Les familles aisées du Golfe veulent des portefeuilles verts

Les familles fortunées du Golfe affirment que les médias sociaux et l'éducation ont bouleversé la perspective des générations, ce qui à son tour affecte la planification fiscale (Photo, AFP/Archives)
Les familles fortunées du Golfe affirment que les médias sociaux et l'éducation ont bouleversé la perspective des générations, ce qui à son tour affecte la planification fiscale (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Mercredi 25 novembre 2020

Les familles aisées du Golfe veulent des portefeuilles verts

  • 58% des personnes fortunées de tous âges et générations confondus au Moyen-Orient conviennent que les investissements socialement responsables sont avantageux
  • Le changement d'attitude a conduit à une évolution fondamentale de la façon dont les familles aisées investissent

LONDRES: Les familles les mieux nanties du Golfe sont de plus en plus incitées à investir dans le développement durable, selon une enquête.

Selon un rapport de la Banque privée Barclays, près de trois générations plus âgées sur cinq (59%) des familles fortunées dans le CCG affirment que la génération Y mène leurs familles vers des investissements durables.

En effet, les investissements SEG (sociaux, environnementaux, et de gouvernance) sont pris en compte par les familles aisées grâce à l’initiative des jeunes générations, ce qui a conduit à une augmentation des contributions familiales aux actifs durables.

L’étude, menée par la société de renseignement mondiale Savanta, a révélé que 58% des personnes fortunées de tous âges et générations confondus au Moyen-Orient conviennent désormais que les investissements socialement responsables sont avantageux pour eux.

Pour environ quatre sur cinq de chacun des groupes d'âge analysés, investir de manière responsable est important dans une certaine mesure, avec 81% des moins de 40 ans, 77% des 41 à 60 ans et 86% des plus de 60 ans.

«Les résultats du rapport montrent que 76% de toutes les personnes sondées au Moyen-Orient estiment que l'investissement responsable est important pour leur famille», a déclaré Rahim Daya, responsable de la banque privée Barclays au Moyen-Orient. «Cela démontre, d’une façon claire, que les chefs d'entreprise à travers les générations sont profondément engagés à ajouter de la valeur aux sociétés dans lesquelles ils vivent. Bien que des perspectives de vie et des valeurs différentes puissent déterminer des écarts dans le goût du risque d'investissement d'une génération à l'autre, il est encourageant de voir que l’Investissement Socialement Responsable est un mouvement qui résonne avec des individus de tous âges».

Le changement d'attitude a conduit à une évolution fondamentale de la façon dont les familles aisées investissent, selon le rapport de la Banque privée Barclays

Environ quatre sur cinq (78 %) dans le monde et au Moyen-Orient (82 %) ont exprimé leur point de vue sur l’utilité de la responsabilité sociale et environnementale dans leurs investissements.

Pour ceux qui ne sont pas encore rendu là, 22% des générations plus âgées aimeraient en savoir plus sur leurs options d'investissement durable, et 19% s’intéressent à l'investissement spécifiquement conçu pour avoir un impact social et environnemental positif.

Les familles fortunées du CCG affirment également que des valeurs de vie totalement différentes (54%), l'impact des médias sociaux et des antécédents scolaires divergents sont aussi des facteurs qui contribuent à distinctes perspectives et priorités entre les générations. Ceci à son tour affecte les planifications fiscales de la relève générationnelle.

Contrairement à l'investissement durable, les auteurs des dons de bienfaisance ont tendance à appartenir surtout à une génération plus âgée.

À l'échelle mondiale, les personnes de plus de 60 ans ont plus souvent souligné que la philanthropie était leur passion (38%) par rapport aux moins de 40 ans (20%), mais dans la majorité des familles (74%), la génération plus âgée confie à leurs enfants la responsabilité de la gestion des activités philanthropiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com