Neuf résidents de camps syriens sur dix ont dû fuir les combats à plusieurs reprises

Une enfant se tient à l’entrée d’une tente dans le camp de Sahlat al-Banat pour les déplacés internes, dans la campagne de Raqa, dans le nord de la Syrie (Photo, AFP).
Une enfant se tient à l’entrée d’une tente dans le camp de Sahlat al-Banat pour les déplacés internes, dans la campagne de Raqa, dans le nord de la Syrie (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 17 mars 2023

Neuf résidents de camps syriens sur dix ont dû fuir les combats à plusieurs reprises

  • 92% des personnes interrogées dans le nord-ouest de la Syrie se sont retrouvées sans abri à plusieurs reprises depuis le début du conflit
  • Les tremblements de terre de février ont laissé la quasi-totalité des 1,8 million de résidents des camps du pays sans abri sûr

LONDRES: Neuf Syriens sur dix vivant dans des camps dans le nord-ouest du pays ont souffert de multiples épisodes de sans-abrisme pendant la guerre civile, a déclaré Action for Humanity (AFH), une organisation basée au Royaume-Uni.

Mercredi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) a estimé que 1,8 million de personnes ont été contraintes de se réfugier dans 1 420 camps en Syrie depuis le début de la guerre civile, qui a commencé il y a douze ans.

Selon l’AFH, 92% des 263 familles de déplacés à l’intérieur du pays, interrogées dans le nord-ouest de la Syrie, s’étaient retrouvées sans abri à plusieurs reprises depuis le début du conflit, a rapporté le Guardian jeudi.

Environ deux tiers (64%) ont confié avoir déménagé entre quatre et sept fois, tandis que 23% ont déclaré avoir déménagé huit fois ou plus.

L’organisation caritative britannique a expliqué que les tremblements de terre de février avaient exacerbé la crise, laissant environ 98% des Syriens vivant dans des camps sans abri sûr.

«En tant que Syrien, les douze dernières années m’ont brisé le cœur. Tant de nos concitoyens ont été tués, blessés et ont perdu leur maison», a déclaré au Guardian Hani Habbal, un intervenant de première ligne dans le nord de la Syrie qui gère les projets humanitaires de l’AFH.

«Nombreux sont ceux qui ont perdu leur maison à plusieurs reprises. Lorsque la guerre a commencé, les gens se trouvaient dans des régions comme Damas ou Dara, dans tout le pays, et ont été déplacés lorsque les combats ont atteint leur ville ou leur village. 

«Ils ont fui pour se réfugier dans des villes comme Alep ou Raqqa. Ensuite, ils ont été déplacés une fois de plus dans des endroits comme Idlib, pour être déplacés une nouvelle fois lorsque les combats ont éclaté là-bas.» 

«Dans certains cas extrêmes, des personnes ont dû quitter leur domicile plus de vingt fois. Pouvez-vous imaginer une vie où vous et votre famille avez été forcés de vous retrouver sans abri, vivant dans la peur, quatre, cinq ou six fois ? Telle est la réalité pour des millions de personnes dans le nord-ouest de la Syrie.»

En novembre, l’ONU a fait part de ses inquiétudes concernant des frappes meurtrières dans plusieurs camps de déplacés internes.

Par ailleurs, David Miliband, PDG de l’International Rescue Committee (IRC), a critiqué le «manque d’attention» de la communauté internationale à l’égard de la Syrie, a rapporté le Guardian

Pour des millions de personnes dans le nord-ouest, «le fait de vivre dans l’incertitude est devenu un mode de vie», a déploré M. Miliband.

«Le tremblement de terre de février nous a rappelé qu’une crise oubliée n’est pas une crise résolue. Il a mis en lumière la vérité crue de la vie des personnes laissées pour compte par la guerre : elles sont à la merci des événements, ne peuvent pas contrôler la situation et sont vulnérables aux chocs», a ajouté le PDG de l’IRC.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com