Les survivants «prient pour un miracle» alors que la Turquie intensifie ses efforts de sauvetage après le séisme

Mesut Hancer tient la main de sa fille de 15 ans, Irmak, décédée dans le tremblement de terre à Kahramanmaras. (Photo, AFP)
Mesut Hancer tient la main de sa fille de 15 ans, Irmak, décédée dans le tremblement de terre à Kahramanmaras. (Photo, AFP)
Mesut Hancer tient la main de sa fille de 15 ans, Irmak, décédée dans le tremblement de terre à Kahramanmaras. (Photo, AFP)
Mesut Hancer tient la main de sa fille de 15 ans, Irmak, décédée dans le tremblement de terre à Kahramanmaras. (Photo, AFP)
Mesut Hancer tient la main de sa fille de 15 ans, Irmak, décédée dans le tremblement de terre à Kahramanmaras. (Photo, AFP)
Mesut Hancer tient la main de sa fille de 15 ans, Irmak, décédée dans le tremblement de terre à Kahramanmaras. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 09 février 2023

Les survivants «prient pour un miracle» alors que la Turquie intensifie ses efforts de sauvetage après le séisme

  • Les fortes pluies et la neige entravent les efforts visant à sauver des milliers de personnes piégées sous les décombres
  • Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a décrété l’état d’urgence pour trois mois

ANKARA: La Turquie prie pour un miracle alors que les recherches se poursuivent pour retrouver les survivants d’un violent séisme qui a dévasté les régions du sud du pays.

Les fortes pluies et la neige entravent les efforts visant à sauver des milliers de personnes piégées sous les décombres, le bilan des victimes ne cessant de s’alourdir.

Plus de 5 000 personnes ont été tuées et 15 000 autres blessées en Turquie et en Syrie voisine dans le tremblement de terre de magnitude 7,8 et la série de répliques se sont produits depuis lundi à l’aube.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a décrété l’état d’urgence pour trois mois dans les zones touchées par le tremblement de terre, le plus violent qu’ait connu le pays depuis quatre-vingts ans.

Le bilan provisoire fait état jusque-là de 3 500 morts, plus de 22 000 blessés et 6 000 bâtiments détruits. Plus de 8 000 survivants ont été retirés des décombres des bâtiments effondrés.

Les autorités estiment que le nombre de morts va continuer à augmenter.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré l'état d'urgence pour trois mois. (Photo, AFP)

La Turquie a annoncé une semaine de deuil national et alloué 5,3 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) d’aide d’urgence, tandis que Turkish Airlines a transporté plus de 11 000 bénévoles dans la zone touchée par le séisme.

Des dizaines de milliers de travailleurs humanitaires et de secouristes ont été envoyés dans la zone touchée, dans le cadre de l’aide humanitaire nationale et internationale, plus de 70 nations ayant proposé leur aide.

Firat Gerger, un avocat de la province de Sanliurfa, dans le sud-est du pays, a conduit sa femme et ses enfants dans leur maison de campagne après avoir survécu au tremblement de terre, avant de retourner dans le centre-ville pour participer aux opérations de secours.

«J’ai commencé à évacuer les clients de l’hôtel que je possède dans le quartier de Haliliye à Urfa. Puis nous avons remarqué que les colonnes du bâtiment situé à côté de mon hôtel se fissuraient. Le bâtiment s’est incliné d’un côté. Nous avons rapidement entouré le bâtiment avec des cordes et éloigné les voitures voisines», raconte-t-il à Arab News

Des milliers de bâtiments se sont effondrés avec des milliers de personnes piégées à l'intérieur. (AFP)
Des milliers de bâtiments se sont effondrés avec des milliers de personnes piégées à l'intérieur. (Photo, AFP)

M. Gerger et son équipe sont passés par la fenêtre d’un cabinet vétérinaire au premier étage du bâtiment pour sauver les animaux coincés à l’intérieur.

