La Syrie prolonge l'accès de l'aide humanitaire via deux passages transfontaliers

Une photo du président syrien Bachar al-Assad à côté d'une route où des véhicules transportant de l'aide se dirigent vers la Syrie pour soutenir les victimes du tremblement de terre (Photo, Reuters).
Une photo du président syrien Bachar al-Assad à côté d'une route où des véhicules transportant de l'aide se dirigent vers la Syrie pour soutenir les victimes du tremblement de terre (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 14 mai 2023

La Syrie prolonge l'accès de l'aide humanitaire via deux passages transfontaliers

  • La Syrie est ravagée par une guerre civile depuis 2011
  • Selon l'ONU, le pays aura besoin d'au moins 15 milliards de dollars pour se remettre du séisme

NATIONS UNIES: La Syrie a prolongé de trois mois l'autorisation d'acheminer de l'aide humanitaire aux zones rebelles touchées par le séisme à travers deux passages transfrontaliers depuis la Turquie, ont annoncé samedi les Nations unies.

Après une requête de l'ONU et alors que cette autorisation allait expirer, Damas a "autorisé l'ONU à continuer d'utiliser les postes-frontières de Bab al-Salama et al-Rai pour trois mois supplémentaires", a déclaré à l'AFP Eri Kaneko, porte-parole du Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

En 2014, une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé un mécanisme d'usage de quatre postes-frontières pour acheminer l'aide humanitaire vers les zones rebelles du nord et du nord-ouest de la Syrie où vivent plus de quatre millions de personnes.

Mais sous la pression de Moscou, seul celui de Bab al-Hawa avec la Turquie est resté opérationnel depuis 2020.

Après le tremblement de terre du 6 février qui a secoué la Turquie et la Syrie, ONG et opposants avaient critiqué la lenteur de l'arrivée de l'aide de l'ONU dans ces zones, où la population vivait déjà dans des conditions difficiles avant le drame.

Une semaine après, Damas avait accepté que l'ONU utilise deux autres passages frontaliers avec la Turquie, d'abord pour acheminer tentes, couvertures et kit anti-choléra. Cette autorisation devait prendre fin le 13 mai.

Selon l'ONU, la Syrie aura besoin d'au moins 15 milliards de dollars pour se remettre du séisme qui a fait près de 6.000 morts dans le pays.

La Syrie est ravagée par une guerre civile depuis 2011, qui a fait un demi-million de morts, déplacé des millions de personnes et morcelé le pays.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.