'importance de la coopération entre les EAU et la France dans le domaine de la santé, notamment grâce à la coopération étroite avec l'Institut Pasteur, une structure de renommée mondiale dans le domaine des maladies infectieuses. 

Il a également annoncé la mise en place de cours et de formations bilatérales entre Paris et Abu Dhabi pour élargir la coopération sanitaire entre les deux pays et développer des programmes de santé publique au niveau local, régional et mondial.

De son côté, le professeur Stewart Cole, président de l'Institut Pasteur, a salué cette coopération et a affirmé qu'elle «vise à accroître l'expertise des spécialistes et des chercheurs d'Abu Dhabi qui travaillent sur les sciences du vivant, la santé publique et l'épidémiologie». Il a également assuré qu’elle s'inscrivait «pleinement dans la mission fondatrice de l'Institut Pasteur de diffuser les connaissances scientifiques au bénéfice de la santé humaine dans le monde entier».  

Cole a rappelé les accords de coopération majeurs conclus entre la France et Abu Dhabi dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la culture, comme le partenariat entre l'ADPHC et le groupe hospitalier public AP-HP sur la prévention des maladies cardiovasculaires, le projet du Louvre à Abu Dhabi et celui de la Sorbonne à Abu Dhabi.

La rencontre s’est tenue en présence de l'ambassadrice des EAU en France, Hend al-Otaiba,  qui a rappelé l'importance de la coopération scientifique entre son pays et la France dans la lutte contre les épidémies et le développement de traitements innovants. 

Elle a mis en avant les avancées réalisées grâce au Dialogue stratégique franco-émirien. «Notamment grâce notre coopération avec la France, les Émirats œuvrent à travailler en bonne intelligence avec tous leurs partenaires afin de créer des systèmes de santé plus efficients et durables dans le Golfe et partout dans le monde», a-t-elle déclaré, exprimant son enthousiasme à poursuivre cette collaboration avec l'Institut Pasteur, «une institution de classe mondiale, véritable référence du progrès médical».


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.