Le passage frontalier de Bab al-Hawa fermé aux patients syriens qui souffrent du cancer

Des réfugiés syriens vivant en Turquie prennent un bus pour traverser le poste-frontière nord de Bab al-Hawa, le 17 février 2023, alors qu’ils rentrent en Syrie à la suite d’un tremblement de terre meurtrier. (AFP).
Des réfugiés syriens vivant en Turquie prennent un bus pour traverser le poste-frontière nord de Bab al-Hawa, le 17 février 2023, alors qu’ils rentrent en Syrie à la suite d’un tremblement de terre meurtrier. (AFP).
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Publié le Mardi 07 mars 2023

Le passage frontalier de Bab al-Hawa fermé aux patients syriens qui souffrent du cancer

  • «On m’a retiré vivant des décombres. Je souffre d’un cancer et j’ai un suivi mensuel. J’ai besoin d’une injection musculaire pour traiter la tumeur et je suis aussi diabétique»
  • Ce n’est pas la première fois que la situation précaire de la frontière exacerbe la souffrance et la peine des patients cancéreux

BAB AL-HAWA: Les patients syriens atteints de cancer sont les dernières victimes de la situation précaire de Bab al-Hawa, un point de passage international situé à la frontière entre la Turquie et la Syrie.

Des patients cancéreux du nord-ouest de la Syrie ont été transférés vers des hôpitaux en Turquie par l’intermédiaire du poste-frontière avant le tremblement de terre du 6 février en vue de recevoir les soins nécessaires indisponibles dans la zone contrôlée par les rebelles.

Cela a changé lorsque le séisme a secoué la région et qu’il a incité les autorités turques à fermer les frontières à ceux qui attendent un traitement vital.

Bachir Ismaïl, directeur du bureau médical du point de passage de Bab al-Hawa, déclare à Arab News: «Avant le tremblement de terre, nous avions environ dix ambulances quotidiennes pour les cas urgents qui recevaient des soins en Turquie.»

«Nous avions environ quatre cent cinquante cas par mois, y compris des chirurgies cardiaques et des patients atteints de cancer.»

«Ces patients ne peuvent plus entrer en Turquie pour recevoir leurs traitements.»

Nawaf Bakran, 69 ans, qui habite dans la province d’Idlib, est l’un des nombreux malades du cancer à payer le prix de la fermeture de la frontière.

Il confie à Arab News: «On m’a retiré vivant des décombres. Je souffre d’un cancer et j’ai un suivi mensuel. J’ai besoin d’une injection musculaire pour traiter la tumeur et je suis aussi diabétique.»

Malgré le rapport rédigé par le médecin pour que M. Bakran puisse retourner en Turquie et y recevoir des soins, le personnel du poste-frontière lui a interdit d’entrer au pays.

M. Bakran ajoute: «Ils ne tiennent pas compte du rapport du spécialiste du cancer. Nous sommes perdus. Nous ne savons pas où aller.»

Les documents manquants, y compris les papiers d’identité et les dossiers médicaux, perdus sous les décombres des bâtiments détruits, constituent un enjeu crucial.

Comme M. Bakran, Mohammed Afsan, 58 ans, est un survivant du tremblement de terre et lutte actuellement contre le cancer.

Il explique à Arab News: «Nous n’avons pu récupérer aucun effet personnel. Désormais, nous voulons retrouver nos rapports médicaux, être mis en contact avec des spécialistes et poursuivre le traitement et le suivi.»

«Nous avons besoin de radiothérapie. Elle n’est pas disponible ici et il est hors de question que nous allions dans les zones contrôlées par le régime.»

M. Afsan affirme que les personnes qui vivent à Idlib – ville sous le contrôle des rebelles – mettraient leur vie et celle de leur famille en danger si elles devaient se rendre dans les zones contrôlées par le gouvernement syrien.

Ayham Jamo est hématologue et chef du service d’oncologie à l’hôpital central d’Idlib.

La Société médicale syro-américaine soutient son établissement, mais cela ne l’a pas soulagé de la pression écrasante provoquée par la tragédie et ses conséquences.

Il évoque, dans un entretien avec Arab News, le plan qui, selon lui, doit être exécuté: «Il faut sécuriser les doses de chimiothérapie et les immunothérapies pour tous les types de cancer. Ces thérapies sont chères et ne sont pas disponibles gratuitement.»

«Nous appelons également à un couloir humanitaire pour la radiothérapie, puisqu’il s’agit d’un traitement essentiel qui n’est pas disponible dans le nord-ouest de la Syrie.»

Les besoins des patients atteints de cancer dans le nord-ouest de la Syrie sont considérables. M. Jamo estime que, même si les solutions doivent commencer par la sécurisation du passage frontalier pour les transferts de patients, des mesures d’urgence doivent également être mises en place au sein du pays.

«Il faudrait établir un centre intégré pour le traitement du cancer comprenant la chimiothérapie, la radiothérapie, l’immunothérapie, un accélérateur linéaire de particules, la tomographie par émission de positons [TEP] et la scintigraphie osseuse», indique-t-il à Arab News.

Aziz Asmar, un artiste graffeur de Binnish, dans la province d’Idlib, recourt à l’art pour attirer l’attention du monde sur le sort de son peuple.

«À travers ce dessin, nous appelons les autorités turques et toutes les associations et organisations actives à faciliter l’entrée des Syriens en Turquie afin qu’ils puissent continuer à recevoir leur traitement», souligne-t-il.

M. Asmar considère que l’objectif doit être clair avant que des actions ne soient entreprises. Il a peint dans différentes langues le slogan «Help me trend» (littéralement: «Aide-moi à m’orienter») pour que tous les cas médicaux reçoivent la même attention.

Ce n’est pas la première fois que la situation précaire de la frontière – accélérée par la géopolitique d’un conflit qui dure depuis douze ans – exacerbe la souffrance et la peine des patients cancéreux du nord-ouest de la Syrie.

Au début de l’année 2020, avec la propagation rapide de la Covid-19, les autorités turques ont également décidé de fermer les frontières avec la Syrie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.