Israël: Des dizaines de milliers de manifestants contre la réforme de la justice

Des manifestants israéliens brandissent des drapeaux nationaux et des pancartes alors qu'ils se rassemblent dans le centre de Tel Aviv, le 11 février 2023 (Photo, AFP).
Des manifestants israéliens brandissent des drapeaux nationaux et des pancartes alors qu'ils se rassemblent dans le centre de Tel Aviv, le 11 février 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 12 février 2023

Israël: Des dizaines de milliers de manifestants contre la réforme de la justice

  • Les médias israéliens ont fait état d'environ 50 000 manifestants à Tel-Aviv, jusqu'à 75 000 selon le quotidien Haaretz
  • Pour la première fois depuis le début du mouvement en janvier, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés à Efrat, une colonie israélienne de Cisjordanie occupée

TEL-AVIV: Des dizaines de milliers d'Israéliens ont manifesté samedi à Tel-Aviv et dans d'autres villes du pays, pour la sixième semaine consécutive, contre la réforme judiciaire menée par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

"Démocratie", criaient les manifestants au rythme des roulements de tambour, "Honte, honte!", "On ne va pas abandonner". La foule compacte brandissait une marée de drapeaux israéliens bleu et blanc.

Une première lecture de certaines des dispositions controversées de la réforme, visant à accroître le pouvoir des élus sur celui des magistrats, est prévue lundi à la Knesset, le Parlement israélien.

Les dirigeants du mouvement ont appelé à une grève le même jour.

Déjouant les prévisions selon lesquelles l'annonce de cette grève détournerait une partie des manifestants des rassemblements devenus habituels du samedi soir, les Israéliens ont manifesté plus nombreux que les semaines précédentes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les médias israéliens ont fait état d'environ 50 000 manifestants à Tel-Aviv, jusqu'à 75 000 selon le quotidien Haaretz (gauche), environ 10 000 à Haïfa et 4 000 à Jérusalem, devant la résidence de M. Netanyahou.

À Tel-Aviv, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes de l'attentat de vendredi à Jérusalem-Est, dans lequel trois Israéliens, dont deux enfants, ont trouvé la mort.

"Le procès de Netanyahou est la raison de tout. Il essaye par tous les moyens d'affaiblir le pouvoir judiciaire pour échapper à son procès", estimait Neta Keren-Tal, une mère de famille travaillant dans le domaine médical, en allusion au procès pour corruption en cours du Premier ministre.

Pour Ilan Tsabari, un directeur de produits high tech, il faut "trouver un équilibre entre l'extrême gauche et l'extrême droite pour créer une réelle démocratie en Israël".

Pour la première fois depuis le début du mouvement en janvier, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés à Efrat, une colonie israélienne de Cisjordanie occupée.

Le gouvernement mis sur pied fin décembre par M. Netanyahou, qui a adossé le Likoud (droite) à des alliés religieux et d'extrême droite, est considéré comme un des plus à droite de l'histoire d'Israël.

Les propositions de la coalition limiteraient considérablement la capacité de la Cour Suprême à invalider des lois et des décisions du gouvernement. Une "clause dérogatoire" permettrait à la Knesset de légiférer à nouveau sur des lois invalidées avec une majorité simple de 61 voix.

La réforme prévoit également de modifier le système de nomination des juges en donnant plus de poids au pouvoir politique.

M. Netanyahou est lui-même jugé pour corruption dans plusieurs affaires. En Israël, le Premier ministre ne dispose d'aucune immunité judiciaire mais n'a pas à démissionner ni à se retirer pendant la durée de son procès.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.