Une chocolatière saoudienne remporte le Chocolate Master Challenge en Suisse

Khuolod Khalid Khan a remporté un prix pour sa pièce maîtresse en chocolat dans laquelle elle a représenté Hegra d'AlUla - le premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo Fournie)
Khuolod Khalid Khan a remporté un prix pour sa pièce maîtresse en chocolat dans laquelle elle a représenté Hegra d'AlUla - le premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo Fournie)
Khuolod Khalid Khan a remporté un prix pour sa pièce maîtresse en chocolat dans laquelle elle a représenté Hegra d'AlUla - le premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo Fournie)
Khuolod Khalid Khan a remporté un prix pour sa pièce maîtresse en chocolat dans laquelle elle a représenté Hegra d'AlUla - le premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo Fournie)
Khuolod Khalid Khan a remporté un prix pour sa pièce maîtresse en chocolat dans laquelle elle a représenté Hegra d'AlUla - le premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo Fournie)
Khuolod Khalid Khan a remporté un prix pour sa pièce maîtresse en chocolat dans laquelle elle a représenté Hegra d'AlUla - le premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo Fournie)
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Publié le Samedi 24 juin 2023

Une chocolatière saoudienne remporte le Chocolate Master Challenge en Suisse

  • Le Chocolate Master Challenge était organisé par la Culinary Arts Academy Switzerland sous le thème de « Winter Memories (Souvenirs d’hiver) »
  • Khuolod Khalid Khan a affirmé qu'elle était « époustouflée » par « l'imposant patrimoine naturel et humain d'AlUla qui fait qu'on se sent si petit dans ce grand univers »

RIYAD : Une étudiante saoudienne en pâtisserie et chocolaterie a remporté un concours pour sa création en chocolat dans laquelle elle a représenté Hegra d'AlUla, le premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

S'exprimant sur son inspiration concernant sa pièce montée, Khuolod Khalid Khan a affirmé qu'elle était « époustouflée » par « l'imposant patrimoine naturel et humain d'AlUla qui fait qu'on se sent si petit dans ce grand univers. »

Le Chocolate Master Challenge était organisé par la Culinary Arts Academy Switzerland sous le thème de « Winter Memories (Souvenirs d’hiver). »

Khuolod Khalid Khan a indiqué : « Après avoir pris connaissance du thème, j'ai décidé de représenter l'hiver en Arabie dans cette pièce montée en chocolat. »

Quatre juges ont été invités à choisir le gagnant, dont le champion du monde du chocolat Jorge Cardoso, qui avait remporté le titre à deux reprises en 2018 et 2022, lors de la Coupe du monde culinaire où il représentait la Suisse.

Khuolod Khalid Khan a travaillé pour la Commission royale d'AlUla en tant que consultante en stratégie numérique, et a soutenu une campagne de l'UNESCO dans laquelle l'Arabie saoudite a été admise au conseil exécutif de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture.

Khuolod Khalid Khan avec sa création.

Elle a dit que travailler pour la RCU était une « révélation » qui l'a aidée à découvrir les trésors extraordinaires de la ville historique.

« J'ai toujours été émerveillée par ce site archéologique et j’ai voulu le représenter à un niveau international pour raconter au monde notre histoire et l'ancienne civilisation qui vivait il y a des milliers d'années », a confié Khuolod Khalid Khan.

« L'idée était d’associer Hegra, l'ancien site archéologique d'AlUla, aux activités et événements modernes qui se déroulent à AlUla, tels que “Winter at Tantora (L'hiver à Tantora)“, qui était représenté par le chapeau d'hiver moderne.»

Inspirée par son amour des animaux, elle a également représenté le léopard d'Arabie dans sa création en chocolat. Elle a écrit au sujet du léopard d'Arabie alors qu'elle travaillait avec le ministère de l'Économie et de la Planification quand elle était en charge du contenu en ligne du pavillon saoudien à l'Expo de Dubaï 2020. Elle a dit que c'est alors qu'elle avait découvert ce magnifique animal.

« J'ai lu des articles sur le léopard d'Arabie, qui est considéré comme étant gravement menacé d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature », a-t-elle indiqué, remerciant la RCU pour son engagement à sauvegarder cette espèce et à la réintroduire dans la région.

