Sécurité, transports: Macron sonne la «mobilisation» à 500 jours des JO

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une réunion de travail à 500 jours des Jeux olympiques et paralympiques d'été de Paris 2024 à la préfecture de Paris et d'Ile-de-France à Paris, le 14 mars 2023. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une réunion de travail à 500 jours des Jeux olympiques et paralympiques d'été de Paris 2024 à la préfecture de Paris et d'Ile-de-France à Paris, le 14 mars 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 14 mars 2023

Sécurité, transports: Macron sonne la «mobilisation» à 500 jours des JO

  • «Ces 500 jours, c'est le début d'un décompte qui vient après des années et des années d'efforts», a-t-il lancé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux
  • Pour la première fois de l'histoire olympique, la cérémonie d'ouverture ne se déroulera pas dans un stade, mais en extérieur, sur la Seine, au coeur de la capitale, un défi sécuritaire sans précédent

PARIS: "Cinq cents jours pour réussir": le président français Emmanuel Macron a enclenché mardi le décompte avant les Jeux olympiques de Paris et sonné la "mobilisation nationale" face aux défis financiers, de sécurité et sur les transports qui s'accumulent en vue du plus grand événement sportif mondial. 

"Ces 500 jours, c'est le début d'un décompte qui vient après des années et des années d'efforts", a-t-il lancé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. "Ces 500 jours, ce seront ceux aussi de la mobilisation nationale", a-t-il ajouté. 

"On va essayer de recevoir la planète dans les meilleures conditions possibles de sécurité, d'organisation, de responsabilité sociale et écologique", a encore dit le président français. "On essaiera aussi d'avoir le maximum de médailles!" 

M. Macron a reçu mardi à déjeuner les entreprises partenaires  - 30 au total pour l'heure - qui vont contribuer à hauteur de 1,2 milliard d'euros à l'organisation des JO, soit un peu plus du quart du budget. 

Il s'est aussi entretenu avec Tony Estanguet, patron du comité d'organisation, et Thomas Jolly, directeur artistique, de la cérémonie d'ouverture qui s'annonce inédite avec une parade sur la Seine. 

Accompagné des ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin et des Sports Amélie Oudéa-Castéra, il rencontrait ensuite un demi-millier de fonctionnaires impliqués dans l'organisation des Jeux. 

Pour la première fois de l'histoire olympique, la cérémonie d'ouverture ne se déroulera pas dans un stade, mais en extérieur, sur la Seine, au coeur de la capitale, un défi sécuritaire sans précédent. 

Le 26 juillet 2024 à 20h24 (19H24 GMT), plus d'une centaine de bateaux transportant des délégations d'athlètes descendront le fleuve, du Pont d'Austerlitz jusqu'à la Tour Eiffel. Six kilomètres sous les yeux de quelque 600 000 spectateurs, selon la jauge actuelle. 

"On a tiré toutes les leçons des événements du Stade de France", a assuré mardi la ministre des Sports sur France Inter après le fiasco de la finale de la Ligue des champions de football en mai 2022 à Saint-Denis, aux portes de Paris. 

"On a envie de montrer le meilleur de la France (..) Il n'y a pas d'infaisabilité (...) mais il reste encore des adaptations à mener", a de son côté concédé Tony Estanguet dans un entretien. 

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Carte montrant les sites olympiques et paralympiques de Paris-2024 en Ile-de-France et l'offre de transports. (Graphique, AFP)

« Dans les temps » 

Un chaos des transports, c'est sans doute l'autre cauchemar des organisateurs, après les dysfonctionnements des derniers mois en région parisienne et un climat social et politique tendu autour de la gestion des bus. 

Les aéroports pourront-ils gérer les millions de visiteurs attendus? Les adaptations nécessaires à la mobilité des personnes en situation de handicap seront-elles satisfaisantes? 

Y aura-t-il des grèves, que nombre d'étrangers considèrent comme une spécialité française ? Une impression encore renforcée actuellement par les images de poubelles s'entassant dans les rues de Paris sur fond de conflit autour de la réforme des retraites. 

Sur les infrastructures sportives et de logement, "on est dans les temps, l'ensemble sera livré entre décembre 2023 et le printemps", assure en revanche Amélie Oudéa-Castéra. 

Reposant sur les recettes de billetterie, des sponsors et une contribution du Comité international olympique (CIO), le budget du comité d'organisation (96% d'origine privé) est aussi l'objet de toutes les attentions alors que les enveloppes initiales explosent traditionnellement dans ce genre d'événements et que l'inflation complique la donne. 

