Syrie: 19 combattants pro-Iran tués dans des raids aériens sur l'Est

 Une photo prise le 25 novembre 2020 montre des soldats israéliens et un char près de la frontière israélo-syrienne, sur les hauteurs du Golan annexées par Israël. (AFP)
Une photo prise le 25 novembre 2020 montre des soldats israéliens et un char près de la frontière israélo-syrienne, sur les hauteurs du Golan annexées par Israël. (AFP)
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Publié le Jeudi 26 novembre 2020

Syrie: 19 combattants pro-Iran tués dans des raids aériens sur l'Est

  • Les frappes à l'aube contre des positions dans la province de Deir Ezzor, près de la frontière avec l'Irak, auraient été menées par des avions «probablement» israéliens, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)
  • Les combattants tués sont «de nationalité pakistanaise», a précisé le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane

Au moins 19 combattants étrangers d'une milice pro-Iran ont été tués dans des raids aériens visant leurs positions dans l'extrême est de la Syrie en guerre, a rapporté jeudi une ONG.

Les frappes à l'aube contre des positions dans la province de Deir Ezzor, près de la frontière avec l'Irak, auraient été menées par des avions «probablement» israéliens, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les combattants tués sont «de nationalité pakistanaise», a précisé le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane, qui dispose d'un vaste réseau de sources à travers la Syrie en guerre.

Il s'agit de la troisième incursion de ce type imputée en moins d'une semaine par l'Observatoire à l'Etat hébreu, qui confirme rarement ses frappes menées en Syrie.

Les raids ont visé les environs de Boukamal, ville tout près de la frontière avec l'Irak, selon l'Observatoire.

Depuis le début du conflit en 2011 en Syrie, Israël a mené des centaines de raids contre les forces du régime syrien mais aussi contre celles de ses alliés, l'Iran et le Hezbollah libanais.

L'ambassadeur israélien auprès de l'ONU a demandé cette semaine dans une lettre adressée au Conseil de sécurité une «action immédiate pour retirer les forces iraniennes du territoire syrien».

Dans la nuit de mardi à mercredi, huit combattants pro-Iran ont été tués dans des raids aériens près de Damas, selon l'OSDH.

Samedi déjà, près de Boukamal, des bombardements aériens imputés à Israël ont tué «huit Irakiens et six Afghans» engagés avec des milices pro-Iran, selon les informations rapportées par l'OSDH.

Le conflit syrien, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, s'est complexifié au fil des ans avec l'implication d'une multitude d'acteurs et de puissances étrangères.

Cette guerre a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".