Elon Musk amplifie la désinformation sur son réseau social Twitter

Le PDG de Twitter, Elon Musk, prend la parole lors de la conférence marketing «Twitter 2.0: From Conversations to Partnerships» à Miami, en Floride, le 18 avril 2023. (Photo, AFP)
Le PDG de Twitter, Elon Musk, prend la parole lors de la conférence marketing «Twitter 2.0: From Conversations to Partnerships» à Miami, en Floride, le 18 avril 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 19 avril 2023

Elon Musk amplifie la désinformation sur son réseau social Twitter

  • Depuis son arrivée à la tête du réseau social en octobre dernier, M. Musk s'est fait écho de nombreuses théories du complot par le biais de son compte personnel
  • Des chercheurs ont établi un lien entre les récents changements instaurés par Elon Musk sur Twitter, comme la certification payante et le rétablissement de certains comptes auparavant bannis de la plateforme

WASHINGTON: Elon Musk avait promis de faire de Twitter "la source d'information la plus fiable" mais le milliardaire semble plutôt avoir amplifié la voix de propagateurs notoires de désinformation sur la plateforme, selon une analyse réalisée par l'AFP.

Depuis son arrivée à la tête du réseau social en octobre dernier, M. Musk s'est fait écho de nombreuses théories du complot par le biais de son compte personnel, notamment au sujet de la guerre en Ukraine ou encore de l'agression du mari de Nancy Pelosi, l'ancienne cheffe des démocrates au Congrès américain.

La semaine dernière, il a répondu à un internaute qui s'interrogeait sur la "mystérieuse" absence de cas de grippe pendant la pandémie de coronavirus. "Bonne question," a commenté le patron de Twitter, qui a déjà interagi plusieurs fois avec des utilisateurs anti-vaccination ou émettant des doutes sur la sévérité de la crise sanitaire.

Cette réponse fait ainsi partie d'un ensemble d'au moins 40 échanges avec "KanekoaTheGreat", un profil qui partage régulièrement des théories conspirationnistes QAnon avec ses plus de 370.000 abonnés, et dont l'auteur se dit "ressuscité par Elon" dans sa biographie.

Grâce aux données du site PolitiTweet, qui référençait le contenu posté par des personnalités publiques sur Twitter avant que ce dernier n'en limite l'accès, l'AFP a pu analyser des milliers de messages publiés par Elon Musk entre octobre 2022 et mars.

"On va vite être en manque de +théories conspirationnistes+ qui finissent par être vraies!" s'était-il exclamé en mars. M. Musk répondait à un tweet dénonçant comme des "mensonges" les informations comme quoi le vaccin était une solution efficace et sans danger pour se protéger contre le Covid.

Quelques jours plus tard, le patron de SpaceX tweetait néanmoins que la meilleure manière de combattre la désinformation était en "y répondant par des faits avérés".

Activité inquiétante

L'activité de M. Musk sur Twitter est inquiétante, selon des experts, et pas seulement à cause de son influence.

"Musk a presque 135 millions d'abonnés, il a aussi forcé ses ingénieurs à accroître la visibilité de ses tweets, donc nous devrions nous inquiéter quand il propage de la désinformation", explique à l'AFP Brendan Nyhan, professeur et politologue à l'université de Dartmouth.

"Mais je suis avant tout inquiet de ce que ces tweets révèlent du raisonnement de la personne en charge des décisions d'un réseau social majeur", ajoute-t-il.

Des chercheurs ont établi un lien entre les récents changements instaurés par Elon Musk sur Twitter, comme la certification payante et le rétablissement de certains comptes auparavant bannis de la plateforme -- et la recrudescence de désinformation sur le réseau.

Le site d'analyse des médias NewsGuard a constaté que les comptes qui payent pour leur certification inondent la plateforme de fausses informations.

Elon Musk, lui, en rajoute en attirant encore davantage l'attention sur ces comptes.

Un rapport publié en janvier par l'Institut pour le Dialogue Stratégique, un laboratoire indépendant de lutte contre l'extrémisme basé à Londres, détaille la montée en flèche des échanges entre Musk et des comptes partageant du contenu d'extrême droite depuis son rachat de Twitter – y compris des comptes qui avaient diffusé de la désinformation au sujet des élections américaines.

Parmi les comptes les plus prisés du patron de Twitter: celui d'Ian Miles Cheong, un blogueur d'extrême droite, qui a reçu pas moins de 60 réponses de Musk - d'après une analyse de l'AFP.

"Musk donne de la visibilité aux pires voix sur Twitter," selon Brendan Nyhan, au risque "d'augmenter la portée et l'importance de ces comptes".

Sollicité par l'AFP, le service de presse de Twitter n'a renvoyé par email que la réponse automatique prévue: un emoji en forme d'excrément.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".