Guyane: Une organisation criminelle franco-brésilienne démantelée

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin (Photo, AFP).
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 05 février 2023

Guyane: Une organisation criminelle franco-brésilienne démantelée

  • Ce coup de filet, réalisé par 200 gendarmes de l'Ile de Cayenne a été salué par le ministre de l'Intérieur
  • Le groupe interpellé, des hommes âgés de 20 à 30 ans, comprend quelques Français mais surtout des Brésilien

CAYENNE: Une très importante opération de démantèlement d'une organisation criminelle franco-brésilienne a été effectuée vendredi en Guyane avec l'interpellation de onze personnes, dont le chef de ce groupe, a annoncé le procureur de la République Yves Le Clair lors d'une conférence de presse.

Ce coup de filet, réalisé par 200 gendarmes sur "7 à 8 sites" de l'Ile de Cayenne (Cayenne, Remire-Montjoly, Matoury) a été salué par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, dans un tweet publié samedi.

Vendredi soir, dix personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue. Une onzième personne les a rejointes samedi, a appris l'AFP auprès du commandant de la gendarmerie de Guyane, le général Jean-Christophe Sintive.

Dans son tweet, le ministre a précisé que ce groupe était suspecté "notamment d'avoir préparé des vols à main armée".

Lors de sa conférence de presse, le procureur de la République, qui s'exprime rarement, a affirmé que "la cible principale a été interpellée". Il a évoqué une "organisation criminelle d'inspiration sud-américaine".

Le groupe interpellé, des hommes âgés de 20 à 30 ans, comprend quelques Français mais surtout des Brésiliens, a-t-on appris de source proche du dossier.

Une information judiciaire pour association de malfaiteurs a été ouverte, a précisé le procureur. Les mis en cause ont été en effet vus lors des opérations de surveillance avec des armes, des gilets pare-balles et d'"autres éléments préparatoires à des infractions" permettant de caractériser l'association de malfaiteurs, a-t-il ajouté.

Leur garde à vue peut aller jusqu'à 96 heures.

Le général Sintive a expliqué à l'AFP que l'opération menée vendredi était "hors norme" avec la mobilisation de "200 gendarmes, dont des équipes du GIGN et des escadrons de gendarmes mobiles", qui ont agi simultanément pour parvenir à réaliser ces interpellations.

Il a fait valoir que les enquêteurs travaillaient sur ce groupe depuis un an et demi, mais que les renforts venus il y a trois mois de métropole, notamment la "task force de police judiciaire", avaient permis de donner un coup d'accélérateur à l'enquête.

"On nous donne les moyens de démanteler, alors on y va", s'est félicité le procureur.

"Dix enquêteurs sont dédiés uniquement à cette affaire", a souligné le général, en ajoutant qu'il y avait eu également le soutien d'une force d'observation du GIGN.

Selon le procureur, ce groupe était "polycriminel". Ce qui signifie, selon le général Sintive, qu'il faisait dans "tout ce qui peut rapporter de l'argent: le vol, l'extorsion de fonds, les contrats etc...".

Le procureur a déjà prévenu qu'il requerrait l'incarcération des mis en cause à l'issue de leur garde à vue.

Attirés par l'activité d'orpaillage, il y a plusieurs années, des groupes criminels venus du Brésil se sont installés peu à peu en Guyane, comme le Comando Vermelho ou la faction Familia Terror do Amapa (FTA).


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.