Trois familles yéménites ensevelies sous les décombres à la suite du séisme en Turquie

Des secouristes évacuant une personne d'un bâtiment qui s’est effondré après le tremblement de terre à Malatya, en Turquie, le 6 février 2023. (Reuters)
Des secouristes évacuant une personne d'un bâtiment qui s’est effondré après le tremblement de terre à Malatya, en Turquie, le 6 février 2023. (Reuters)
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Publié le Jeudi 09 février 2023

Trois familles yéménites ensevelies sous les décombres à la suite du séisme en Turquie

  • Aucun décès n'a été signalé parmi les 300 Yéménites vivant en Turquie dans des centres touchés par le tremblement de terre
  • L'ambassade du Yémen et l’Union des étudiants ont mis en place des installations et des numéros d'urgence

AL-MUKALLA: Les secouristes tentent désespérément de retrouver trois familles yéménites ensevelies sous les décombres à la suite du tremblement de terre, dans une ville du sud de la Turquie, ont annoncé mardi les autorités.

La catastrophe qui a provoqué lundi la mort de milliers de personnes en Syrie et en Turquie a également fait au moins 50 blessés yéménites et détruit leurs maisons.

Un porte-parole de l'Union des étudiants du Yémen en Turquie, Anas al-Mazabi, a affirmé à Arab News qu'une femme avait été extraite des décombres d’un immeuble alors que les secouristes poursuivaient leurs tentatives pour sauver trois familles yéménites ensevelies sous les décombres à Malatya, dans le sud du pays.

Aucun décès n'a été signalé parmi les 300 Yéménites vivant dans des centres touchés par le tremblement de terre en Turquie.

L'ambassade du Yémen et l’Union des étudiants ont mis en place des installations et des numéros d'urgence, et ont demandé aux Yéménites de signaler tout parent ou ami porté disparu.

Al-Mazabi a affirmé qu'un centre d'opérations spéciales suivait les informations et maintenait le contact avec les Yéménites piégés dans les régions dévastées par le tremblement de terre.

Une équipe de secours a été envoyée dans la province de Hatay et une équipe d'évacuation à Iskenderun, pour aider les Yéménites, a-t-il ajouté.

Les numéros d’urgence ont été submergés d'appels de Yéménites désespérés, en Turquie et au Yémen, à la recherche de parents et d'amis après que les régions touchées par le tremblement de terre ont connu des coupures d'Internet et de téléphones portables.

«Nous avons tenté de les réconforter et leur avons dit que si leurs enfants ne répondaient pas, c'est parce que les communications avaient été interrompues et que cela ne signifiait pas qu’ils se trouvaient dans une mauvaise situation», a indiqué Al-Mazabi.

Les médias officiels yéménites ont affirmé que Rashad al-Alimi, président du Conseil de direction présidentiel, ainsi que d'autres membres du conseil avaient téléphoné à l'ambassadeur du Yémen en Turquie, Mohammed Saleh, pour faire le point sur la situation des Yéménites et lui avaient demandé d'offrir toute l'aide nécessaire.

Des milliers de Yéménites, dont des politiciens, des chefs de tribus, du personnel militaire et des journalistes, ont fui vers la Turquie et les pays voisins après que les Houthis soutenus par l'Iran ont pris le contrôle du Yémen en 2014.

Des centaines d'étudiants yéménites sont inscrits dans des institutions turques à travers le pays.

Par ailleurs, Al-Alimi a réitéré l'engagement de son conseil à aider une mission de l'ONU en vue d’établir la paix au Yémen et à obtenir un accord global visant à mettre fin à la guerre.

Lors d'une réunion à Aden avec l'envoyé de l'ONU au Yémen, Hans Grundberg, Al-Alimi a appelé à une plus grande pression internationale sur les Houthis pour qu'ils se conforment aux efforts visant à mettre fin à la guerre.

Grundberg a atterri dans la ville mardi alors qu'il se lançait dans une nouvelle mission pour faire pression en vue d’un renouvellement de la trêve négociée par l'ONU qui s'est délitée en octobre, ainsi que pour persuader les factions yéménites d'adhérer à un accord de paix.

L'arrivée de l'envoyé de l'ONU au Yémen fait suite à une visite qu’il a effectuée à Riyad, où il a discuté des efforts de paix et des opérations économiques et humanitaires avec le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jasem al-Budaiwi, et l'ambassadeur saoudien au Yémen, Mohammed al-Jabir.

Les tentatives de rétablissement de la paix au Yémen ont subi un coup dur en octobre lorsque les Houthis ont refusé de prolonger la trêve négociée par l'ONU ou d'ouvrir des routes vers la ville assiégée de Taïz.

La milice a également lancé des attaques de drones contre des installations pétrolières dans le sud du Yémen pour tenter de forcer le gouvernement yéménite à partager les bénéfices provenant du pétrole et à payer les fonctionnaires dans les régions sous son contrôle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.