Syrie: l'ONU achemine une aide aux zones rebelles via les territoires du régime

Des camions circulent dans un convoi d'aide des Nations Unies en route vers la ville d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, le 23 juin 2023. (Photo OMAR HAJ KADOUR / AFP)
Des camions circulent dans un convoi d'aide des Nations Unies en route vers la ville d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, le 23 juin 2023. (Photo OMAR HAJ KADOUR / AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 23 juin 2023

Syrie: l'ONU achemine une aide aux zones rebelles via les territoires du régime

  • Dix camions chargés d'aide du Programme alimentaire mondial (PAM), ont traversé la ville de Saraqeb, tenue par les forces gouvernementales et sont entrées dans les zones rebelles
  • Même si Damas ne contrôle pas les points de passage, l'ONU a besoin de son approbation pour faire entrer l'aide dans le nord-ouest de la Syrie

AN NAYRAB, Syrie : Un convoi d'aide des Nations unies est entré vendredi dans le dernier grand bastion rebelle et jihadiste du nord-ouest de la Syrie, en provenance des zones contrôlées par Damas, a indiqué un correspondant de l'AFP sur place.

Il s'agit du premier convoi d'aide depuis janvier à entrer dans la région d'Idleb à partir des zones contrôlées par Damas, a précisé à l'AFP une source humanitaire à Idleb.

Dix camions chargés d'aide du Programme alimentaire mondial (PAM), ont traversé la ville de Saraqeb, tenue par les forces gouvernementales, et sont entrées dans les zones rebelles où l'aide sera stockée dans des centres près de la frontière turque.

Le PAM a annoncé le 13 juin devoir réduire de près de la moitié son aide aux Syriens nécessitant une aide alimentaire de base, faute de moyens financiers.

L'ONU a rapporté sur Twitter que le convoi de vendredi était le onzième à traverser le nord-ouest de la Syrie "via" les passages intérieurs.

La quasi-totalité de l'aide humanitaire onusienne est acheminée de Turquie vers les zones contrôlées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) dans le nord-ouest par le point de passage de Bab al-Hawa, conformément à la résolution 2672 du Conseil de sécurité.

Une autre partie est acheminée via les passages intérieurs.

Même si Damas ne contrôle pas les points de passage, l'ONU a besoin de son approbation pour faire entrer l'aide dans le nord-ouest de la Syrie.

Le gouvernement syrien a accepté d'ouvrir deux autres points de passage frontaliers avec la Turquie pour une période temporaire après le séisme dévastateur qui a frappé la Turquie et la Syrie le 6 février.

Mais dans la foulée du drame, le chef de HTS, Abou Mohammad al-Jolani, avait refusé que l'aide arrive depuis les territoires contrôlés par le régime du président syrien, Bachar al-Assad.

Environ la moitié de la province d'Idleb et des secteurs limitrophes des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié sont dominés par le HTS et d'autres factions rebelles moins influentes.

La région, qui abrite trois millions de personnes, dont la majorité sont déplacées, est soumise à un cessez-le-feu depuis mars 2020, après une offensive du régime.

Ces derniers jours, des échanges de tirs d'artillerie entre le régime de Damas et des jihadistes ont fait rage, faisant plusieurs morts incluant des civils.

Malgré ces violations répétées, le cessez-le-feu est globalement respecté.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts, et a déplacé plusieurs millions de personnes.


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Short Url
  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Short Url
  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Short Url
  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)