Forum de Helsinki: L'ambassadrice finlandaise encense la Vision 2030 de l'Arabie saoudite

Anu-Eerika Viljanen (Photo AN, Huda Bashatah).
Anu-Eerika Viljanen (Photo AN, Huda Bashatah).
Anu-Eerika Viljanen était interviewée par Arab News (Photo AN, Huda Bashatah).
Anu-Eerika Viljanen était interviewée par Arab News (Photo AN, Huda Bashatah).
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Publié le Lundi 29 mai 2023

Forum de Helsinki: L'ambassadrice finlandaise encense la Vision 2030 de l'Arabie saoudite

  • «Nous espérons réunir les esprits les plus brillants à Helsinki cette semaine. Nous souhaitons avant tout rappeler qu'il s'agit d'une question que l'on ne peut pas traiter seul», a déclaré Anu-Eerika Viljanen à Arab News
  • L’ambassadrice se réjouit du renforcement de la coopération entre l'Arabie saoudite et la Finlande dans les domaines de la numérisation et de l'économie circulaire

RIYAD: La coopération et la collaboration sont la clé de la réussite du Forum mondial de l'économie circulaire de cette année en Finlande, a déclaré à Arab News l'ambassadrice de ce pays en Arabie saoudite, encensant la Vision 2030 saoudienne et ses «opportunités illimitées».

Le Forum mondial de l'économie circulaire de cette année rassemble des acteurs majeurs de l'économie circulaire. Il se tiendra du 30 mai au 2 juin à Helsinki, la capitale finlandaise.

«Nous espérons réunir les esprits les plus brillants à Helsinki cette semaine. Nous souhaitons avant tout rappeler qu'il s'agit d'une question que l'on ne peut pas traiter seul», a déclaré Anu-Eerika Viljanen à Arab News.

«Nous avons besoin d'une coopération entre gouvernements et d'une coopération entre gouvernements et secteur privé. Chacun a donc son rôle à jouer et je pense que la coopération et la collaboration sont la clé de la réussite», a ajouté Mme Viljanen.

Il est primordial que les femmes soient présentes à tous les niveaux et dans toutes les fonctions de la société saoudienne, car nous, les femmes, avons une voix et elle mérite d'être entendue.

Anu-Eerika Viljanen

Selon l'ambassadrice, l'une des missions du forum est de «passer au vert», indiquant que «de nouvelles méthodes et pratiques seront sans doute partagées au cours de la conférence».

«L'économie circulaire est un domaine dans lequel la Finlande est à l'avant-garde depuis des décennies. La Finlande a été le premier pays à établir une feuille de route nationale pour l'économie circulaire et nous y travaillons depuis longtemps», a ajouté Mme Viljanen.

L'ambassadrice a pris ses fonctions en Arabie saoudite en août 2022, précisant qu'il s'agissait de sa première mission dans la région.

«Je suis extrêmement ravie et honorée de servir ici en tant qu’ambassadrice finlandaise», a-t-elle ajouté.

«Les liens diplomatiques entre nos deux pays reposent sur une base solide. Les fondations sont extrêmement robustes. Nous travaillons de manière très efficace depuis la fin des années 60.»

Bien que les relations bilatérales entre la Finlande et l'Arabie saoudite se concentrent sur les questions économiques, la Vision 2030 saoudienne a ajouté une série de nouveaux domaines de coopération, a déclaré Mme Viljanen.

«Aujourd'hui, grâce à la Vision 2030, de nouveaux domaines émergent. Les possibilités qui s'offrent à votre pays, grâce à la Vision 2030, sont illimitées», a-t-elle poursuivi.

La coopération entre les deux pays porte également sur la numérisation, avec des systèmes tels que l'intelligence artificielle, la cybersécurité, les jeux vidéos et le métavers.

Mme Viljanen a également rappelé que durant son mandat, de nombreuses visites de ministres saoudiens et finlandais ont eu lieu dans les deux pays en question.

«Ces visites sont importantes pour renforcer les relations économiques et elles nous permettent de trouver de nouveaux domaines dans lesquels renforcer la coopération déjà existante», a-t-elle noté.

Mme Viljanen espère voir se développer la coopération entre l'Arabie saoudite et la Finlande dans les domaines de la numérisation et de l'économie circulaire.

«J'aimerais que mon pays s'associe avec le vôtre parce qu'il y a tellement de domaines que nous avons abordés et sur lesquels vous vous concentrez à présent», a-t-elle déclaré.

L'Arabie saoudite ayant acquis une nouvelle réputation de pacificateur dans la région, Mme Viljanen estime que la Finlande peut offrir des conseils au Royaume.