Il a augmenté de 10% à 4,4 milliards d'euros fin 2022, pour un coût total qui s'élève à 8,8 milliards d'euros en y intégrant le budget de la Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques. "Les coûts sont absolument contenus", considère néanmoins la ministre. 

Quasi-certitude en revanche, la Seine, interdite à la baignade depuis 1923, devrait servir de cadre aux épreuves de natation en eau libre et du triathlon. "Nous sommes en passe de réussir", s'est félicité lundi Emmanuel Macron avant d'évoquer, dans sa vidéo de mardi, cette "petite révolution" et, au-delà, le "formidable héritage" que représenteront aussi "5 000 terrains de sport nouveaux" et les "infrastructures de transport". 


Le président Macron recevra le prince héritier saoudien pour une visite officielle de deux jours

Le président français Emmanuel Macron, à gauche, rencontre le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite officielle à Riyad, le 2 décembre 2024. (Photo d’archives AFP)
Le président français Emmanuel Macron, à gauche, rencontre le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite officielle à Riyad, le 2 décembre 2024. (Photo d’archives AFP)
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  • Les deux dirigeants aborderont les enjeux économiques et régionaux et assisteront à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d’esport à Paris

RIYAD : Le président français Emmanuel Macron recevra dimanche le prince héritier et Premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane pour une visite officielle de deux jours, a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

Cette visite fait suite au déplacement d’Emmanuel Macron en Arabie saoudite en décembre 2024.

« Elle témoigne de la vitalité du dialogue entre le Royaume d’Arabie saoudite et la France et permettra de renforcer davantage le partenariat stratégique entre nos deux pays. À cette fin, le président de la République et le prince héritier réuniront, pour la première fois, le Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien », précise le communiqué.

Les deux dirigeants évoqueront les grands enjeux économiques et stratégiques qui façonnent le partenariat franco-saoudien et échangeront leurs points de vue sur les principales questions régionales, alors qu’une coordination étroite entre la France et ses partenaires du Golfe est essentielle pour promouvoir la stabilité et la paix au Proche et au Moyen-Orient, ajoute le communiqué.

Les deux dirigeants assisteront également dimanche à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d’esport, organisée pour la première fois à Paris, hors d’Arabie saoudite, depuis sa création.

L’organisation de cette compétition mondiale majeure témoigne du nouvel attrait de la France comme destination pour les grands événements sportifs internationaux, notamment après le succès des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, souligne l’Élysée.

Elle reflète également l’ambition commune de la France et de l’Arabie saoudite de faire du sport et de la culture des vecteurs de rapprochement entre les deux pays, ajoute le communiqué. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Louis Blin: le rayonnement culturel, un nouvel enjeu identitaire pour l’Arabie

Les jeux vidéo, le cinéma, la musique, le patrimoine, les arts contemporains et la création artistique s’inscrivent tous dans un même mouvement : celui d’une Arabie saoudite qui cherche à conjuguer ouverture internationale et affirmation de ses racines. (Fourni)
Les jeux vidéo, le cinéma, la musique, le patrimoine, les arts contemporains et la création artistique s’inscrivent tous dans un même mouvement : celui d’une Arabie saoudite qui cherche à conjuguer ouverture internationale et affirmation de ses racines. (Fourni)
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  • La culture devient un levier stratégique de la transformation de l’Arabie saoudite, au cœur de la Vision 2030, pour construire une identité nationale ouverte sur le monde tout en valorisant son patrimoine
  • La France occupe une place privilégiée dans cette transformation, notamment à travers AlUla, la Villa Hegra et l’EWC, avec une coopération fondée sur la rencontre entre patrimoine, expression artistique et industries culturelles

PARIS : Longtemps perçue comme un domaine secondaire, voire dissocié des grands enjeux économiques et géopolitiques, la culture est désormais devenue l’un des moteurs de la transformation de l’Arabie saoudite.

Au cœur de la Vision 2030, elle accompagne une profonde mutation du Royaume et participe à la construction d’une nouvelle identité nationale, davantage ouverte sur le monde.

Dans cette dynamique, la France occupe une place singulière, de la coopération autour d’AlUla aux résidences d’artistes de la Villa Hegra, jusqu’à l’implantation à Paris de l’Esports World Cup (EWC), les initiatives se multiplient et dessinent les contours d’un partenariat culturel appelé à prendre de l’ampleur.

Pour Louis Blin, diplomate et spécialiste du monde arabe, cette évolution ne doit pas être réduite au seul essor spectaculaire du divertissement.

