Tunisie: Le CPJ condamne l'interdiction des médias indépendants et étrangers par le Parlement

Selon les autorités tunisiennes, cette décision a été prise afin d'éviter tout «désordre» et d'empêcher la diffusion d'une «image inappropriée» du Parlement (Photo, AFP).
Selon les autorités tunisiennes, cette décision a été prise afin d'éviter tout «désordre» et d'empêcher la diffusion d'une «image inappropriée» du Parlement (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 17 mars 2023

Tunisie: Le CPJ condamne l'interdiction des médias indépendants et étrangers par le Parlement

  • Pour la première fois depuis la révolution tunisienne, seuls les médias étatiques ont été autorisés à assister à l'élection du nouveau président du Parlement
  • Au cours de la session, l’instance législative tunisienne a élu Ibrahim Bouderbala, un fervent partisan de Saïed au poste de président du Parlement

LONDRES: Le Comité pour la protection des journalistes a condamné les autorités tunisiennes pour avoir empêché des journalistes indépendants et étrangers d'assister à la session d'ouverture du Parlement.

Le CPJ a qualifié cette décision d'attaque contre la liberté de la presse, ajoutant que les autorités devraient permettre une couverture équitable de l'événement.

«L'interdiction faite aux journalistes de couvrir la session d'ouverture du nouveau Parlement tunisien est la dernière tentative du président, Kaïs Saïed, de censurer l'information et de réprimer la liberté de la presse», a déclaré Cherif Mansour, coordinateur du programme du CPJ pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

«Les autorités tunisiennes doivent permettre à tous les membres de la presse de couvrir les événements historiques sans harcèlement ni favoritisme», a-t-il précisé.

Ce lundi, les législateurs ont annoncé que seules la télévision et la radio d'État ainsi que l'agence de presse nationale seraient en mesure de couvrir la session, la première depuis la dissolution du Parlement en juillet 2021.

Selon le communiqué, la décision a été prise afin d’éviter tout «désordre» et pour empêcher la diffusion d'une «image inappropriée» du Parlement.

Les journalistes ont manifesté contre leur exclusion de la session parlementaire, en se rassemblant à l'entrée du Parlement et en scandant: «Législateurs, c'est une honte. La presse est assiégée.»

Pour Amira Mohammed, vice-présidente du Syndicat des journalistes, il s’agit d’«un scandale et une grave violation de la liberté de la presse. Cela nuit à l'image de la Tunisie et porte atteinte au droit des citoyens à des médias libres et pluralistes.»

C'est la première fois depuis la destitution du dictateur Ben Ali en 2011 que la presse est empêchée d'accéder au Parlement.

Au cours de la session, l’instance législative tunisienne a élu Ibrahim Bouderbala, un fervent partisan de Saïed au poste de président du Parlement.

Depuis son élection en 2019, Saïed, ancien président de l'Association tunisienne de droit constitutionnel, a été au centre de nombreuses critiques pour avoir introduit des politiques visant à consolider ses pouvoirs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.