«La Finlande a une longue histoire en matière d'établissement de la paix», a-t-elle affirmé.

Mme Viljanen a noté les «réalisations de l'Arabie saoudite» dans ses efforts de médiation de la paix dans la région, y compris au Soudan.

Par ailleurs, évoquant Nisreen bent Hamad al-Shibel, la nouvelle ambassadrice d'Arabie saoudite en Finlande, Mme Viljanen a déclaré: «Je me réjouis de voir le nombre d'ambassadrices saoudiennes augmenter.»

«Il est primordial que les femmes soient présentes à tous les niveaux et dans toutes les fonctions de la société saoudienne, car nous, les femmes, avons une voix et elle mérite d'être entendue», a-t-elle ajouté.

À la question de savoir comment elle décrirait la coopération entre les deux pays, Mme Viljanen a répondu: «Une collaboration intensifiée».

«Je dirais que le dynamisme de votre pays et l'énergie positive qui est présente partout, ainsi que les changements et la transformation sont vraiment remarquables», a-t-elle constaté.

Sur le plan économique, les initiatives finlandaises et saoudiennes pour la numérisation et le développement durable «vont de pair» dans le cadre des efforts bilatéraux, a déclaré Mme Viljanen.

«La numérisation est nécessaire pour faire avancer les programmes de développement durable.»

«Je souhaite promouvoir l'Arabie saoudite et les Saoudiens en Finlande», a-t-elle conclu.

«J'aimerais voir plus d'étudiants saoudiens en Finlande, plus de touristes saoudiens en Finlande, et vice versa.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président somalien à Asharq Al-Awsat: Travailler avec des partenaires de l'Arabie saoudite pour annuler la reconnaissance du Somaliland par Israël

 Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
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  • M. Mohamud a souligné que l'unité de la Somalie est une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio a pris des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale
  • S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique

RIYAD: Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a dévoilé une stratégie politique et juridique à trois volets pour annuler ce qu'il a décrit comme une reconnaissance israélienne de la région sécessionniste du Somaliland, avertissant qu'une telle décision menace la souveraineté de la Somalie et la stabilité régionale.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique de ce qu'il a qualifié d'"escalade irréfléchie".

Sans nommer de pays en particulier, le dirigeant somalien a déclaré que certains États de la région pourraient voir dans la reconnaissance israélienne une occasion de poursuivre "des intérêts étroits et à court terme au détriment de l'unité de la Somalie et de la stabilité régionale".

"Je ne souhaite pas nommer un ou plusieurs pays en particulier", a-t-il déclaré. "Mais il est clair que certains pourraient considérer cette reconnaissance comme une occasion de réaliser des gains limités.

Il a souligné que l'unité de la Somalie était une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio avait adopté des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale. "Nous mettons en garde contre le risque d'être induits en erreur par l'aventurisme israélien imprudent", a-t-il déclaré.

Trois étapes parallèles

M. Mohamud faisait référence à la reconnaissance, annoncée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de la République autoproclamée du Somaliland en tant qu'État indépendant.

"J'affirme avec la plus grande clarté et fermeté que toute reconnaissance du Somaliland en tant qu'État indépendant constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l'unité de la République fédérale de Somalie", a-t-il déclaré.

Il a qualifié cette démarche de grave violation du droit international, de la charte des Nations unies et des résolutions de l'Union africaine qui prônent le respect des frontières héritées de l'Afrique.

Sur cette base, la Somalie a adopté et continuera à appliquer trois mesures parallèles, a-t-il révélé.

La première consiste en une action diplomatique immédiate par l'intermédiaire des Nations unies, de l'Union africaine et de l'Organisation de la coopération islamique afin de rejeter et d'invalider juridiquement et politiquement cette reconnaissance.

M. Mohamud a déclaré que la Somalie avait demandé et obtenu une session formelle du Conseil de sécurité des Nations unies pour traiter ce qu'il a qualifié de "violation israélienne flagrante" de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Somalie.

Cette session, a-t-il ajouté, constitue une victoire diplomatique importante pour Mogadiscio, compte tenu notamment du fait que la Somalie est actuellement membre du Conseil.

Il a exprimé sa "profonde gratitude" pour les déclarations de solidarité et de condamnation émises par l'Union africaine, la Ligue arabe, l'OCI, le Conseil de coopération du Golfe, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et l'Union européenne, entre autres.

La deuxième étape consiste à coordonner une position arabe, islamique et africaine unifiée. M. Mohamud a félicité l'Arabie saoudite pour avoir été l'une des premières à publier une déclaration claire rejetant toute atteinte à l'unité de la Somalie.

