Syrie: Le séisme aura un fort impact sur la croissance économique selon la Banque mondiale

Les besoins de reconstruction et de relance sont estimés à 7,9 milliards de dollars sur trois ans (Photo, AFP).
Les besoins de reconstruction et de relance sont estimés à 7,9 milliards de dollars sur trois ans (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 21 mars 2023

Syrie: Le séisme aura un fort impact sur la croissance économique selon la Banque mondiale

  • Selon la BM, le séisme va entraîner une perte de 2,3 points de pourcentage supplémentaires pour l'économie syrienne
  • Cette contraction supplémentaire s'explique par la «destruction du capital physique et les perturbations dans les activités commerciales»

WASHINGTON: Le tremblement de terre de magnitude 7,8 et ses nombreuses répliques qui ont touché le nord de la Syrie auront un fort impact sur l'économie nationale, selon la Banque mondiale (BM), qui a estimé lundi que le PIB du pays se contracterait de 5,5% en 2023.

Selon la BM, le séisme va entraîner une perte de 2,3 points de pourcentage supplémentaires pour l'économie syrienne, un impact qui pourrait se renforcer encore "si la reconstruction se faisait plus lentement qu'attendu", a-t-elle précisé dans son communiqué.

Cette contraction supplémentaire s'explique par la "destruction du capital physique et les perturbations dans les activités commerciales".

Parmi les éléments qui pourraient encore renforcer l'impact sur l'économie, l'institution a identifié "les ressources publiques limitées, les faibles investissements privés et les difficultés d'approvisionnement en aide humanitaire dans les régions touchées".

La zone était en effet déjà particulièrement éprouvée par la guerre civile qui déchire le pays depuis 2011.

"Le séisme a exacerbé les conditions de vie déjà particulièrement difficiles pour le peuple syrien après 12 ans de guerre. La Banque espère que ces estimations aideront les principaux acteurs à mieux identifier les besoins et contribueront à renforcer la réponse internationale", a déclaré Jean-Christophe Carret, directeur du département Moyen-Orient pour la BM, cité dans le communiqué.

La BM a par ailleurs revu légèrement à la hausse le coût total des dégâts provoqués, à 5,2 milliards de dollars, contre 5,1 milliards lors de sa précédente estimation, début mars, avec des pertes qui concernent, au-delà des destructions, principalement le secteur agricole.

Les besoins de reconstruction et de relance sont quant à eux estimés à 7,9 milliards de dollars sur trois ans.

La Banque souligne par ailleurs un risque d'inflation supplémentaire, provoqué par "une réduction de l'offre, des difficultés d'approvisionnement et une hausse de la demande en matériaux pour la reconstruction".

Le bilan du séisme s'élève à près de 6 000 morts en Syrie, déjà dévastée par une guerre civile depuis 2011 qui a fait près d'un demi-million de morts, déplacé des millions de personnes et ravagé les infrastructures.

Le tremblement de terre a par ailleurs fait plus de 50 000 morts en Turquie.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.