Cependant, leurs tentatives pour faire sortir une famille de réfugiés de leur appartement situé au troisième étage se sont soldées par une tragédie lorsque le bâtiment s’est effondré peu après.

«Nous avons même jeté une pierre à leur fenêtre pour attirer leur attention», dit-il. «Le vieux bâtiment s’est effondré en quelques secondes sous un nuage de poussière comme dans un film d’horreur», ajoute-t-il.

Les réfugiés étaient les seules personnes à rester dans le bâtiment après les appels à l’évacuation. Les corps de cinq membres de la famille ont été retrouvés après l’opération de sauvetage.

Des millions de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays vivent désormais dans la région.

Selon la population locale, de nombreux bâtiments n’ont pas été construits selon les normes requises pour résister aux tremblements de terre et n’ont jamais été inspectés correctement.

De nouveaux bâtiments, même ceux construits il y a quelques mois seulement, se sont effondrés lors du séisme.

Serdar Ozsoy, un photojournaliste qui a gagné la ville portuaire d’Iskenderun hier, se trouvait dans le district de Kirikhan, dans la province de Hatay, très touché par le séisme.

«C’est l’une des régions les plus touchées. Les dégâts sont tellement étendus que les équipes de secours ne peuvent pas être organisées efficacement. Aujourd’hui, l’aide humanitaire semble bien meilleure qu’hier. J’ai vu beaucoup de tentes arriver pour accueillir les survivants, mais la pluie continue de tomber et entrave les efforts de sauvetage», indique-t-il.

Il y a eu des centaines de répliques. (AFP)
Il y a eu des centaines de répliques. (Photo, AFP)

«Le premier jour a été déterminant dans la recherche de survivants sous les bâtiments effondrés. Mais maintenant, les chances de sauver des personnes s’amenuisent, sauf en cas de miracle.»

M. Ozsoy confie qu’il a parlé à un survivant dont la maison avait été pillée alors qu’il se trouvait au cimetière pour enterrer sa mère.

«Les voleurs ont saisi une occasion en or de s’introduire dans sa maison et de voler tout ce qui était précieux», mentionne-t-il.

Des équipes de secours venues d’Ouzbékistan sont arrivées dans le district de Kirikhan mardi matin, tandis que d’autres secouristes internationaux, notamment des pays de l’Union européenne, travaillent dans toute la région.

Le Croissant-Rouge de Turquie fournit également des tentes et des couvertures, ainsi que des cuisines mobiles.

À Hatay, des milliers de survivants s’abritent dans leurs voitures par crainte de nouvelles répliques.

«Il y a un besoin urgent d’argent liquide parce qu’il n’y a ni électricité, ni distributeurs automatiques pour retirer de l’argent», précise M. Ozsoy. 

Car de nombreux survivants se sont retrouvés sans abri dans les températures glaciales. (AFP)
De nombreux survivants se sont retrouvés sans abri dans les températures glaciales. (Photo, AFP)

Dans d’autres villes, comme Gaziantep, dans le sud-est du pays, les stocks de produits de première nécessité s’épuisent.

Ugur Poyraz, secrétaire général du parti IYI, explique qu’il n’y a pas de pain car l’approvisionnement en gaz naturel de la ville a été touché par le séisme.

«Certains habitants tentent de distribuer de la soupe aux survivants avec leurs propres moyens», poursuit-il.

À Hatay, le footballeur ghanéen Christian Atsu, qui a joué 107 matches pour le club anglais de Premier League Newcastle et joue maintenant pour le club turc Hatayspor, a été tiré d’un immeuble qui s’était effondré.

Des routes endommagées, un incendie qui s’est déclaré dans le port d’Iskenderun et une piste d’aéroport bloquée ont rendu l’accès à la province de Hatay plus difficile.

Duygu Duman rapporte à Arab News que ses proches pouvaient entendre des voix sous les décombres d’un bâtiment effondré dans le centre de Hatay, où sa grand-mère et sa tante étaient piégées.