Il a déclaré que la position saoudienne reflétait l'engagement de longue date du Royaume en faveur de la souveraineté de l'État et de l'intégrité territoriale, renforcé par le soutien "ferme et de principe" du cabinet saoudien à la Somalie dans ce qu'il a décrit comme un moment délicat.

La troisième étape est axée sur le renforcement du dialogue national interne afin d'aborder les questions politiques dans le cadre d'un État somalien unique, à l'abri de toute ingérence ou de tout diktat extérieur.

Sécurité régionale

M. Mohamud a prévenu que si rien n'était fait, la reconnaissance pourrait créer un "dangereux précédent et compromettre la paix et la sécurité régionales et internationales".

Il a ajouté que cela pourrait encourager les mouvements séparatistes non seulement dans la Corne de l'Afrique, mais aussi dans toute l'Afrique et le monde arabe, citant les développements dans des pays tels que le Soudan et le Yémen comme preuve du coût élevé de la fragmentation de l'État.

"Il s'agit d'une artère maritime mondiale vitale et d'un élément essentiel de la sécurité nationale arabe", a-t-il déclaré en faisant référence à la mer Rouge.

"Toute tension politique ou sécuritaire le long de la côte somalienne affectera directement le commerce international et la sécurité énergétique.

Il a ajouté que l'instabilité aurait des répercussions sur les États riverains de la mer Rouge, en particulier l'Arabie saoudite, l'Égypte, le Soudan, l'Érythrée, le Yémen et la Jordanie. "Préserver l'unité de la Somalie est la pierre angulaire de la sécurité collective de la mer Rouge", a-t-il déclaré.

Point d'appui stratégique

M. Mohamud a affirmé que l'objectif d'Israël allait au-delà de la reconnaissance politique.

"Nous pensons que l'objectif va au-delà d'un geste politique", a-t-il déclaré à Asharq Al-Awsat. "Il comprend la recherche d'un point d'appui stratégique dans la Corne de l'Afrique, près de la mer Rouge, permettant d'exercer une influence sur le détroit de Bab al-Mandeb et menaçant la sécurité nationale des États riverains de la mer Rouge.

Il a décrit cette initiative comme un test de la détermination somalienne, arabe et africaine sur les questions de souveraineté et d'unité territoriale, soulignant que l'opposition de la Somalie à la sécession est une position nationale de principe et durable largement soutenue dans les mondes arabe et africain, "en premier lieu par l'Arabie saoudite".

Il a rejeté toute tentative visant à faire de la Somalie un champ de bataille pour les rivalités régionales ou internationales. "Nous ne permettrons pas que la Somalie devienne une arène pour le règlement de conflits qui ne servent pas les intérêts de notre peuple ou la sécurité de notre région", a-t-il déclaré.

Liens avec l'Arabie saoudite

En ce qui concerne les relations entre l'Arabie saoudite et la Somalie, M. Mohamud a décrit le partenariat comme étant "profondément enraciné et stratégique, enraciné dans une histoire et une religion partagées et dans une destinée commune". L'Arabie saoudite, a-t-il déclaré, "reste un partenaire central dans le soutien à la stabilité, à la reconstruction et au développement de la Somalie, ainsi qu'à la sécurité de la mer Rouge".

Il a exprimé son admiration pour la Vision 2030 de l'Arabie saoudite et les gains économiques et de développement réalisés sous la direction du Gardien des deux saintes mosquées, le roi Salman bin Abdulaziz, et du prince Mohammed bin Salman, prince héritier et Premier ministre.

Interrogé sur la récente décision du Cabinet saoudien rejetant toute tentative de diviser la Somalie, M. Mohamud a déclaré que le gouvernement fédéral l'avait reçue avec "beaucoup d'appréciation et de soulagement."

Selon lui, cette position prolonge le soutien historique du Royaume à l'unité territoriale et à la souveraineté de la Somalie, renforce la stabilité régionale et envoie un message important à la communauté internationale sur la nécessité de respecter la souveraineté des États et de s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures.


Le ministre saoudien des AE en Éthiopie pour discuter des développements régionaux

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
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  • Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales"
  • Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, est arrivé mercredi dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba pour une visite officielle, a indiqué le ministère.

Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales", selon le communiqué publié sur X.

Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois.


Soudan: deux enfants tués et 12 blessés dans une frappe de drones sur une école 

Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR

KHARTOUM: Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP.

La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR.

Al-Rahad se trouve près d'El-Obeid, ville stratégique sur la route reliant l'ouest du pays à la capitale Khartoum, et dont les FSR cherchent désormais à s'emparer, après la prise en octobre d'El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région occidentale du Darfour.

Plus de 115.000 personnes ont depuis fui le Kordofan, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".