Jeux vidéo, cinéma, musique, patrimoine, arts contemporains ou création artistique participent d’un même mouvement, celui d’une Arabie saoudite qui cherche à conjuguer ouverture internationale et affirmation de ses racines.

« On a tendance à dissocier l’économie de la culture », observe Blin, auteur de plusieurs ouvrages sur l’Islam et l’Arabie, où il a été en poste. Pourtant rappelle-t-il, la France elle-même démontre combien les industries culturelles peuvent constituer un secteur économique majeur.

Le jeu vidéo en est l’un des exemples les plus emblématiques. C’est précisément autour de cette industrie que les deux pays se rencontrent aujourd’hui, notamment à travers l’EWC, dont la présence à Paris constitue un nouveau symbole de cette convergence.

Mais cette rencontre culturelle franco-saoudienne ne date pas de l’EWC, elle s’est construite progressivement autour de projets structurants, parmi lesquels le développement culturel et patrimonial d’AlUla occupe une place centrale.

La coopération franco-saoudienne y associe restauration du patrimoine, archéologie, tourisme culturel, création contemporaine et développement d’un écosystème artistique international.

À proximité, la Villa Hegra est devenue un autre laboratoire de cette relation, en accueillant notamment des résidences d’artistes et en offrant aux créateurs un espace de dialogue avec le patrimoine et les paysages d’AlUla.

L’EWC apporte aujourd’hui une dimension nouvelle à cette coopération, et le choix de Paris traduit la volonté de faire de l’événement bien davantage qu’une compétition internationale de jeux vidéo.

Il illustre la place croissante du divertissement dans la stratégie d’influence saoudienne et la volonté de rapprocher deux sociétés autour de pratiques culturelles communes.

Cette stratégie répond également à un enjeu identitaire, puisque le changement saoudien s’inscrit, selon Blin, dans le contexte plus vaste de la mondialisation.

Après des décennies durant lesquelles « l’affirmation de l’authenticité a parfois été associée au refus de certaines formes de diversité culturelle », le Royaume cherche,  du point de vue de Blin, à construire « une identité nationale capable de s’ouvrir au monde sans renoncer à son héritage ».

Mais pour lui, la difficulté réside précisément dans cet équilibre, car l’objectif ne serait pas d’importer une culture étrangère, mais de « bâtir quelque chose de nouveau à partir de l’ancien ».

Cela poursuit-il, « implique de redécouvrir et de valoriser un patrimoine beaucoup plus vaste que les seules références religieuses, telles que le patrimoine préislamique, l’histoire du Hijaz, ou les traditions de l’Asir ».

« Il faut restaurer nos cerveaux, parce que sinon on n’arrivera jamais à restaurer les pierres », résume-t-il, pour expliquer que la transformation culturelle ne peut être uniquement matérielle, mais suppose également une évolution des mentalités, « une réappropriation du patrimoine et l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs ».

C’est là, de l’avis de Blin, que la coopération avec la France prend tout son sens, puisque ce pays dispose d’une longue expérience en matière de patrimoine, de création artistique et d’industries culturelles.

L’Arabie saoudite, de son côté, dispose d’un patrimoine exceptionnel et d’une volonté politique et financière considérable pour le mettre en valeur, « leur rapprochement peut ainsi produire un modèle original, fondé sur la rencontre plutôt que sur l’imitation ».

La culture devient donc un puissant outil de transformation de l’image du Royaume, car le jeu vidéo, par exemple, constitue un terrain de rencontre particulièrement efficace avec la société française. Lorsque les deux pays partagent les mêmes passions, les mêmes créateurs et les mêmes expériences culturelles, les représentations évoluent naturellement.

Pour Blin, l’enjeu dépasse largement l’échéance fixée par la Vision 2030, « 2030 est une date mobilisatrice », rappelle-t-il, mais « la transformation culturelle, elle, est appelée à se poursuivre bien au-delà.

Et contrairement à une idée souvent répandue, Blin considère que « cette mutation ne serait pas uniquement l’œuvre du prince héritier, celui-ci aurait surtout accompagné une aspiration déjà présente dans la société » mais « ce n’est pas lui qui a créé la vague, c’est la société », en soulignant notamment le rôle des jeunes et des femmes.

De l’héritage d’AlUla aux artistes de la Villa Hegra, jusqu’à l’univers mondialisé de l’EWC, la dynamique qui se dessine est celle d’une Arabie saoudite qui entend désormais faire de la culture un langage universel, capable de raconter au monde une nouvelle histoire du Royaume.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.