Réforme judiciaire en Israël: manifestation contre Netanyahu à l'aéroport de Tel-Aviv

A Tel-Aviv, aux abords des terminaux de l'aéroport Ben Gourion, des manifestants ont brandi des drapeaux israéliens, l'un d'eux avec un écriteau sur lequel est marqué «Dictateur en fuite», a constaté un journaliste. (Photo, AFP)
A Tel-Aviv, aux abords des terminaux de l'aéroport Ben Gourion, des manifestants ont brandi des drapeaux israéliens, l'un d'eux avec un écriteau sur lequel est marqué «Dictateur en fuite», a constaté un journaliste. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 15 mars 2023

Réforme judiciaire en Israël: manifestation contre Netanyahu à l'aéroport de Tel-Aviv

  • Le dirigeant israélien doit arriver dans la capitale allemande en soirée, et des protestations sont prévues jeudi à Berlin, premier jour de sa visite officielle
  • Depuis l'annonce du texte début janvier par la coalition de droite et d'extrême droite mise en place en décembre par Benjamin Netanyahu, des manifestations massives ont eu lieu dans le pays

TEL-AVIV: Des Israéliens opposés à la réforme controversée du système judiciaire, voulue par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ont manifesté mercredi à l'aéroport de Tel-Aviv, avant le départ prévu du Premier ministre pour Berlin.

Le dirigeant israélien doit arriver dans la capitale allemande en soirée, et des protestations sont également prévues jeudi à Berlin, premier jour de sa visite officielle.

Un millier d'écrivains, artistes et intellectuels israéliens ont en outre adressé une lettre aux ambassadeurs d'Allemagne et de Grande-Bretagne en Israël, les exhortant à annuler la visite de M. Netanyahu dans ces deux pays. Le dirigeant israélien doit se rendre en Grande-Bretagne la semaine prochaine, selon les médias israéliens.

"Face au dangereux et destructeur gouvernement de M. Netanyahu et à la lumière d'une vaste résistance civile démocratique contre la destruction des institutions de l'Etat par l'adoption de lois antidémocratiques, nous demandons à l'Allemagne et à la Grande-Bretagne d'annoncer rapidement l'annulation de ces visites", écrivent-ils dans cette missive, signée notamment d'une des grandes figures de la littérature israélienne, David Grossman.

Benjamin Netanyahu sera reçu jeudi par le chancelier Olaf Scholz et le chef de l'Etat Frank-Walter Steinmeier. C'est "le Premier ministre élu d'Israël et donc un invité normal en Allemagne", avait commenté en début de semaine le porte-parole du gouvernement allemand.

Manifestations 

A Francfort, Meron Mendel, qui dirige le centre Anne Frank, a estimé que Berlin aurait dû annuler cette visite.

A Tel-Aviv, aux abords des terminaux de l'aéroport Ben Gourion, des manifestants ont brandi des drapeaux israéliens, l'un d'eux avec un écriteau sur lequel est marqué "Dictateur en fuite", a constaté un journaliste.

"Ne reviens pas!", pouvait-on lire sur des affiches placardées par des protestataires.

Les manifestants voient en la réforme de la justice, qui entend limiter les prérogatives de la Cour suprême, une menace pour la démocratie.

Depuis l'annonce du texte début janvier par la coalition de droite et d'extrême droite mise en place en décembre par Benjamin Netanyahu, des manifestations massives ont eu lieu dans le pays.

Les protestataires dénoncent en bloc la réforme du système judiciaire mais aussi la politique générale du gouvernement, et accusent le Premier ministre, inculpé pour corruption dans une série d'affaires, de vouloir se servir de la loi pour casser un éventuel jugement venant à le condamner.

Mardi, le Parlement a adopté en première lecture une disposition permettant d'annuler certaines décisions de la Cour suprême. D'autres dispositions décriées avaient déjà été adoptées en février en première lecture.

M. Netanyahu et ses alliés estiment la réforme nécessaire pour rétablir un rapport de force équilibré entre les élus et la Cour suprême, qu'ils jugent politisée.

Jeudi dernier, le président israélien, Isaac Herzog, a appelé à stopper le processus législatif actuel, qualifiant le projet de "menace sur les fondements de la démocratie".

M. Herzog, qui joue un rôle essentiellement protocolaire, a entamé une médiation entre l'opposition et le gouvernement en vue de parvenir à un texte plus consensuel susceptible d'être adopté par le Parlement et d'apaiser les inquiétudes.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com