Algérie: Saïd Bouteflika, frère de l’ex-président, condamné à 12 ans de prison

Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia (à gauche) et Saïd Bouteflika (au centre), frère de l'ancien président algérien, assistent aux funérailles de la chanteuse algérienne Warda Al-Jazairia, au cimetière El-Alia, le 19 mai 2012, à Alger (Photo, AFP).
Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia (à gauche) et Saïd Bouteflika (au centre), frère de l'ancien président algérien, assistent aux funérailles de la chanteuse algérienne Warda Al-Jazairia, au cimetière El-Alia, le 19 mai 2012, à Alger (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 09 février 2023

Algérie: Saïd Bouteflika, frère de l’ex-président, condamné à 12 ans de prison

  • En juin 2022, Saïd Bouteflika avait déjà été condamné en appel à une peine de 8 ans de prison
  • Il écope également d’une amende de 8 millions de dinars (soit un peu plus de 54 000 euros)

ALGER: Saïd Bouteflika, frère de l’ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, a été condamné à 12 ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’Hamed pour corruption et recel de revenus de corruption. Il écope également d’une amende de 8 millions de dinars (soit un peu plus de 54 000 euros).

Longtemps soupçonné d’être aux commandes du pays suite à la détérioration de la santé d’Abdelaziz Bouteflika, a été jugé en même temps que d’autres hommes d’affaires.

L'ancien magnat de l'automobile Mahieddine Tahkout a écopé d’une peine plus lourde: 15 ans de prison ferme, alors que Ali Haddad et Ahmed Mazouz – aussi des hommes d’affaires de l’ère Bouteflika – ont pour leur part été condamnés à une peine de 12 ans de prison ferme.

Les frères Kouninef, dont Réda, Abdelkader, Noah-Tark et Karim) on eux écopé d’une peine de 10 ans de prison. Leur sœur Souad – en fuite à l’étranger – a été condamné à 15 ans de prison. La justice a par ailleurs confirmé l’émission d’un mandant d’arrêt international contre cette dernière.

Conjointement, les accusés devront s’acquitter d’une amende record de 400 milliards de dinars, soit plus de 2,7 milliards d’euros.

En juin 2022, Saïd Bouteflika avait déjà été condamné en appel à une peine de 8 ans de prison pour trafic d'influence, non-déclaration de biens, abus de pouvoir, blanchiment d'argent, financement clandestin d'un parti politique, enrichissement illicite et dissimulation de revenus obtenus par la corruption.

Les peines n’étant pas cumulables en Algérie, Saïd Bouteflika et ses co-accusés devront purger les peine les plus longues prononcées à leur encontre.

Du sur-place dans l’Indice de perception de la corruption

Depuis le vaste mouvement de protestation du Hirak de 2019 qui avait poussé Abdelaziz Bouteflika vers la porte de sortie, le pays s’est lancé dans une vaste campagne anti-corruption au rythme de procès largement médiatisés. 

Si les autorités se targuent du succès de cette campagne, beaucoup d’opposants et activistes – principalement en exil – y voient des procès-spectacles destinés à faire la promotion du bilan de l’actuel président Abdelmadjid Tebboune.

Pour sa part, l’ONG Transparency International qui dresse annuellement l’indice de perception de la corruption, a fait état d’une légère amélioration du pays dans son dernier classement. Alors qu’en 2021, l’Algérie occupait la 117e place, en 2022 elle se hisse à la 116e place.

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
Short Url
  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

Short Url
  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
Short Url
  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.