«Ma grand-mère est très âgée, elle ne peut pas attendre aussi longtemps. C’est une course contre la montre», lance M. Duman.

Un autre survivant, Ismaïl Keser, a tiré sa belle-sœur des décombres d’un immeuble de cinq étages à Antakya.

«Nous ne pouvons pas entrer dans la maison à cause des répliques sismiques. Je participe toujours aux opérations de sauvetage, mais nous n’avons plus d’espoir. C’est le chaos ici», déclare-t-il à Arab News.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Le Hezbollah doit choisir entre le Liban et l’Iran », affirme Jean-Yves le Drian

Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. (Photo: Huda Bashatah, Arab News)
Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. (Photo: Huda Bashatah, Arab News)
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  • Les frappes sur Beyrouth marquent une escalade majeure malgré une trêve censée s’appliquer à toute la région
  • Jean-Yves le Drian insiste sur une issue diplomatique, incluant la sécurité régionale et la libre circulation maritime dans le détroit d’Ormuz

DUBAÏ : Au lendemain de frappes israéliennes inédite sur Beyrouth, la communauté internationale s’inquiète d’une nouvelle phase d’escalade au Proche-Orient. En dix minutes, une centaine de frappes ont visé la capitale libanaise, sans avertissement, causant des centaines de morts et de blessés.

Pour Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, la violence de l’attaque marque un seuil critique, lors d’un entretien accordé à Arab News en français.

Il évoque « un carnage effrayant » et juge ces frappes « intolérable[s] », rappelant qu’elles interviennent alors même qu’une trêve venait d’être acceptée par les principales parties, notamment les États-Unis et l’Iran.

Au cœur de la crise, la trêve apparaît à la fois essentielle et déjà compromise. Selon l’ancien ministre, celle-ci est « claire dans ses principes, sans ambiguïté, et devait s’appliquer à l’ensemble de la région, incluant le Liban ».

Mais la poursuite des opérations militaires en vide largement la portée. En frappant Beyrouth, Israël agit, selon lui, à rebours de la dynamique diplomatique qui avait permis l’instauration de ce cessez-le-feu. Une contradiction qui rend la situation « extrêmement grave » et alimente une méfiance généralisée entre les acteurs.

Dans ce contexte, le Liban apparaît comme un théâtre secondaire d’un affrontement régional qui le dépasse. Jean-Yves le Drian insiste sur ce point : les combats se poursuivent sur le sol libanais alors même que les protagonistes principaux ne sont pas directement liés au pays.

Cette situation met en péril des éléments fondamentaux de l’État libanais. « Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'intégrité et la souveraineté du Liban », souligne-t-il, décrivant un pays pris au piège d’une confrontation extérieure.

Malgré ses failles, la trêve reste, selon lui, une nécessité stratégique. Elle devait permettre de stopper une spirale jugée « inacceptable », tant pour la stabilité régionale que pour l’économie mondiale.

Mais sa fragilité est évidente. « Chacun suspecte l'autre de mensonge, de mauvaise interprétation ou de cacher son jeu », explique M. le Drian, ajoutant que la poursuite des frappes sur le Liban empêche toute stabilisation réelle.

Dans cette crise, Jean-Yves le Drian désigne clairement le rôle du Hezbollah, qu’il considère comme à l’origine de l’engrenage initial des frappes contre Israël, en lien avec l’Iran. Mais il dénonce simultanément la riposte israélienne, qu’il juge « complètement disproportionnée ».

Cette dynamique crée une situation paradoxale : loin d’affaiblir le Hezbollah, l’intensification des frappes pourrait renforcer son influence.

« L'aggravation des tensions aujourd'hui et l'aggravation du conflit renforcent indirectement le rôle du Hezbollah qui est en train de s'ériger en protecteur de la nation », ajoute M. le Drian.

