Syrie: Amnesty demande à l'ONU de maintenir les passages transfrontaliers

Des personnes se tiennent près d'un bâtiment détruit lors du récent tremblement de terre à Alep, en Syrie, le 27 février 2023 (Photo, AP).
Des personnes se tiennent près d'un bâtiment détruit lors du récent tremblement de terre à Alep, en Syrie, le 27 février 2023 (Photo, AP).
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

Syrie: Amnesty demande à l'ONU de maintenir les passages transfrontaliers

  • L'ONU «doit continuer d'acheminer de l'aide» à travers ces points de passage «que le gouvernement renouvelle l'autorisation ou non», a estimé Amnesty
  • Le régime syrien n'a pas encore annoncé d'extension de cette autorisation qui doit prendre fin le 13 mai

BEYROUTH: Amnesty international a exhorté vendredi l'ONU de continuer à acheminer l'aide humanitaire vers les zones rebelles syriennes touchées par le séisme à travers deux passages frontaliers avec la Turquie, même si l'autorisation de Damas expire.

L'ONU "doit continuer d'acheminer de l'aide" à travers ces points de passage "que le gouvernement renouvelle l'autorisation ou non", a estimé Amnesty dans un communiqué.

Avant le séisme du 6 février qui a secoué la Turquie et la Syrie, la quasi-totalité de l'aide vers les zones rebelles du nord et du nord-ouest de la Syrie où vivent plus de quatre millions de personnes était acheminée via la Turquie par le poste frontière de Bab al-Hawa.

Une semaine après le séisme qui a fait près de 6 000 morts en Syrie, Damas avait accepté que l'ONU utilise deux autres passages frontaliers avec la Turquie, pour une période de trois mois.

Le régime syrien n'a pas encore annoncé d'extension de cette autorisation qui doit prendre fin le 13 mai.

L'ONU a fait état toutefois de discussions "constructives" avec le gouvernement syrien, selon une porte-parole, Eri Kaneko.

"Nous avons demandé une prolongation des mesures spéciales (...) pour continuer à faciliter la réponse humanitaire dans toutes les zones touchées", a-t-elle déclaré.

L'aide humanitaire parvient dans les zones rebelles via la Turquie dans le cadre d'un mécanisme transfrontalier créé en 2014 par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Les vies de plus de quatre millions de personnes sont en jeu", a affirmé Sherine Tadros, une responsable d'Amnesty, citée dans le communiqué.

"L'ONU doit prendre une position claire contre la cruelle machination politique qui a freiné ses opérations humanitaires dans le nord de la Syrie depuis plusieurs années", a-t-elle ajouté.

Il y a quelques jours, l'ONU avait estimé que la Syrie avait besoin d'au moins 15 milliards de dollars pour se remettre du séisme, et estimé les pertes et les dégâts pour le pays à près de 9 milliards de dollars.

La Syrie est ravagée par une guerre civile depuis 2011, qui a fait un demi-million de morts, déplacé des millions de personnes et morcelé le pays.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.