Soudan: L'armée rompt les pourparlers avec son rival paramilitaire

Le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhane avec ses soldats alors qu'il visite certaines de leurs positions à Khartoum (Photo, AFP).
Le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhane avec ses soldats alors qu'il visite certaines de leurs positions à Khartoum (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 01 juin 2023

Soudan: L'armée rompt les pourparlers avec son rival paramilitaire

  • L'armée a bombardé mercredi les paramilitaires à l'artillerie lourde à Khartoum après s'être retirée des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis et de l'Arabie saoudite
  • L'armée a pris cette décision «parce que les rebelles n'ont jamais appliqué un des points de l'accord de trêve temporaire qui prévoit leur retrait des hôpitaux et des maisons»

KHARTOUM: L'armée a bombardé mercredi les paramilitaires à l'artillerie lourde à Khartoum après s'être retirée des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis et de l'Arabie saoudite pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire au Soudan menacé de famine.

Dans le nord et dans le sud de la capitale, les bases des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, ont été sous le feu des canons de l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane, rapportent des habitants à l'AFP.

"Il y a des tirs d'artillerie lourde depuis les bases de l'armée" dans la banlieue nord, a affirmé l'un d'eux, au 47e jour d'une guerre qui a déjà fait plus de 1 800 morts selon l'ONG ACLED.

Un autre a fait état de "bombardements de l'artillerie de l'armée sur le QG des FSR à al-Salha, dans le sud de Khartoum". Ce QG, le plus grand des paramilitaires dans la capitale, renferme une bonne part de leur arsenal.

«Les rebelles n'ont jamais appliqué un des points de l'accord de trêve»

Les émissaires du général Burhane avaient peu avant "suspendu les négociations" en cours depuis près d'un mois pour un cessez-le-feu censé ouvrir des passages aux civils et à l'aide humanitaire.

L'armée a pris cette décision "parce que les rebelles n'ont jamais appliqué un des points de l'accord de trêve temporaire qui prévoit leur retrait des hôpitaux et des maisons", a expliqué un responsable gouvernemental soudanais.

Depuis le début de la guerre, le syndicat des médecins dénonce l'occupation de plusieurs hôpitaux par des belligérants.

Mercredi, le ministère de la Santé a annoncé la fermeture de neuf hôpitaux d'al-Jazira, l'État qui borde Khartoum au sud et accueille des dizaines de milliers de familles déplacées, "à cause de la présence des FSR autour qui menace les soignants et l'approvisionnement des établissements".

Les trois quarts des hôpitaux dans les zones de combat sont hors d'usage, selon le syndicat des médecins. Les autres doivent composer avec des réserves quasiment vides et des générateurs à l'arrêt faute de carburant.

À Khartoum, de nombreux habitants racontent avoir été chassés de leur maison par des membres des FSR. Ou avoir appris par leurs voisins, après avoir fui, que des paramilitaires s'y étaient installés pour y vivre ou en faire un poste de combat.

Déjà avant la guerre, un Soudanais sur trois souffrait de la faim, les longues coupures d'électricité étaient quotidiennes et le système de santé au bord de l'écroulement.

Toujours aucun couloir n'a été dégagé pour permettre le passage de l'aide humanitaire, dont ont désormais besoin 25 des 45 millions de Soudanais selon l'ONU. Les rares cargaisons qui ont pu être acheminées ne couvrent pas les immenses besoins.

La situation devient chaque jour plus critique : le pays est au bord de la famine selon l'ONU et la saison des pluies approche avec sa cohorte d'épidémies.

Au total, plus d'un million de personnes, principalement des Soudanais mais aussi des réfugiés au Soudan, ont été forcées de fuir les violences.

Yaqout Abderrahim a quitté Khartoum et attend désespérément depuis 15 jours un vol à Port-Soudan (est) dont les rares places se vendent à prix d'or.

"On veut à tout prix partir parce que nos maisons ont été détruites et qu'on n'a plus rien pour élever nos enfants", lance-t-elle à l'AFP au milieu de familles installées à même le sol.

Déjà, 350 000 autres personnes ont rejoint les pays voisins: la moitié en Egypte, les autres au Tchad, au Soudan du Sud, en Centrafrique ou en Éthiopie, tous en proie à des violences et qui redoutent une contagion.

«Négociations difficiles»

Si l'armée a dit se retirer des négociations à Djeddah, rien ne permet cependant de dire que les discussions ne vont pas reprendre.

"Dans des négociations difficiles, c'est un phénomène très classique, qu'une partie suspende, menace de suspendre" sa participation, déclare Mohamed El Hacen Lebatt, porte-parole de l'Union africaine (UA) sur la crise soudanaise.

Cela ne doit "pas décourager (...) les États-Unis et l'Arabie saoudite, que nous soutenons très fortement", a-t-il ajouté.

Les combats sont les plus violents au Darfour, frontalier du Tchad, dont certaines zones sont totalement coupées du monde, sans électricité ni téléphone.

Là, de nouveaux appels à armer les civils font redouter une "guerre civile totale", selon le bloc civil évincé du pouvoir par le du putsch de 2021 des deux généraux alors alliés.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.