La résidence d'art Al-Balad conclut son édition 2022 par une exposition d'art à Djeddah

Le programme de résidence d'art Al-Balad a conclu son édition 2022 par une exposition d'art organisée par le ministère de la Culture à Tamer House, dans le quartier d'Al Sharafiyah, le 25 janvier, à Djeddah. (Fourni)
Le programme de résidence d'art Al-Balad a conclu son édition 2022 par une exposition d'art organisée par le ministère de la Culture à Tamer House, dans le quartier d'Al Sharafiyah, le 25 janvier, à Djeddah. (Fourni)
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Publié le Samedi 28 janvier 2023

La résidence d'art Al-Balad conclut son édition 2022 par une exposition d'art à Djeddah

  • L'exposition, qui se tient jusqu'au 4 février, présente les œuvres de plus de 30 artistes qui ont participé aux quatre cycles de résidence organisés à Al-Balad de mars à octobre 2022
  • Elle comprendra une séance de lecture de poésie par l'auteur Bakr Al-Jaber, un atelier de sculpture sur argile avec l'artiste Maan Alabbadi et une projection en plein air signée de l'artiste Ahmed Al-Sindi

DJEDDAH : Le programme de résidence artistique Al-Balad a conclu son édition 2022 par une exposition d'art organisée par le ministère de la Culture à la Maison Tamer de Djeddah, dans le quartier Al-Sharafiyah, le 25 janvier.

L'exposition, qui se tient jusqu'au 4 février, présente les œuvres de plus de 30 artistes qui ont participé aux quatre cycles de résidence organisés à Al-Balad de mars à octobre 2022.

Lancée à la même période que la Biennale des arts islamiques, l'exposition vise à promouvoir Djeddah comme une destination de choix dans le monde de l'art et à encourager les échanges culturels sur la tradition, l'innovation, l'harmonie et les conflits, ainsi que les environnements urbains et naturels.

Un groupe d'artistes saoudiens, arabes et internationaux a présenté ses œuvres et discuté avec le public de ses visions de l'état de transition de Djeddah.

L'exposition présente les œuvres de plus de 30 participants qui ont pris part aux quatre cycles de résidence organisés à Al Balad de mars à octobre 2022. (Fourni)
L'exposition présente les œuvres de plus de 30 participants qui ont pris part aux quatre cycles de résidence organisés à Al Balad de mars à octobre 2022. (Fourni)

 

Mohamed Ali Ghomriani, directeur général de Hafez Projects, a déclaré : « La résidence d'art Al-Balad a été une expérience unique pour nous tous. Hafez Projects, en tant qu'opérateur du programme, a eu la chance de pouvoir assister à cette expérience merveilleusement créative et inspirante. Il a permis aux résidents, aux artistes, aux conservateurs et aux écrivains de partager ce qui se passe entre les murs du quartier historique de Djeddah avec un public plus large et vice-versa ».

« Maintenant, nous ne pouvons que célébrer le succès de ce processus important et nous engager en présentant les projets artistiques issus des résidences artistiques à travers une exposition finale », a-t-il ajouté.

Andrea Alkalay, une photographe argentine, a déclaré à Arab News: « C'est agréable de revoir les œuvres de mes amis dans une exposition et aussi de découvrir le travail des autres résidents. Cette exposition se compose assurément d'un éventail très riche et diversifié d'œuvres, toutes inspirées par le même lieu mais de manières très différentes. »

Alkaly expose son projet, « The Rock Cycle », avec trois de ses œuvres représentant les cycles du changement, l'idée de démolir pour transformer. Les vestiges des maisons d'Al-Balad lui ont servi d'inspiration, et pour son travail elle a utilisé des matériaux, des collages, des feuilles d'or et d'autres techniques.

 

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L’Argentine Andrea Alkalay, expose son projet « The Rock Cycle », avec trois de ses œuvres représentant les cycles du changement, l'idée de démolir pour transformer. (Fourni)

 

Elle a déclaré : « Le programme de résidence artistique Al-Balad et le ministère de la Culture m'ont permis de découvrir le Royaume dans une atmosphère tout à fait stimulante. La possibilité de développer librement ma créativité et de la matérialiser sans frais m'a permis d'étendre mon imagination sans limites. J'ai pu commencer un nouveau projet que je suis impatiente d'étudier et de développer davantage. Se voir offrir cette incroyable opportunité d'avoir un studio pendant six semaines dans un endroit aussi unique a été un rêve ».