C’est dans ce contexte qu’il formule une mise en garde centrale : « Il faut que le Hezbollah choisisse ou c'est le Liban, ou c'est l'Iran. Il n'y a pas d'alternative. » Un choix qu’il espère voir tranché en faveur de l’État libanais, notamment par une partie de la population chiite.

Il souligne toutefois que le Liban dispose aujourd’hui d’un « gouvernement de qualité », qu’il décrit comme responsable et engagé dans le renforcement de l’État. Celui-ci a notamment affirmé que « seul l'État a le monopole des armes ».

Mais « ce gouvernement est aujourd'hui en difficulté face à l'aggravation de la crise », explique M. le Drian, insistant sur la nécessité de le soutenir, notamment par les partenaires internationaux et les pays du Golfe.

Malgré l’intensité des combats, une voie politique demeure envisageable. Le gouvernement libanais a récemment proposé l’ouverture de discussions directes avec Israël, une initiative que Jean-Yves le Drian qualifie d’effort « considérable ».

Il y voit une opportunité rare, estimant que cette initiative pourrait constituer un tournant si elle était saisie. Dans un contexte où la guerre ne produit pas de solution durable, il insiste sur la nécessité de redonner toute sa place à la négociation.

Les pays du Golfe apparaissent également comme des acteurs clés dans cette tentative de désescalade. Indirectement affectés par le conflit, ils ont soutenu les efforts de médiation.

« Il y a eu une offre de négociation […] avec le soutien de plusieurs pays du Golfe, en particulier avec le soutien de l'Arabie saoudite », explique M. le Drian.

Pour Jean-Yves le Drian, cette implication ouvre la voie à une redéfinition plus large de la sécurité régionale, fondée sur « une sécurité collective ».

Concernant les opérations israéliennes dans le sud du Liban, M. le Drian met en garde : « toute intervention d'occupation de la part d'Israël sur le Liban est contraire au droit international. »

Il rappelle que les précédentes opérations de ce type ont favorisé le renforcement du Hezbollah, une dynamique qu’il estime à ne pas reproduire.

Au-delà des enjeux stratégiques, la situation humanitaire se dégrade rapidement. « L'intervention israélienne a mis sur la rue quasiment un million de déplacés qui aujourd'hui survivent », explique M. le Drian.

Jean-Yves le Drian alerte sur le risque d’une aggravation rapide, avec des conséquences potentiellement graves pour la cohésion interne du pays.

Face à cette crise, la France maintient son engagement. Elle soutient les forces armées libanaises, notamment par la livraison récente de véhicules blindés, et poursuit son action humanitaire.

L’objectif est clair : renforcer l’État libanais dans ses fonctions régaliennes, en particulier sa capacité à assurer le monopole de la force.

Pour Jean-Yves le Drian, la poursuite du conflit ne peut mener qu’à une impasse. Tous les acteurs en sont conscients, estime-t-il, ce qui rend d’autant plus urgente la reprise des discussions.

Il réaffirme la nécessité d’une solution diplomatique : « La France a toujours considéré qu'il fallait régler les conflits par la voie de la négociation. »

Les paramètres d’un accord existent déjà : « C'est sur la table, il faut en discuter. »

Dans ce contexte, il élargit la réflexion aux enjeux régionaux et internationaux, en particulier la liberté de circulation maritime. « La libre circulation maritime dans le détroit d'Ormuz est essentielle », explique-t-il, avertissant que toute perturbation engendre « des difficultés considérables pour l'économie mondiale ».

Il souligne enfin que des initiatives sont déjà envisagées pour sécuriser cette zone stratégique, notamment par des dispositifs d’escorte maritime, une fois la désescalade suffisamment engagée. À cet égard, le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont permis de mobiliser un ensemble de pays volontaires pour accompagner la sécurisation du trafic maritime dans le Golfe.

Dans une région sous tension, le Liban apparaît ainsi à un moment décisif de son histoire — entre effondrement et sortie de crise par la diplomatie, sur fond d’équilibres régionaux et économiques encore fragiles.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.