« J'ai décidé d'intégrer le léopard d'Arabie à ma pièce montée car il est lié à AlUla », a-t-elle affirmé.

Jorge Cardoso a affirmé : « La sculpture en chocolat a représenté avec succès l'Arabie saoudite. C'était une pièce élégante qui avait une touche féminine. La sculpture avait différentes techniques, de la préparation au travail jusqu’à la coloration. Il y avait aussi des collages propres. Un beau travail pour la première sculpture en chocolat. »

Dans la pièce maîtresse de Khuolod Khalid Khan, Hegra se trouve sur une couche de « sable » inspirée du travail de l'artiste Jim Denevan, « Desert X AlUla - Angle of Repose. » La couche de sable a également été utilisée sur une tarte qui faisait partie du Master Challenge et qui a été vaporisée avec du beurre de cacao de couleur beige pour lui donner un effet réaliste. Des saveurs de safran et d'orange y ont également été incorporées pour représenter la région.

Le juge et chef pâtissier de l'Académie des arts culinaires, Abdullatif Hermann, a indiqué : « Beaucoup de choses m'ont surpris. Le sable était parfaitement représenté, reflétant la magnifique couleur du désert. Je pouvais ressentir le symbole fort de l’histoire et de la culture saoudiennes qui avancent et s'ouvrent au monde.

« En tant que jeune artiste saoudienne, Mme Khuolod a fait un travail formidable en mettant en valeur le patrimoine de l'Arabie saoudite. »

Et d’ajouter : « La nouvelle génération saoudienne est ambitieuse. Elle est non seulement capable d’assumer son passé, mais également de le représenter au monde de la meilleure façon possible. »

Khuolod Khalid Khan a lancé sa propre petite entreprise de chocolat en 2013 en fabriquant des pralines et des barres en chocolat. Elle a été engagée par Jorge Cardoso en janvier pour sa nouvelle marque JC Chocolatier.

« C'est à la fois un honneur et une énorme opportunité de travailler directement avec le champion du monde du chocolat et d'apprendre toutes les techniques avancées de création de sculptures en chocolat. Je veux rapporter ces connaissances en Arabie saoudite et développer mon entreprise de chocolat », a-t-elle déclaré.

Khuolod Khalid Khan a également indiqué à quel point elle se sentait nostalgique de son travail avec des entités gouvernementales saoudiennes en tant que consultante en relations publiques de même qu’en communication et stratégie numérique. Elle a dit être impatiente de retourner à ce domaine et de travailler sur des projets de grande envergure dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume.

Elle étudie actuellement à l'Académie des arts culinaires grâce à une bourse du ministère de la Culture.

« Je tiens à remercier tout particulièrement le gouvernement saoudien et le ministère de la Culture pour leur plein soutien et leur confiance. Merci d'avoir réalisé mes rêves », a affirmé Khuolod Khalid Khan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dernier hommage en Irak à Ali Khamenei, sur fond de frappes entre Washington et Téhéran

La foule a envahi les rues de Najaf mercredi pour accompagner le passage du cortège funéraire du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans ce haut lieu du chiisme en Irak, avant qu'il ne soit inhumé jeudi en Iran. (AFP)
La foule a envahi les rues de Najaf mercredi pour accompagner le passage du cortège funéraire du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans ce haut lieu du chiisme en Irak, avant qu'il ne soit inhumé jeudi en Iran. (AFP)
  • A Najaf, dans le sud de l'Irak, où la dépouille de l'ayatollah est arrivée mardi soir par avion, les rues ont été ornées de banderoles en hommage à l'ayatollah et de grands portraits, aux côtés de drapeaux irakiens
  • Le cercueil avait été accueilli mardi soir à l'aéroport international de la ville par le président iranien Massoud Pezeshkian et par le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, ainsi que par le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi

NAJAF: La foule a envahi les rues de Najaf mercredi pour accompagner le passage du cortège funéraire du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans ce haut lieu du chiisme en Irak, avant qu'il ne soit inhumé jeudi en Iran.

Cette étape irakienne des cérémonies organisées depuis samedi par l'Iran pour l'adieu à son dirigeant tué le 28 février, au premier jour de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis, intervient alors que des hostilités ont repris dans la nuit entre Washington et Téhéran.