« Ce type de construction communautaire est fondamental pour mon propre développement dans le domaine des arts. J'ai rencontré de nombreux artistes qui ont changé ma façon de concevoir la création artistique et ce que je fais », a-t-elle ajouté.

Certaines des pièces créées pendant la résidence ont été exposées en Argentine et pendant la semaine de Miami Basel. Pour Alkaly, la résidence a été une expérience d'apprentissage intégrale et riche.

Nahla Khogeer, une artiste de Djeddah spécialisée dans la sculpture en bois, a déclaré : « J'ai découvert Al-Balad sous un angle différent, comme si je n'y avais jamais été. J'ai appris de nouvelles choses au contact de la communauté et des résidents. Je suis reconnaissante au ministère de la Culture et à Hafez Projects de m'avoir donné l'occasion de montrer mon talent. »

Avec son œuvre « Roads to Memory », Khogeer documente les quatre quartiers historiques d'Al-Balad à l'aide d'écrans en bois (Al-Mangour) qui présentent l'architecture de la région. Les pièces originales de mangour incarnent les chemins de ces quartiers.

Donia Al-Shetairy, une artiste multidisciplinaire du Yémen, a déclaré : « Pendant la résidence, j'ai bénéficié d'importantes opportunités éducatives. Mais surtout, d'un espace et d'un soutien pour me concentrer sur ma pratique artistique et développer un nouveau projet. »

Son œuvre, « Speech of the Stone », réimagine la ville d'Al-Balad à travers le son pour se concentrer sur l'importance de préserver les souvenirs auditifs de la ville et leur redonner vie. « Cette exposition m'a offert la possibilité de présenter mon travail dans un espace plus grand et d'attirer un public plus large, contrairement à l'atelier ouvert. La période précédente (entre la fin de ma résidence et l'exposition finale) a permis de poursuivre de mes recherches sur les enregistrements et le patrimoine verbal, ce qui a enrichi la discussion avec le public », a ajouté Al-Shetairy.

L'exposition comprendra une séance de lecture de poésie par l'auteur Bakr Al-Jaber, un atelier de sculpture sur argile avec l'artiste Maan Alabbadi et une projection en plein air signée de l'artiste Ahmed Al-Sindi.

Dans le cadre de l'initiative « Advancing Cultural Entrepreneurship » du ministère de la Culture et du programme « Saudi Vision 2030's Quality of Life », la deuxième édition du programme de résidence artistique Al-Balad 2022 gérée par Hafez Projects a offert des opportunités à plusieurs artistes émergents, conservateurs, écrivains (critiques et historiens de l'art) et personnes en milieu de carrière dans le domaine des arts, du Royaume et du monde entier.

L'exposition gratuite est ouverte aux visiteurs jusqu'au 4 février.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: le Hezbollah dit mener des combats directs avec des forces israéliennes dans le sud

Des soldats israéliens se mettent à l'abri près de la frontière israélo-libanaise, à la suite d'une attaque par drone du Hezbollah qui a frappé la frontière nord. (AFP)
Des soldats israéliens se mettent à l'abri près de la frontière israélo-libanaise, à la suite d'une attaque par drone du Hezbollah qui a frappé la frontière nord. (AFP)
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  • Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" à Zawtar el-Charqiyé, au nord du fleuve Litani, a écrit mercredi le groupe pro-iranien dans un communiqué
  • Le Hezbollah avait revendiqué depuis la veille à l'aube des tirs et attaques au drone contre des forces israéliennes qui tentaient de s'infiltrer dans la localité

BEYROUTH: Le Hezbollah a indiqué mercredi mener des combats avec des forces israéliennes dans une localité située à la lisière de la "ligne jaune" établie dans le sud du Liban par Israël, qui étend ses opérations terrestres dans le pays.

L'armée israélienne avait élargi et intensifié ses frappes mardi sur des villes et villages dans le sud du Liban et dans des zones de l'est du pays limitrophes du sud, faisant au moins 31 morts selon les autorités.

Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" à Zawtar el-Charqiyé, au nord du fleuve Litani, a écrit mercredi le groupe pro-iranien dans un communiqué.

Le Hezbollah avait revendiqué depuis la veille à l'aube des tirs et attaques au drone contre des forces israéliennes qui tentaient de s'infiltrer dans la localité.

Ce village, situé au nord du fleuve Litani, revêt une importance stratégique pour sa proximité avec la ville de Nabatiyé, grande ville du sud visée par un nouvel appel à évacuation israélien avant des frappes, le deuxième depuis mardi.

Israël dit cibler le Hezbollah, qu'il accuse de violer le cessez-le-feu.

Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" que l'armée israélienne a établie dans le sud du Liban à une dizaine de kilomètres de la frontière, zone qu'elle interdit d'accès aux habitants et où elle mène de larges opérations de démolition.

Parallèlement à cette avancée, Israël a annoncé mardi étendre ses opérations terrestres contre le Hezbollah au-delà de la "ligne jaune", malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

"Nous intensifions notre action au Liban" et "nous renforçons la zone de sécurité afin de protéger les localités du nord" d'Israël, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.


L'Iran juge peu probable la reprise de la guerre avec les Etats-Unis

L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis
  • Et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran continue, faisant flamber les prix du pétrole, tout comme les échanges de menaces

TEHERAN: L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre.

Dans le même temps, comme une étape de plus vers un retour à la normale, l'accès à internet a été partiellement rétabli en Iran, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks. Et dans le ciel, le trafic a désormais pleinement repris dans 10 aéroports du pays.

Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis. Et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran continue, faisant flamber les prix du pétrole, tout comme les échanges de menaces.

"La probabilité d'une guerre est faible en raison de la faiblesse de l'ennemi", a lancé mercredi Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens, cité par l'agence de presse Tasnim. Mais "les forces armées se tiennent en alerte, leurs chargeurs pleins", a-t-il ajouté, jurant de "transformer la zone" allant de l'est à l'ouest du Golfe en "un cimetière pour les agresseurs".

La veille, la République islamique avait déjà menacé de riposter à tout "acte malveillant", accusant Washington d'avoir violé le cessez-le-feu dans le sud du pays.

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé plus tôt avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des sites de lancement de missiles.

L'Iran n'a pas officiellement confirmé l'information, mais les médias d'Etat ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas.

Alors que les pays musulmans célèbrent l'Aïd al-Adha, fête majeure de l'islam, le président iranien Massoud Pezeshkian a délivré à cette occasion un message contre "les tyrans de notre époque".

 "Globalement positives"

Mercredi, les cours du pétrole fléchissaient de nouveau et les Bourses européennes ont ouvert en petite hausse.

Si l'enthousiasme des marchés est retombé après les signaux positifs du weekend, "il subsiste un air d'optimisme prudent quant à la signature et aux détails d'un protocole d'accord (MoU) entre les Etats-Unis et l'Iran", commente Chris Weston, responsable de la recherche chez le courtier Pepperstone.

Car le dialogue n'est pas rompu: l'agence iranienne Isna a fait état de "négociations globalement positives" après la visite de hauts responsables au Qatar, une première depuis le début des hostilités.

Ce déplacement avait pour but de discuter des "modalités d'accès" aux fonds gelés à l'étranger, dont une partie au Qatar, en raison des sanctions américaines. Téhéran exige le déblocage de 24 milliards d'avoirs, "avec mise à disposition de la moitié dès l'annonce du protocole d'accord", selon Isna.

C'est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l'Iran souhaite aborder dans un second temps. Washington, qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique, réclame la destruction du stock d'uranium hautement enrichi, dont le sort est incertain depuis de précédentes frappes, en juin 2025.

Au-delà de la "ligne jaune" 

Donald Trump, qui doit réunir mercredi son gouvernement, cherche de son côté une issue à cette guerre impopulaire qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

"Si le mémorandum est signé (...), Trump revendiquera un succès diplomatique, les prix du carburant devraient baisser et l'Iran aura obtenu ce qu'il recherchait depuis le début: la fin des hostilités actives et un répit économique, avant d'être contraint de faire des concessions sur la question nucléaire", écrit sur son site le groupe de réflexion International Crisis Group.

