UE: Promesses d'aide de 5,6 milliards d'euros pour les Syriens

L'aide est principalement destiné à aider les pays voisins de la Syrie -la Turquie, l'Irak, la Jordanie, le Liban- qui accueillent au total 5,4 millions de réfugiés syriens (Photo, AFP).
L'aide est principalement destiné à aider les pays voisins de la Syrie -la Turquie, l'Irak, la Jordanie, le Liban- qui accueillent au total 5,4 millions de réfugiés syriens (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 16 juin 2023

UE: Promesses d'aide de 5,6 milliards d'euros pour les Syriens

  • Sous l'égide de l'UE, les donateurs se sont engagés jeudi à verser 5,6 milliards d'euros pour les réfugiés syriens
  • L'ONU estime que plus de douze millions de Syriens ont été déplacés par ce conflit en Syrie

BRUXELLES: Les donateurs internationaux, sous l'égide de l'UE, se sont engagés jeudi à verser 5,6 milliards d'euros pour les réfugiés syriens, mais Bruxelles a souligné qu'elle n'assouplirait pas sa position à l'égard du gouvernement du président Bachar al-Assad.

Lors de cette réunion, qui s'est tenue à Bruxelles sous la présidence de Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, c'est l'UE qui s'est engagée à verser le plus d'argent, avec 3,8 milliards d'euros.

La Commission européenne a indiqué qu'elle fournissait 55% de cette somme, les 45% restants provenant des différents états membres de l'Union.

L'argent est principalement destiné à aider les pays voisins de la Syrie --la Turquie, l'Irak, la Jordanie, le Liban,-- qui accueillent au total 5,4 millions de réfugiés syriens.

Les États-Unis ont promis jeudi 920 millions de dollars (850 millions d'euros environ) supplémentaires d'aide humanitaire aux Syriens pour cette année, portant le total pour 2023 à 1,1 milliard de dollars (1,01 milliard d'euros).

Le Royaume-Uni s'est engagé à apporter 150 millions de livres (175 millions d'euros) pour 2023, pour un total d'environ 227 millions d'euros.

En outre, les donateurs se sont engagés à verser quatre milliards d'euros supplémentaires sous forme de prêts. Le montant combiné des dons et des prêts s'élève à 9,6 milliards d'euros.

Josep Borrell a souligné que l'aide n'était pas destinée au gouvernement de Bachar al-Assad.

"La politique de l'Union européenne à l'égard de la Syrie n'a pas changé. Nous ne rétablirons pas des relations diplomatiques complètes avec le régime d'Assad ni ne commencerons à travailler à la reconstruction tant qu'une véritable et complète transition politique ne sera pas fermement engagée, ce qui n'est pas le cas", a-t-il dit.

"Malheureusement, au cours de l'année écoulée, il y a eu très peu de progrès vers un règlement du conflit syrien", a-t-il déploré. "Notre tâche aujourd'hui doit être d'apporter de l'espoir. De l'espoir et du soulagement".

Depuis 2011, plus de 500.000 personnes ont été tuées en Syrie.

L'ONU estime que plus de douze millions de Syriens ont été déplacés par ce conflit.

Josep Borrell a rappelé que 90% des Syriens restés dans leur pays vivaient dans la pauvreté et que 60% souffraient d'"insécurité alimentaire".

L'UE maintiendra ses sanctions contre le régime de Damas et ne soutiendra le retour des Syriens dans leur pays que s'ils sont "volontaires", sûrs et surveillés par des groupes internationaux, a aussi fait valoir le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères.


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.