Le jeune Français qui a marché de Lyon jusqu'à Al-Aqsa accueilli chaleuresement par des Palestiniens

Neil Dauxois, 26 ans, fils d'une mère algérienne et d'un père français, a parcouru 3 900 kilomètres à pied depuis son domicile à Lyon jusqu'à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem (Photo, AN).
Neil Dauxois, 26 ans, fils d'une mère algérienne et d'un père français, a parcouru 3 900 kilomètres à pied depuis son domicile à Lyon jusqu'à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem (Photo, AN).
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Publié le Jeudi 20 avril 2023

Le jeune Français qui a marché de Lyon jusqu'à Al-Aqsa accueilli chaleuresement par des Palestiniens

  • Neil Dauxois, 26 ans, fils d'une mère algérienne et d'un père français, a parcouru 3 900 kilomètres à pied depuis sa ville natale de Lyon, au cours d'un voyage éprouvant qui a duré 10 mois
  • «J'ai rencontré de nombreuses personnes de différentes religions qui m'ont ouvert leurs portes. Sans l'aide de ces personnes, mon voyage aurait été impossible», a-t-il déclaré

RAMALLAH: Un musulman qui a marché de la France, son pays natal, à Jérusalem a évoqué l'accueil chaleureux que lui ont réservé les Palestiniens lorsqu'il s'est joint à eux pour les prières à la mosquée Al-Aqsa.

Neil Dauxois, 26 ans, fils d'une mère algérienne et d'un père français, a parcouru 3 900 kilomètres à pied depuis son domicile à Lyon. Son voyage éprouvant a duré dix mois au cours desquels il a traversé l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-et-Herzégovine, le Monténégro, l'Albanie, la Grèce, la Turquie, Chypre et la Jordanie.

Après avoir atteint Jérusalem, il a prié avec des milliers de Palestiniens à Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'Islam à l'occasion du dernier vendredi du ramadan, et à nouveau lundi, à l'occasion de Laylat al-Qadr. Cette «Nuit du destin» est la soirée la plus sacrée de l'année pour les musulmans qui y célèbrent la nuit au cours de laquelle le Coran a été envoyé aux Hommes depuis le ciel.

«Parfois, c'était génial, parfois c'était plus difficile», a révélé Dauxois à l'agence de presse turque Anadolu peu après son arrivée à Al-Aqsa, alors qu'il décrivait son voyage.

Il a été accueilli à la mosquée par des centaines de Palestiniens qui l'ont salué avec enthousiasme et ont pris des photos avec lui qu'ils ont ensuite partagées sur les réseaux sociaux.

«J'ai été stupéfait lorsque je suis arrivé ici», a signalé Dauxois. «Les gens me prenaient dans leurs bras et m'embrassaient. Ils m'ont accueilli avec une hospitalité sincère. Je suis ravi d'être ici et je suis incapable de décrire mes sentiments.»

Il a affirmé que son objectif était d'atteindre la mosquée et d'y accomplir l'itikaf pendant le ramadan. L'itikaf est la pratique islamique qui consiste à rester relativement isolé dans une mosquée ou un autre endroit pendant les dix derniers jours du ramadan, dans l'intention de se concentrer uniquement sur la prière.

Lorsqu'il est arrivé à Al-Aqsa, Dauxois portait un grand sac à dos noir sur lequel était inscrit, en arabe et en anglais, «From France to Jerusalem on foot» («De la France à Jérusalem à pied»).

«Il est étonnant de voir comment ce jeune homme est venu de France à Al-Aqsa à pied», a indiqué un fidèle de la mosquée qui se tenait aux côtés du Français.

Dauxois a reconnu que le froid avait rendu difficile la poursuite de la marche dans certaines régions, mais il a souligné que son voyage avait été «une aventure extraordinaire, pleine d'humanité et d'espoir».

 «Je ne pourrais pas exprimer un dixième de ce que j'ai ressenti. Sur mon chemin, j'ai rencontré de nombreuses personnes de différentes religions qui m'ont ouvert leurs portes. Sans l'aide de ces personnes, mon voyage aurait été impossible.

«Lorsque j'étais en Turquie, les gens étaient très gentils et accueillants. Sans leur aide, j'aurais abandonné.»

De nombreux Palestiniens qui l'ont accueilli l'ont invité à rester chez eux à Jérusalem ou en Cisjordanie.

Le cheikh Ekrima Sabri, ancien grand mufti de Jérusalem, a déclaré à Arab News que le voyage du Français à Al-Aqsa devrait inciter les musulmans du monde entier à visiter la mosquée et à y prier tout au long de l'année.

«La mosquée Al-Aqsa n'est pas destinée au seul peuple de Palestine, mais à tous les peuples du monde, tout comme la Grande Mosquée de La Mecque et la Mosquée du Prophète à Médine», a ajouté Sabri.

«Nous encourageons les musulmans du monde entier à visiter la mosquée Al-Aqsa à tout moment de l'année, en particulier pendant le mois du ramadan», a-t-il insisté.

Dauxois a reconnu que sa liberté de fréquenter la mosquée était un privilège refusé à de nombreux Palestiniens à cause des restrictions imposées par Israël, et il leur a offert son soutien.

«Je connais la situation ici (à Jérusalem et en Palestine)», a-t-il déclaré. «J'ai de nombreux amis palestiniens qui ne peuvent pas visiter cet endroit.»

Son prochain objectif est «d'aller faire le Hajj à La Mecque dans un mois et demi». Il a soutenu que des personnes en Arabie saoudite «me suivent également; j'aimerais beaucoup recevoir leur aide lors de mon prochain voyage».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.