Budget: Larcher met en garde l'exécutif sur des «risques» de censure à l'automne

Le président du Sénat Gérard Larcher, le Premier ministre Elisabeth Borne, le président de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault assistent à la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage et d'hommage aux victimes de la traite négrière au jardin du Luxembourg, à Paris, le 10 mai 2023. (AFP).
Le président du Sénat Gérard Larcher, le Premier ministre Elisabeth Borne, le président de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault assistent à la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage et d'hommage aux victimes de la traite négrière au jardin du Luxembourg, à Paris, le 10 mai 2023. (AFP).
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Publié le Lundi 17 juillet 2023

Budget: Larcher met en garde l'exécutif sur des «risques» de censure à l'automne

  • Comme l'an dernier, le gouvernement pourrait "aller de 49.3 en 49.3" pour passer en force, mais le recours à l'arme constitutionnelle ne serait pas forcément sans conséquence cette fois-ci"
  • Au passage, il salue le travail de la Première ministre qui, à ses yeux, "fait plutôt pas mal le job dans des circonstances qui restent très compliquées"

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher met en garde l'exécutif des "risques d'accidentologie" à l'automne lors de l'examen du budget, évoquant une possible censure si le gouvernement ne s'emploie pas à redresser les finances publiques, dans un entretien accordé à l'AFP.

Avant les "états généraux" des Républicains samedi à Paris, le deuxième personnage de l'Etat, qui annonce être candidat à sa succession en septembre, préfère parler d'un "accord politique global" avec la majorité plutôt que des noms qui circulent pour Matignon en cas de remaniement, avec "un premier test" sur l'immigration.

"La période budgétaire va être très difficile", prévient M. Larcher, parlant même d'une "période à risque d'accidentologie pour l’exécutif" qui ne dispose que d'une majorité relative pour adopter le projet de loi de finances.

Comme l'an dernier, le gouvernement pourrait "aller de 49.3 en 49.3" pour passer en force, mais le recours à l'arme constitutionnelle ne serait pas forcément sans conséquence cette fois-ci: "Il peut y avoir une censure du gouvernement", glisse-t-il.

L'année dernière, la majorité de droite du Sénat avait rejeté le budget qu'elle avait dénoncé comme "une folie dépensière", contraignant la Première ministre Elisabeth Borne à recourir au 49.3.

A l'Assemblée nationale, les différentes motions de censure déposées par l'opposition n'avaient alors pas obtenu les voix suffisantes pour faire tomber le gouvernement, la soixantaine de députés LR n'ayant pas joint leurs voix à celles de l'opposition.

Cette année, il pourrait donc en aller autrement si le gouvernement présente un projet de budget qui ne redresse pas suffisamment les finances de l'Etat aux yeux de LR.

"Si le budget n’est pas raisonné, il va y avoir un problème de crédibilité financière du pays", prévient le président du Sénat où la majorité de droite a l'habitude chaque automne de retoquer le projet de budget gouvernemental pour réduire la dépense publique.

« Borne fait plutôt pas mal le job »

Et si un LR ou un ex-LR comme le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin remplaçait Elisabeth Borne à Matignon ? M. Larcher refuse d'entrer dans le débat sur l'éventuel successeur: "Je ne crois pas du tout à un accord autour d'un nom sans qu’il y ait un accord global".

Au passage, il salue le travail de la Première ministre qui, à ses yeux, "fait plutôt pas mal le job dans des circonstances qui restent très compliquées".

Le président du Sénat se dit toutefois désabusé par la "méthode" du gouvernement, prenant comme exemple la récente annonce de la revalorisation de 1,5% au 1er juillet du point d'indice des fonctionnaires, sans avoir pris soin d'en informer préalablement les collectivités locales.

Mais le président du Sénat attend surtout qu'Emmanuel Macron adresse enfin "un signal": "Le président de la République n'a pas bougé depuis un an. (Pour) un accord politique global, c’est vraiment à lui qu’en revient l'initiative et à nous de l'apprécier", souligne-t-il.

"Un accord ne peut reposer que sur un projet, un contrat, une majorité", insiste M. Larcher.

«Cabotage »

Pour le moment, M. Larcher est partisan d'une stratégie de "cabotage" avec la majorité présidentielle. "On avance texte par texte et on arrive à se mettre d’accord ou pas", explique-t-il.

Le président du Sénat plaide pour "une ligne autonome (de LR par rapport à la majorité, Ndlr) qui n’exclut pas du texte par texte".

"Le premier test" pour les relations entre LR et la majorité sera la "question migratoire", assure M. Larcher, qui observe que l'attaque au couteau jeudi dernier à Annecy par un réfugié syrien "a touché les gens au coeur".

"Ils ont le sentiment d’un dysfonctionnement", observe-t-il, avant de lancer un avertissement au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qu'il a rencontré le 6 juin sur le projet de loi sur l'immigration.

"J’ai été clair: si on garde les propositions sur les métiers en tension, ce sera non. Il n’y aura pas d'accord", martèle-t-il, alors que Mme Borne a tendu mercredi soir la main aux LR en se disant prête à discuter des "modalités" de cette création d'un titre de séjour spécifique pour les travailleurs sans papier dans ces secteurs.

Par ailleurs, M. Larcher dit ne pas attendre de "bouleversements" des sénatoriales de septembre. Une stabilité qu'il aimerait étendre au Plateau, où il siège depuis 2014 après un premier mandat entre 2008 et 2011. "Je suis candidat à la présidence", confirme-t-il à l'AFP.


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.