A condition que son allié israélien, désireux de renverser la République islamique, ne fasse pas dérailler les discussions.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé une intensification de l'offensive de l'armée israélienne au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.

De nouvelles frappes mardi ont fait 31 morts, selon le gouvernement libanais. Et Israël a dit étendre ses opérations terrestres au-delà de la "ligne jaune" qu'elle a établie dans le sud du pays.


Les pèlerins lapident Satan près de La Mecque, au premier jour de l'Aïd

Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, s'est encore déroulé cette année sous une chaleur écrasante. (AFP)
Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, s'est encore déroulé cette année sous une chaleur écrasante. (AFP)
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  • Après avoir jeté les cailloux, les hommes se rasent ou se coupent les cheveux et les femmes se taillent une mèche, marquant la sortie de l'état de pureté
  • Ils peuvent dès lors revêtir leurs habits habituels

MINA: Adnan Hamad "n'arrive pas à y croire": il a accompli mercredi le dernier grand rituel du hajj, comme 1,7 million de pèlerins venus à La Mecque malgré la guerre qui a ébranlé la région du Golfe.

Au premier jour de l'Aïd al-Adha, fête majeure de l'islam, des foules réunies dans l'ouest de l'Arabie saoudite se sont relayées sur un site de la vallée de Mina, à quelques kilomètres de la Grande mosquée, pour jeter des cailloux sur des stèles en béton symbolisant le diable.

Ce rituel reproduit symboliquement la lapidation du diable par Abraham aux trois endroits où Satan aurait tenté de le dissuader d'obéir à l'ordre de Dieu de sacrifier son fils Ismaël.

Après avoir jeté les cailloux, les hommes se rasent ou se coupent les cheveux et les femmes se taillent une mèche, marquant la sortie de l'état de pureté, appelé ihram, qui exige notamment le port d'une tenue blanche formée de deux pièces d'étoffe non cousues. Ils peuvent dès lors revêtir leurs habits habituels.

"Difficultés extrêmes" 

"Je n'arrive pas à croire que j'ai terminé les rites du hajj", témoigne Adnan Hamad, un Irakien de 58 ans accompagné de ses filles. "Chaque étape a été agréable malgré les difficultés extrêmes", dit-il à l'AFP en référence à la chaleur écrasante de cette région désertique parmi les plus arides au monde.

Marwa Dahchouri évoque "un sentiment vraiment unique". "C'est comme si vous étiez au paradis, ou comme si vous en étiez devenu une petite partie", raconte cette Egyptienne.

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, n'a pas dissuadé les croyants de faire le déplacement.

Jusqu'à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite.

Malgré les incertitudes quant à une reprise du conflit, le pèlerinage a attiré plus de fidèles que l'an passé, d'après les autorités saoudiennes.

"Menace aérienne" 

Si les pèlerins sur place se réjouissent d'avoir pu observer l'un des cinq piliers de l'islam, le royaume se tient sur le qui-vive.

Le ministère de la Défense s'est déclaré prêt à "faire face à toute menace aérienne", et a diffusé une vidéo, largement reprise sur la télévision d'Etat saoudienne, montrant des batteries anti-aériennes déployées sur des collines en périphérie de La Mecque.

Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, s'est encore déroulé cette année sous une chaleur écrasante.

Mardi, les fidèles ont prié sur le mont Arafat, étape phare du hajj, sous des températures culminant à 45 degrés.

Ils ont ensuite passé la nuit à la belle étoile à Muzdalifah, à mi-chemin entre Arafat et Mina, où ils ont ramassé des cailloux afin de procéder à la "lapidation du diable".

Ultime étape de ce grand pèlerinage, le retour à La Mecque, la ville la plus sacrée de l'islam, pour un dernier tour de la Kaaba - structure cubique noire au cœur de la Grande mosquée vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.

Ce jour coïncide avec l'Aïd al-Adha, une fête célébrée en souvenir du sacrifice qu'avait failli accomplir Abraham en voulant immoler son fils Ismaël, avant que l'ange Gabriel ne lui propose in extremis de tuer un mouton à sa place, selon la tradition musulmane.

A cette occasion, les musulmans égorgent une bête, en général un mouton, et offrent une partie de la viande aux nécessiteux.