Tunisie: le patron de la radio très écoutée Mosaïque FM est sorti de prison

Le patron de la radio la plus écoutée de Tunisie, Mosaïque FM, est sorti de prison sous caution jeudi (Photo d'illustration, AFP)
Le patron de la radio la plus écoutée de Tunisie, Mosaïque FM, est sorti de prison sous caution jeudi (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Jeudi 25 mai 2023

Tunisie: le patron de la radio très écoutée Mosaïque FM est sorti de prison

  • M. Boutar avait été interpellé le 13 février au même moment qu'une vingtaine d'opposants et d'autres personnalités de premier plan dont des hommes d'affaires, soupçonnés de comploter contre l'Etat tunisien
  • Il a toujours protesté de son innocence affirmant avoir été arrêté à cause de la ligne éditoriale de sa radio, au ton très libre

TUNIS: Le patron de la radio la plus écoutée de Tunisie, Mosaïque FM, est sorti de prison sous caution jeudi, après avoir été interpellé en février en même temps qu'une vingtaine d'opposants politiques, a appris l'AFP auprès de son avocate.

Noureddine Boutar "a quitté la prison (de Mornaguia, près de Tunis, ndlr) cet après-midi après le paiement d'une caution d'un million de dinars (environ 300.000 euros)", a précisé Dalila Msaddek.

L'avocate a précisé que pour rassembler cette somme importante, "il y a eu une collecte auprès de sa famille, de proches et du personnel de Mosaique FM", une radio privée créée il y a près de 20 ans.

Mercredi, la Cour d'appel du pôle financier avait accepté une requête de remise en liberté présentée par la défense.

M. Boutar avait été interpellé le 13 février au même moment qu'une vingtaine d'opposants et d'autres personnalités de premier plan dont des hommes d'affaires, soupçonnés de comploter contre l'Etat tunisien, et que le président Kais Saied avait qualifiés de "terroristes".

Cette vague d'arrestations, sans précédent depuis le coup de force de M. Saied qui s'est octroyé tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021, a été décrite par Amnesty International comme une "chasse aux sorcières motivée par des considérations politiques".

La justice avait émis un mandat de dépôt à l'encontre de M. Boutar pour blanchiment d'argent présumé, une affaire pour laquelle il reste poursuivi, tout comme le dossier l'accusant de complot.

Il a toujours protesté de son innocence affirmant avoir été arrêté à cause de la ligne éditoriale de sa radio, au ton très libre.

Le 16 mars, le Parlement européen avait voté à une très large majorité une résolution appelant à "libérer immédiatement" M. Boutar et "les autres personnes détenues arbitrairement", dénonçant une "dérive autoritaire du président Saied".

Les arrestations se sont poursuivies ces dernières semaines.

Depuis la mi-avril, la principale figure d'opposition, Rached Ghannouchi, chef du mouvement islamoconservateur Ennahdha, est incarcéré pour avoir affirmé que la Tunisie serait menacée d'une "guerre civile" si les partis de gauche ou ceux issus de l'islam politique comme Ennahdha étaient éliminés.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.