Après des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis ont affirmé avoir frappé plus de 80 cibles en Iran, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

A Najaf, dans le sud de l'Irak, où la dépouille de l'ayatollah est arrivée mardi soir par avion, les rues ont été ornées de banderoles en hommage à l'ayatollah et de grands portraits, aux côtés de drapeaux irakiens.

Le cercueil avait été accueilli mardi soir à l'aéroport international de la ville par le président iranien Massoud Pezeshkian et par le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, ainsi que par le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi.

Les autorités irakiennes, qui entretiennent d'étroites relations politiques et religieuses avec Téhéran, ont déclaré la journée de mercredi fériée et annoncé le déploiement d'un important dispositif de sécurité.

A Najaf, la foule a afflué au départ de la procession, qui doit parcourir six kilomètres jusqu'à l'imposant sanctuaire de l'imam Ali, gendre du prophète Mahomet, quatrième calife de l'islam et premier imam chiite, où des dizaines de religieux se tenaient prêts à prier sur le cercueil.

Des fidèles se sont approchés pour toucher le cercueil de Ali Khamenei posé à l'arrière d'un camion. Plus tard dans la journée, la dépouille s'envolera vers Kerbala, plus au nord, jusqu'aux sanctuaires de l'imam Hussein et de son frère Abbas.

L'un des fils du défunt dirigeant, Moustafa, participe à cette étape irakienne. Son autre fils, Mojtaba, qui lui a succédé à la fonction de guide suprême, n'a pas été vu depuis le début des cérémonies, ni depuis sa désignation en mars.

 "Occasion à ne pas manquer" 

"Nous te faisons nos adieux", proclame une banderole à Kerbala, tandis qu'une autre montre une photo de Khamenei avec la phrase: "Celui qui a humilié l'Amérique".

"C'est une occasion à ne pas manquer, de participer aux funérailles de celui qui a défié la puissance de l'Amérique et d'Israël", s'enthousiasme Mohammed al-Bayati, 30 ans, à Najaf.

Haidar Jaafar, qui a voyagé pendant des heures depuis la ville de Bassora dit lui s'attendre à l'afflux de millions de personnes "simplement parce que (Khamenei) a été tué par des mains israélo-américaines".

La ville est le principal centre des séminaires chiites, où les plus hauts responsables cléricaux ont étudié et enseigné.

Alliés

Venu accompagner cet hommage, le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens iraniens de la Révolution, a salué "la planification minutieuse de cet événement historique" par Bagdad, révélatrice selon lui "du lien spirituel profond unissant les deux nations".

Les relations bilatérales n'ont pas toujours été bonnes. Dans les années 1980, le président Saddam Hussein, qui réprimait la population chiite, est entré en guerre contre l'Iran après la Révolution islamique de 1979.

Les deux pays sont devenus de proches alliés après sa chute en 2003 et l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement dominé par les chiites à Bagdad, qui doit veiller à un équilibre délicat avec ses deux partenaires, américains et iraniens, eux-mêmes ennemis.

Aujourd'hui, l'Iran ne se contente pas de soutenir des responsables politiques influents mais appuie aussi des groupes armés. Ceux-ci ont participé à la guerre au Moyen-Orient, en soutien à l'Iran, en attaquant des installations américaines en Irak.

Concluant ces obsèques nationales, l'inhumation aura lieu jeudi à Mashhad, ville natale d'Ali Khamenei, dans le nord-est de l'Iran.


Après la défaite face à l'Argentine, les Egyptiens entre déception et fierté

  • Les larmes ont coulé au coup de sifflet final, mais quelques minutes plus tard, les applaudissements ont éclaté lorsque les supporters se sont levés pour saluer la performance des joueurs
  • "Ce n'est pas la fin que nous voulions", témoigne Farida Hamdy, 27 ans. "Mais personne ne peut effacer ce que ces joueurs ont accompli. Ils ont fait croire à chaque Egyptien que nous avions notre place sur la plus grande scène"

LE CAIRE: Même si leur équipe a perdu mardi face à l'Argentine 3-2, les Egyptiens ont applaudi avec "fierté" ces joueurs qui ont porté le pays en huitièmes de finale, un niveau jamais atteint par ce pays en Coupe du monde de football.

"Nous avons le cœur brisé parce que nous croyions pouvoir aller encore plus loin", confie Ismaïl Fawzy, 39 ans, qui a regardé le match avec des centaines de supporters dans un café du quartier huppé d'Héliopolis, dans l'est du Caire.

"Mais quand on pense à tout ce que cette équipe a accompli, on ne peut qu'être fier. Elle nous a offert des souvenirs que nous n'oublierons jamais", ajoute-t-il. "Certes nous avons perdu, mais nous avons déjà écrit l'histoire".

Pour la première fois de son histoire, l'Egypte a remporté un match du Mondial, dépassé la phase de poules et atteint les matchs à élimination directe, ajoutant une page à l'histoire de son football national.

Dans le café d'Héliopolis, les émotions ont oscillé entre déception et fierté.

Les larmes ont coulé au coup de sifflet final, mais quelques minutes plus tard, les applaudissements ont éclaté lorsque les supporters se sont levés pour saluer la performance des joueurs.

"Ce n'est pas la fin que nous voulions", témoigne Farida Hamdy, 27 ans. "Mais personne ne peut effacer ce que ces joueurs ont accompli. Ils ont fait croire à chaque Egyptien que nous avions notre place sur la plus grande scène".

"Rêver plus grand" 

Pendant des décennies, l'histoire de l'Egypte en Coupe du monde avait été faite de rendez-vous manqués.

"Avant cette Coupe du monde, les gens considéraient la qualification comme le rêve", relate Mme Hamdy.

"Maintenant, nous avons atteint les huitièmes de finale. La prochaine génération rêvera encore plus grand grâce à cette équipe", se réjouit-elle auprès de l'AFP.

Le sentiment de fierté s'étend bien au-delà des frontières égyptiennes.

A plus de 1.000 kilomètres de là, dans la bande de Gaza près de la frontière égyptienne, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés dans des cafés improvisés, installés sous des tentes ou construits à partir de tôles ondulées récupérées sur des bâtiments endommagés par la guerre avec Israël.

Des éclairages alimentés par des générateurs illuminent des espaces de visionnage bondés, tandis que des câbles électriques et internet entremêlés courent entre des rangées d'abris.

Des drapeaux égyptiens flottent aux côtés de drapeaux palestiniens, des portraits de l'entraîneur Hossam Hassan et de stars comme Mohamed Salah et Omar Marmoush décorent les lieux.

Tout le monde est là: hommes, femmes, enfants, et blessés avec béquilles et fauteuils roulants abîmés.

Le bourdonnement persistant des drones israéliens se fait entendre au-dessus des têtes, ponctué parfois par des coups de feu, mais les spectateurs restent malgré tout absorbés par le match.

En Cisjordanie occupée, des milliers de personnes se sont également rassemblées à Ramallah, où une zone industrielle avait été transformée en fan-zone.

"Pour les Palestiniens, l'Egypte est bien plus qu'un pays frère ou un voisin", raconte Mohammed Saad, 60 ans, vantant notamment une "histoire partagée".

Le sélectionneur Hossam Hassan a été salué par les Palestiniens après avoir brandi leur drapeau sur le terrain après la victoire contre l'Australie au tour précédent et après l'avoir dédiée au peuple palestinien.

"Cela nous a donné un sentiment de joie et de liberté", dit Moussa Abou Ismaïl, 28 ans, originaire de la ville de Gaza. "Nous avons le sentiment que l'équipe nationale d'Egypte a redonné vie à Gaza".


Iran: une agence de presse fait état d'explosions à Bouchehr, dans le sud-ouest du pays

L'agence de presse iranienne Mehr a fait état mercredi d'une série d'explosions d'origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr. (AFP)
L'agence de presse iranienne Mehr a fait état mercredi d'une série d'explosions d'origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr. (AFP)
  • "Des explosions ont été entendues à Bouchehr et dans les environs"
  • Dans le sud-ouest de l'Iran, Bouchehr est située au large de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier

TEHERAN: L'agence de presse iranienne Mehr a fait état mercredi d'une série d'explosions d'origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr, qui compte la seule centrale nucléaire civile d'Iran, après une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis.

"Des explosions ont été entendues à Bouchehr et dans les environs" a écrit Mehr sans plus de précisions. Dans le sud-ouest de l'Iran, Bouchehr est située au large de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier par lequel transite en temps normal 90% du brut iranien.